Burn-out et traumatismes professionnels : EMDR et TCC
L’accompagnement du burn-out et de certaines expériences professionnelles difficiles peut être réalisé à Oyonnax ou entièrement à distance lorsque la situation le permet. La visioconférence constitue notamment une possibilité pour les personnes en arrêt de travail, éloignées géographiquement, vivant dans une autre région française ou expatriées à l’étranger.
Burn-out et traumatismes professionnels : comprendre les symptômes et l’apport de l’EMDR et des TCC
Le burn-out et les traumatismes professionnels sont deux réalités différentes, mais ils peuvent se chevaucher.
Le burn-out correspond à un état d’épuisement professionnel lié à un stress chronique au travail. Il peut apparaître lorsque les exigences, la pression, le manque de récupération, les conflits de valeurs ou l’absence de soutien dépassent durablement les capacités d’adaptation de la personne.
Le traumatisme professionnel peut apparaître après un événement vécu comme menaçant, humiliant, violent ou incontrôlable dans le cadre du travail.
Il peut notamment faire suite à :
- un harcèlement professionnel ;
- une agression ;
- une menace ;
- un accident du travail ;
- une humiliation publique ;
- un conflit grave ;
- une erreur vécue comme catastrophique ;
- une scène de décès ou de réanimation ;
- une exposition répétée à la souffrance ;
- un licenciement brutal ;
- une mise à l’écart ;
- des messages ou des appels menaçants.
Ces deux problématiques peuvent coexister. Une personne déjà épuisée peut être plus vulnérable après un événement traumatique. À l’inverse, un traumatisme professionnel peut aggraver l’épuisement, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration et la peur du travail.
Le burn-out et le traumatisme professionnel ne correspondent ni à une faiblesse personnelle ni à un manque de volonté. Ils traduisent un déséquilibre prolongé entre les contraintes, les ressources, la sécurité et les capacités de récupération.
Quelle différence entre burn-out et traumatisme professionnel ?
Le burn-out
Le burn-out s’installe généralement de manière progressive.
Il peut comporter :
- une fatigue intense ;
- une sensation de ne jamais récupérer ;
- une perte d’énergie ;
- une saturation mentale ;
- une diminution de la motivation ;
- un sentiment d’inefficacité ;
- une irritabilité ;
- des crises de larmes ;
- une prise de distance émotionnelle ;
- un cynisme ;
- des troubles du sommeil ;
- des difficultés de concentration ;
- des douleurs ou tensions corporelles ;
- une perte de sens ;
- une impression de ne plus pouvoir continuer.
La personne peut continuer à travailler longtemps malgré les signes d’épuisement, en augmentant ses efforts, en réduisant ses temps de repos ou en se reprochant de ne pas être assez performante.
Le traumatisme professionnel
Le traumatisme professionnel est davantage lié à un ou plusieurs événements vécus comme menaçants, violents, humiliants ou incontrôlables.
La personne peut présenter :
- des images intrusives ;
- des flashbacks ;
- des cauchemars ;
- une peur intense ;
- une hypervigilance ;
- des réactions de sursaut ;
- un évitement du lieu de travail ;
- une peur des courriels ou du téléphone ;
- une réaction corporelle au nom de l’entreprise ;
- de la honte ;
- de la culpabilité ;
- une impression d’impuissance ;
- une sidération ;
- une dissociation ;
- une peur de reprendre une activité professionnelle.
Ils peuvent être associés
Le burn-out et le traumatisme professionnel peuvent se renforcer mutuellement.
Par exemple :
- un épuisement prolongé réduit les capacités de régulation émotionnelle ;
- une humiliation peut déclencher des crises de larmes et un arrêt de travail ;
- le manque de sommeil augmente l’hypervigilance ;
- l’évitement des courriels empêche les démarches nécessaires ;
- la peur de reprendre le travail entretient le sentiment d’incapacité ;
- la culpabilité conduit parfois à un surinvestissement prématuré.
Situations professionnelles fréquemment associées
La surcharge et la pression
La personne peut être confrontée à :
- une charge de travail excessive ;
- des délais irréalistes ;
- des objectifs contradictoires ;
- une disponibilité permanente ;
- un manque de personnel ;
- des responsabilités croissantes ;
- une absence de reconnaissance ;
- une difficulté à récupérer.
Elle peut penser :
- « Je dois tenir. »
- « Je ne peux pas ralentir. »
- « Si je m’arrête, tout va s’effondrer. »
- « Les autres y arrivent, je devrais y arriver aussi. »
Le harcèlement professionnel
Le harcèlement peut prendre la forme de :
- critiques répétées ;
- humiliations ;
- dévalorisation ;
- isolement ;
- retrait de missions ;
- objectifs impossibles ;
- menaces ;
- surveillance excessive ;
- messages agressifs ;
- remise en cause permanente du travail ;
- attaques personnelles.
La personne peut progressivement perdre confiance en elle et finir par interpréter son épuisement comme la preuve qu’elle est incapable.
Les conflits de valeurs
La souffrance peut apparaître lorsque la personne doit :
- effectuer un travail qu’elle juge contraire à ses valeurs ;
- appliquer des consignes qu’elle estime injustes ;
- travailler dans des conditions incompatibles avec la qualité souhaitée ;
- renoncer à aider correctement les usagers, patients ou clients ;
- dissimuler des erreurs ou des dysfonctionnements ;
- accepter une pression commerciale ou administrative excessive.
Les agressions et menaces
Certaines professions exposent à :
- des insultes ;
- des menaces ;
- des violences physiques ;
- des agressions sexuelles ;
- des conflits avec le public ;
- des situations de danger ;
- des interventions d’urgence ;
- la confrontation à des personnes armées ou très agitées.
Les accidents du travail
Un accident peut laisser :
- des images du choc ;
- une peur du lieu ;
- une peur de la machine ;
- une réaction aux sirènes ;
- une peur de reprendre le même poste ;
- une culpabilité ;
- un sentiment d’avoir perdu le contrôle ;
- une crainte de ne plus être capable.
Les métiers exposés à la souffrance
Les soignants, secouristes, policiers, pompiers, travailleurs sociaux, professionnels funéraires ou personnels d’urgence peuvent être exposés de manière répétée à :
- la maladie ;
- la mort ;
- la violence ;
- la détresse ;
- l’annonce de mauvaises nouvelles ;
- l’impuissance ;
- des décès d’enfants ;
- des scènes médicales difficiles.
Cette exposition répétée peut contribuer à un stress traumatique secondaire ou vicariant.
Comment le burn-out s’installe-t-il ?
Le cercle peut être résumé ainsi :
Exigences élevées → réduction de la récupération → épuisement → baisse d’efficacité → culpabilité → surinvestissement → aggravation de l’épuisement.
La personne peut alors :
- travailler plus longtemps ;
- supprimer ses pauses ;
- négliger son sommeil ;
- renoncer aux activités personnelles ;
- se reprocher ses erreurs ;
- cacher ses difficultés ;
- accepter davantage de responsabilités ;
- retarder la demande d’aide.
Plus elle force, moins elle récupère.
Comment le traumatisme professionnel s’installe-t-il ?
Le cercle peut être résumé ainsi :
Scène choquante → alarme corporelle → images, peur ou sidération → évitement et rumination → soulagement à court terme → maintien des symptômes.
Par exemple, après une réunion humiliante, la personne évite sa messagerie.
À court terme, elle se sent soulagée.
Cependant, le courriel reste associé au danger. À chaque nouvelle notification, le système d’alarme se réactive.
Les signes et symptômes
Signes fréquents du burn-out
La personne peut présenter :
- une fatigue intense ;
- une impression de batterie vide ;
- une incapacité à récupérer ;
- des troubles du sommeil ;
- des réveils précoces ;
- une irritabilité ;
- des pleurs ;
- une baisse de motivation ;
- une saturation mentale ;
- des difficultés de concentration ;
- des oublis ;
- une perte d’efficacité ;
- une impression d’être dépassée ;
- des douleurs ;
- des tensions musculaires ;
- des maux de tête ;
- des troubles digestifs ;
- un sentiment d’échec ;
- une perte de sens ;
- un retrait social.
Signes fréquents du traumatisme professionnel
La personne peut présenter :
- des souvenirs intrusifs ;
- des images soudaines ;
- des cauchemars ;
- une réaction intense au téléphone ;
- une peur d’ouvrir les courriels ;
- un évitement du bâtiment ;
- une peur des collègues ou des supérieurs ;
- une hypervigilance ;
- des sursauts ;
- une peur de reprendre ;
- une honte ;
- une culpabilité ;
- une colère ;
- une sidération ;
- une dissociation ;
- une impression d’irréalité.
Quand l’alerte devient importante
Une consultation est particulièrement indiquée lorsque :
- la souffrance dure ;
- le sommeil est très perturbé ;
- la personne ne parvient plus à travailler ;
- la vie familiale est fortement affectée ;
- elle s’isole ;
- elle utilise de l’alcool ou des substances pour tenir ;
- elle présente une dépression ;
- elle se sent continuellement en danger ;
- elle a des idées noires ;
- elle pense ne plus pouvoir faire face.
En présence d’idées suicidaires ou d’un danger immédiat, une évaluation urgente est nécessaire.
L’apport de l’EMDR
L’EMDR peut être envisagé lorsque des scènes professionnelles restent particulièrement activantes.
Il ne traite pas directement une surcharge encore présente ni un environnement toujours dangereux. La sécurité, l’arrêt de l’exposition et les démarches médicales ou professionnelles nécessaires doivent d’abord être évalués.
1. Retraiter les scènes marquantes
Les cibles peuvent être :
- une réunion humiliante ;
- un entretien menaçant ;
- un courriel agressif ;
- une agression ;
- un accident ;
- une scène de réanimation ;
- un licenciement brutal ;
- le moment de l’effondrement ;
- une erreur vécue comme catastrophique ;
- l’annonce de l’arrêt de travail.
L’objectif est de réduire la charge émotionnelle liée à ces scènes.
2. Diminuer la peur, la honte et la culpabilité
La personne peut penser :
- « Je suis incapable. »
- « Je suis faible. »
- « Je n’ai pas su me défendre. »
- « C’est ma faute. »
- « Je ne pourrai plus jamais travailler. »
- « Tout va recommencer. »
L’EMDR peut aider à faire évoluer ces croyances vers des représentations plus adaptées :
- « J’ai été exposée à une situation destructrice. »
- « Mon épuisement ne définit pas ma valeur. »
- « J’ai fait ce que j’ai pu. »
- « Je peux maintenant me protéger. »
- « Je peux retrouver progressivement une marge de choix. »
3. Apaiser les déclencheurs actuels
Les déclencheurs peuvent être :
- le nom de l’entreprise ;
- une notification ;
- une sonnerie ;
- un bureau ;
- un uniforme ;
- un ton de voix ;
- le trajet ;
- un bâtiment ;
- une machine ;
- un supérieur ;
- une salle de réunion.
Après le travail sur les événements sources, ces déclencheurs peuvent également être ciblés.
4. Travailler l’impuissance
La personne peut se sentir encore bloquée dans un moment où elle n’a pas pu :
- répondre ;
- fuir ;
- poser une limite ;
- empêcher l’accident ;
- protéger un patient ;
- éviter une erreur ;
- demander de l’aide.
L’EMDR peut aider à replacer cette impuissance dans la situation passée et à renforcer le sentiment de pouvoir agir aujourd’hui.
5. Préparer le futur
Le travail peut porter sur :
- ouvrir un courriel ;
- effectuer une démarche ;
- retourner sur un lieu ;
- rencontrer un médecin du travail ;
- poser une limite ;
- dire non ;
- reprendre une activité ;
- se présenter à un entretien ;
- envisager une reconversion ;
- demander un aménagement.
L’objectif n’est pas de garantir l’absence de stress, mais de renforcer la sécurité intérieure et les capacités d’action.
4. EMDR sur le passé, TCC sur l’affirmation de soi
Les TCC peuvent aider à :
- repérer ses droits ;
- dire non ;
- demander un délai ;
- exprimer un désaccord ;
- demander de l’aide ;
- identifier une manipulation ;
- poser une limite ;
- quitter une situation dangereuse.
5. EMDR sur les scènes marquantes, TCC sur la prévention de la rechute
La prévention peut porter sur :
- les signes précoces de fatigue ;
- le retour des troubles du sommeil ;
- la suppression des pauses ;
- l’augmentation du perfectionnisme ;
- l’isolement ;
- l’hypervigilance ;
- la peur des courriels ;
- le surinvestissement ;
- la culpabilité liée au repos.
Pourquoi associer l’EMDR et les TCC ?
L’EMDR et les TCC peuvent intervenir sur des dimensions complémentaires.
L’EMDR travaille surtout les scènes, les images, les souvenirs et les déclencheurs traumatiques.
Les TCC travaillent les pensées actuelles, les comportements, le sommeil, l’évitement, les limites et la reprise du quotidien.
1. EMDR sur les souvenirs, TCC sur le présent
L’EMDR peut apaiser une scène d’humiliation ou d’accident.
Les TCC peuvent aider à :
- retrouver un rythme ;
- reprendre les démarches ;
- réorganiser les journées ;
- restaurer les activités ;
- protéger le sommeil ;
- réduire l’isolement.
2. EMDR sur la honte, TCC sur l’auto-critique
L’EMDR peut travailler les scènes ayant créé la honte.
La TCC examine les pensées :
- « Je suis incapable. »
- « J’aurais dû tenir. »
- « Les autres sont plus solides que moi. »
- « Je n’ai plus aucune compétence. »
- « Si je reprends, je vais forcément échouer. »
Le travail consiste à différencier :
- épuisement et incapacité ;
- erreur et identité d’échec ;
- responsabilité réelle et culpabilité excessive ;
- prudence et évitement permanent.
3. EMDR sur les déclencheurs, TCC sur l’exposition graduée
Une personne peut éviter :
- les courriels ;
- le téléphone ;
- les démarches ;
- les transports ;
- le bâtiment ;
- les collègues ;
- les entretiens.
La TCC permet de construire une reprise progressive et encadrée.
Cinq exemples détaillés
Exemple 1 : burn-out après surcharge et perfectionnisme
Situation
Une personne travaille depuis plusieurs mois sous forte pression.
Elle :
- accepte toutes les demandes ;
- réduit ses pauses ;
- travaille le soir ;
- veut éviter toute erreur ;
- se sent indispensable ;
- culpabilise lorsqu’elle se repose.
Elle finit par présenter un épuisement intense, des pleurs et des difficultés de concentration.
Cibles possibles en EMDR
L’EMDR peut cibler :
- une scène d’effondrement ;
- une humiliation ;
- une erreur fortement critiquée ;
- une remarque ancienne sur la performance ;
- le moment où la personne a compris qu’elle ne pouvait plus continuer.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à diminuer la honte et la croyance :
« Je suis incapable. »
Apport des TCC
Les TCC peuvent travailler :
- le perfectionnisme ;
- les exigences rigides ;
- la culpabilité liée au repos ;
- les limites ;
- la reprise progressive des activités ;
- la gestion du temps ;
- la prévention de la rechute.
Objectif
Retrouver de l’énergie, une organisation plus soutenable et une valeur personnelle moins dépendante de la performance.
Exemple 2 : harcèlement professionnel
Situation
Une personne subit plusieurs mois de critiques, de menaces et d’humiliations.
Elle présente :
- des pleurs ;
- une peur des courriels ;
- une oppression ;
- une peur du supérieur ;
- une perte de confiance ;
- un évitement des démarches.
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- une réunion humiliante ;
- un ton de voix ;
- un message ;
- un entretien ;
- une mise à l’écart ;
- le moment de l’arrêt de travail.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à diminuer la peur, la honte et l’impuissance.
Apport des TCC
Les TCC peuvent aider à :
- différencier harcèlement et incapacité ;
- reprendre les démarches ;
- travailler la culpabilité ;
- renforcer l’affirmation de soi ;
- préparer une reprise ou une réorientation ;
- repérer les signaux d’un environnement toxique.
Objectif
Pouvoir penser au travail sans être immédiatement submergé et retrouver une capacité de décision.
Exemple 3 : agression au travail
Situation
Après une agression, la personne présente :
- des sursauts ;
- des images intrusives ;
- une peur du lieu ;
- une peur du public ;
- une difficulté à sortir seule ;
- une hypervigilance.
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- le visage de l’agresseur ;
- la scène ;
- un bruit ;
- la sidération ;
- la peur de mourir ;
- l’arrivée des secours.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut réduire les images intrusives et le sentiment d’être toujours en danger.
Apport des TCC
Les TCC peuvent organiser :
- un plan de sécurité ;
- des sorties graduées ;
- une reprise progressive ;
- une réduction des comportements de sécurité excessifs ;
- un travail sur la surestimation du danger.
Objectif
Retrouver une prudence raisonnable sans vivre chaque situation professionnelle comme une menace imminente.
Exemple 4 : soignant exposé à la souffrance
Situation
Un soignant a été confronté à plusieurs décès ou scènes médicales difficiles.
Il présente :
- des images de réanimation ;
- une culpabilité ;
- une fatigue ;
- des troubles du sommeil ;
- une perte de sens ;
- un détachement émotionnel.
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- une annonce ;
- une scène de réanimation ;
- le décès d’un patient ;
- une impression de ne pas avoir assez fait ;
- une scène impliquant un enfant ;
- un sentiment d’impuissance.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à réduire la charge de certaines scènes et la culpabilité traumatique.
Apport des TCC
Les TCC peuvent travailler :
- le sommeil ;
- les limites ;
- la récupération ;
- les ruminations ;
- le soutien social ;
- la reprise d’activités protectrices ;
- la prévention de l’épuisement compassionnel.
Objectif
Préserver l’engagement professionnel sans rester continuellement envahi par les scènes vécues.
Exemple 5 : accident du travail
Situation
Après un accident, une personne évite le lieu, les machines ou les tâches similaires.
Elle pense :
- « Cela va recommencer. »
- « Je ne peux plus faire confiance à mon corps. »
- « Je ne pourrai jamais reprendre. »
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- le moment du choc ;
- le bruit de la machine ;
- les sirènes ;
- la douleur ;
- la peur de mourir ;
- l’hospitalisation ;
- le retour anticipé sur le lieu.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à replacer l’accident dans le passé et à diminuer la peur conditionnée.
Apport des TCC
Les TCC peuvent organiser :
- une exposition progressive ;
- une visite du lieu ;
- une reprise encadrée ;
- un travail sur les sensations corporelles ;
- la restauration de la confiance ;
- des adaptations professionnelles.
Objectif
Retrouver une capacité de choix concernant la reprise, sans être gouverné par les images de l’accident.
Comment se déroule la prise en charge ?
La première étape consiste à comprendre :
- le contexte professionnel ;
- la durée des difficultés ;
- les symptômes ;
- les événements déclencheurs ;
- le sommeil ;
- les évitements ;
- les pensées de culpabilité ;
- les ruminations ;
- les ressources ;
- la sécurité actuelle ;
- les traitements en cours ;
- le risque suicidaire.
La prise en charge peut ensuite associer :
- psychoéducation ;
- soutien ;
- arrêt ou réduction de l’exposition lorsque nécessaire ;
- coordination médicale ;
- ancrage ;
- récupération ;
- protection du sommeil ;
- EMDR sur les cibles repérées ;
- TCC sur les pensées et les comportements ;
- activation comportementale ;
- exposition graduée ;
- affirmation de soi ;
- préparation de la reprise ;
- prévention de la rechute.
Une approche progressive et personnalisée
Le travail ne commence pas nécessairement immédiatement par l’EMDR.
Lorsque la personne est très épuisée, dissociée, en danger ou encore exposée à des violences professionnelles, la priorité est la sécurité et la stabilisation.
Le rythme dépend notamment :
- du niveau d’épuisement ;
- de la sécurité ;
- de la présence de dissociation ;
- de la situation médicale ;
- des ressources ;
- du soutien de l’entourage ;
- des démarches professionnelles ;
- du projet de reprise ou de reconversion.
L’objectif n’est pas de pousser la personne à reprendre trop vite.
Il consiste à l’aider à :
- comprendre ce qui s’est passé ;
- diminuer la charge des scènes traumatiques ;
- retrouver un rythme ;
- restaurer la confiance ;
- poser des limites ;
- reprendre des activités ;
- préparer une reprise ou un changement ;
- prévenir une nouvelle dégradation.
L’EMDR n’efface pas l’histoire professionnelle : il peut aider à ne plus la revivre sans cesse. Les TCC permettent de reconstruire progressivement le quotidien, les limites et la capacité de choix.