TCC et addictions à Oyonnax et en visio
Les addictions peuvent concerner une substance, comme l’alcool, le cannabis, le tabac, certains médicaments ou d’autres produits, mais aussi des comportements, comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, les écrans, les achats compulsifs, les réseaux sociaux, la nourriture, la sexualité ou certaines conduites répétitives.
Une addiction ne se résume pas à un manque de volonté. Elle correspond souvent à un cercle dans lequel la personne cherche à apaiser une tension, une émotion, un vide, une douleur psychologique ou un besoin de soulagement immédiat. Le comportement ou le produit peut soulager à court terme, mais entraîner ensuite culpabilité, perte de contrôle, conséquences négatives et risque de rechute.
Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, permettent de mieux comprendre les mécanismes de l’addiction : envies irrépressibles, pensées automatiques, déclencheurs, émotions, habitudes, évitements, recherche de soulagement, craving, comportements à risque et rechutes.
Au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, Florence CHATENET propose un accompagnement orienté TCC pour les personnes confrontées aux addictions, aux comportements compulsifs, à la perte de contrôle, aux consommations problématiques ou aux rechutes répétées.
Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsqu’elles souhaitent consulter en français.
Toutes addictions confondues, elles concernent plusieurs millions de personnes en France. Ainsi, selon l’OFDT, 8% de la population adulte présenterait un risque chronique d'addiction à l'alcool (données 2014) et un quart (27%) une addiction au tabac (données 2019).
L’addiction est un « trouble neurobiologique primaire et chronique dont le développement et les manifestations sont influencés par des facteurs génétiques, psychosociaux et environnementaux. Le concept clinique d’addiction se caractérise par des comportements qui incluent un ou plusieurs des éléments suivants : altération du contrôle de la consommation de la substance en cause, consommation compulsive, poursuite de la consommation en dépit de ses conséquences négatives pour l’individu et/ou son entourage et besoin impérieux de consommer la substance (craving).
La survenue d’une addiction repose sur trois composantes : l’individu, le produit et l’environnement.
- Des facteurs individuels : l’’âge, le sexe, la maturité cérébrale, la personnalité et l’humeur d’un individu jouent un rôle important. L’initiation précoce et le sexe masculin constituent des vulnérabilités spécifiques. Les personnes anxieuses, ou avec une tendance dépressive, ont un risque accru de dépendance.
- Sur le plan neurobiologique, le niveau d’activité des neurotransmetteurs peut constituer une vulnérabilité.
- Des variations génétiques expliquent aussi la variabilité des effets ressentis par chacun face à une même drogue. Des consommations associées à des sensations agréables et des effets positifs sur le fonctionnement psychique (désinhibition, oubli des problèmes, amélioration des performances…) sont en effet une incitation à renouveler l’expérience.
Du côté du produit, l’addiction dépend du potentiel addictif de la substance. Le tabac, puis l’héroïne, la cocaïne ou l’alcool sont ainsi les produits les plus à risque.
Enfin, l’influence de l’environnement (stress, contexte social et amical, présence de troubles psychiques…) est aussi déterminante. Par exemple, le principal facteur de risque de dépendance au tabac est d’avoir grandi au sein d’un foyer de fumeurs facilitant l’accès au tabac. De même que l’addiction au cannabis est fortement associée au fait d’avoir eu des amis fumeurs au moment de l’adolescence.
Addictions : comprendre la différence entre substances et comportements
Les addictions correspondent à une perte de contrôle progressive face à une consommation ou à un comportement, malgré les conséquences négatives sur la santé, les émotions, les relations, le travail, les études ou la vie quotidienne.
Une addiction ne se résume pas à un manque de volonté. Elle s’installe souvent dans un cercle où une tension, une émotion difficile, une envie, une habitude ou une situation déclenchante pousse la personne à consommer ou à répéter un comportement. Sur le moment, cela peut procurer un soulagement, du plaisir, une stimulation, une détente ou une impression de maîtrise. Mais à long terme, le mécanisme peut devenir envahissant et difficile à interrompre.
On distingue généralement deux grands types d’addictions : les addictions avec substances et les addictions comportementales.
Les addictions avec substances
Les addictions avec substances concernent la consommation répétée d’un produit psychoactif, c’est-à-dire une substance qui agit sur le cerveau, les émotions, les sensations ou le comportement. La personne peut développer une dépendance physique, psychologique ou les deux.
La consommation peut d’abord être occasionnelle, sociale ou utilisée pour gérer une émotion difficile. Progressivement, elle peut devenir plus fréquente, plus automatique ou plus difficile à contrôler. La personne peut ressentir une envie intense de consommer, augmenter les quantités, avoir du mal à arrêter, ou continuer malgré les conséquences négatives.
Parmi les addictions avec substances, on peut retrouver :
- l’alcool ;
- le tabac ;
- la nicotine ;
- le cannabis ;
- la cocaïne ;
- les amphétamines ;
- l’ecstasy ou MDMA ;
- les opiacés ;
- l’héroïne ;
- certains médicaments détournés de leur usage ;
- les anxiolytiques ou somnifères lorsqu’ils sont utilisés de manière problématique ;
- les antalgiques opioïdes ;
- les produits dopants ;
- les substances inhalées ;
- d’autres drogues ou produits psychoactifs.
Ces addictions peuvent entraîner des conséquences physiques, psychologiques, sociales, familiales, professionnelles ou financières. Selon la substance concernée, un accompagnement médical peut être nécessaire, notamment en cas de sevrage, de risques physiques, de dépendance importante ou de consommation régulière.
Les addictions comportementales
Les addictions comportementales ne reposent pas sur la consommation d’un produit, mais sur la répétition d’un comportement qui devient difficile à contrôler. Le comportement peut procurer du plaisir, de l’excitation, une récompense immédiate, un soulagement émotionnel ou une fuite temporaire d’un malaise.
Comme dans les addictions avec substances, la personne peut ressentir une envie forte, perdre le contrôle, répéter le comportement malgré les conséquences négatives, et avoir du mal à réduire ou arrêter.
Parmi les addictions comportementales, on peut retrouver :
- les jeux d’argent et de hasard ;
- les jeux vidéo ;
- l’usage excessif des écrans ;
- l’usage problématique des réseaux sociaux ;
- les achats compulsifs ;
- le travail excessif ou workaholisme ;
- le sport excessif ;
- certaines conduites alimentaires compulsives ;
- l’usage compulsif d’internet ;
- les comportements sexuels compulsifs ;
- la cyberdépendance ;
- les paris sportifs ;
- le trading compulsif ou spéculatif ;
- la recherche compulsive de performance ;
- certains comportements de contrôle ou de vérification lorsqu’ils deviennent envahissants.
Ces comportements peuvent prendre une place importante dans la vie quotidienne, au détriment du sommeil, des relations, de la santé, des responsabilités, du travail, des études ou des loisirs. Ils peuvent aussi entraîner une perte de confiance, de la honte, de la culpabilité ou un isolement progressif.
Ce qui rapproche les deux formes d’addiction
Qu’il s’agisse d’une substance ou d’un comportement, le mécanisme addictif repose souvent sur un même cercle :
- une situation déclenchante ;
- une envie ou une tension interne ;
- une pensée automatique comme “j’en ai besoin”, “juste une fois”, “je ne vais pas tenir”, “ça va me calmer” ;
- une consommation ou un comportement ;
- un soulagement immédiat ;
- puis des conséquences négatives à moyen ou long terme.
Ce soulagement rapide renforce le comportement. Le cerveau associe alors la consommation ou l’action à une solution efficace pour gérer l’inconfort, même si cette solution devient problématique avec le temps.
5 exemples détaillés de prise en charge en TCC
1. Addiction à l’alcool
L’alcool peut devenir une stratégie pour gérer le stress, l’anxiété, la solitude, les tensions relationnelles ou les émotions douloureuses. La personne peut boire pour se détendre, oublier, dormir, se désinhiber ou couper avec une journée difficile. Progressivement, la consommation peut devenir plus fréquente, plus difficile à contrôler, ou entraîner des conséquences sur la santé, les relations et le quotidien.
En TCC, le travail commence par identifier les moments à risque : retour du travail, soirées, conflits, fatigue, week-end, solitude, pression sociale ou émotions fortes. La personne apprend à repérer les pensées associées : “j’en ai besoin pour me calmer”, “je peux contrôler”, “ce n’est pas si grave”, “je commence demain”.
La prise en charge peut inclure un plan de réduction ou d’arrêt, selon l’objectif défini et les recommandations médicales. Des stratégies alternatives sont travaillées : différer l’envie, changer de routine, éviter certains contextes au début, apprendre à refuser, prévoir des boissons alternatives, appeler une personne ressource, utiliser des techniques de régulation émotionnelle.
Le travail porte également sur la prévention des rechutes : repérer les signaux d’alerte, anticiper les situations sociales, préparer les périodes de stress et apprendre à réagir après un écart sans basculer dans le découragement.
2. Addiction au tabac ou à la nicotine
La dépendance au tabac ou à la nicotine associe souvent une dépendance physique, des habitudes comportementales et des associations psychologiques : cigarette du matin, pause au travail, après un repas, en voiture, avec le café, lors du stress ou dans les moments d’ennui.
En TCC, la personne apprend à repérer les automatismes : à quel moment l’envie apparaît, ce qui la déclenche, ce qu’elle promet et ce qu’elle évite de ressentir. Le travail porte sur les pensées : “j’en ai besoin pour me concentrer”, “je ne vais pas tenir”, “ça me calme”, “une seule ne compte pas”.
Des stratégies concrètes peuvent être mises en place : modifier les routines, différer la cigarette, remplacer le geste, prévoir des réponses aux envies, gérer les situations sociales, travailler la respiration ou l’occupation des mains, identifier les bénéfices du changement.
L’accompagnement peut être associé à un suivi médical ou à des substituts nicotiniques si nécessaire. La TCC aide aussi à travailler les rechutes, non comme des échecs, mais comme des informations utiles pour ajuster le plan.
3. Addiction aux écrans, jeux vidéo ou réseaux sociaux
Les écrans peuvent devenir envahissants lorsqu’ils prennent une place excessive dans le quotidien, réduisent le sommeil, les relations, le travail, les études ou les activités importantes. La personne peut utiliser les jeux, vidéos, réseaux sociaux ou navigation en ligne pour éviter l’ennui, l’anxiété, la solitude, les émotions difficiles ou les responsabilités.
En TCC, le travail consiste à comprendre la fonction de l’usage : se distraire, se calmer, se valoriser, éviter une tâche, rechercher une récompense rapide, rester connecté ou fuir une émotion. La personne identifie les moments à risque : soir, lit, pause, solitude, stress, notifications, fatigue.
Des stratégies sont construites : limiter certains créneaux, retirer les notifications, créer des routines sans écran, remettre des activités plaisantes hors ligne, planifier les tâches évitées, utiliser des pauses structurées et travailler la tolérance à l’ennui.
Le travail cognitif peut porter sur les pensées : “je regarde juste cinq minutes”, “je dois répondre tout de suite”, “je vais rater quelque chose”, “je n’arrive pas à m’arrêter”. L’objectif est de retrouver une utilisation plus choisie, plus libre et moins automatique.
4. Addiction aux jeux d’argent ou aux achats compulsifs
Les jeux d’argent et les achats compulsifs peuvent être entretenus par l’espoir de gain, la recherche d’excitation, la volonté de se récompenser, de soulager une tension ou de réparer une émotion douloureuse. Ils peuvent entraîner des conséquences financières, relationnelles et psychologiques importantes.
En TCC, le travail porte sur les déclencheurs : stress, frustration, sentiment d’échec, solitude, accès aux applications, publicités, cartes bancaires, moments de paie ou émotions intenses. La personne apprend à repérer les pensées qui entretiennent le comportement : “je vais me refaire”, “cette fois ce sera différent”, “je le mérite”, “c’est une bonne affaire”, “après ça j’arrête”.
Des mesures de protection concrètes peuvent être mises en place : limiter l’accès aux moyens de paiement, bloquer certains sites, éviter les lieux ou applications à risque, différer l’achat, établir un budget, demander un soutien extérieur, remplacer le comportement par une stratégie plus adaptée.
La TCC aide aussi à travailler la honte, le secret et l’évitement, qui entretiennent souvent l’addiction. L’objectif est de restaurer du contrôle, de protéger la personne des situations à risque et de reconstruire progressivement la confiance.
5. Addiction comportementale liée au travail, au contrôle ou à la performance
Certaines addictions ne concernent pas une substance, mais une conduite répétée qui devient difficile à arrêter : travail excessif, besoin permanent de productivité, contrôle, sport excessif, recherche de performance ou surinvestissement dans une activité. La personne peut se sentir incapable de ralentir, même lorsque cela entraîne fatigue, irritabilité, tensions relationnelles, troubles du sommeil ou perte de plaisir.
En TCC, le travail consiste à identifier les croyances qui entretiennent le comportement : “je dois toujours être utile”, “si je m’arrête, je perds le contrôle”, “je ne vaux quelque chose que si je réussis”, “je n’ai pas le droit de me reposer”.
La prise en charge peut inclure des exercices de ralentissement progressif, la planification de temps de récupération, l’apprentissage de limites, la réduction des vérifications, le travail sur la culpabilité au repos et la reconstruction d’activités sources de plaisir ou de lien.
Le travail porte aussi sur les émotions évitées : peur du vide, anxiété, sentiment d’insuffisance, besoin de reconnaissance ou difficulté à être avec soi-même. L’objectif est de retrouver un équilibre plus durable entre engagement, repos, relations et qualité de vie.
Ce que travaille la TCC dans les addictions
La TCC peut aider à :
- mieux comprendre les déclencheurs de l’addiction ;
- repérer les situations à risque ;
- identifier les pensées qui entretiennent la consommation ou le comportement ;
- développer des stratégies pour faire face aux envies ;
- apprendre à gérer les émotions sans recourir systématiquement à l’addiction ;
- modifier les habitudes et routines associées ;
- réduire les comportements automatiques ;
- renforcer la motivation au changement ;
- prévenir les rechutes ;
- reconstruire une vie plus alignée avec ses valeurs.
Le travail se fait progressivement, sans jugement, en tenant compte de l’histoire de la personne, de son rythme, de ses ressources et de ses objectifs. Selon la situation, l’accompagnement psychologique peut être associé à un suivi médical ou addictologique.
Addictions : apport de la TCC
Les addictions correspondent à une perte de contrôle progressive face à une substance ou à un comportement, malgré les conséquences négatives sur la santé, les émotions, les relations, le travail, les études ou la vie quotidienne. Elles peuvent concerner l’alcool, le tabac, le cannabis, d’autres substances, mais aussi certains comportements comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, les achats compulsifs, l’usage excessif des écrans, le travail excessif ou certaines conduites alimentaires.
L’addiction ne se résume pas à un manque de volonté. Elle s’installe souvent dans un cercle où une tension, une émotion difficile, une pensée ou une situation déclenche une envie forte de consommer ou de répéter un comportement. Sur le moment, cela peut procurer un soulagement, une détente, une stimulation ou une impression de contrôle. Mais à long terme, ce mécanisme peut renforcer la dépendance, augmenter la culpabilité et rendre le changement plus difficile.
La thérapie cognitive et comportementale, ou TCC, aide à comprendre ce cercle addictif et à développer des stratégies concrètes pour reprendre progressivement du contrôle.
Comprendre le cercle de l’addiction
Dans une addiction, plusieurs éléments peuvent s’enchaîner :
Une situation déclenchante : stress, solitude, conflit, fatigue, ennui, pression sociale, accès facile au produit ou au comportement.
Une pensée automatique : “J’en ai besoin”, “Juste une fois”, “Je l’ai bien mérité”, “Je ne vais pas tenir”, “Ça va me calmer”.
Une émotion ou une sensation : anxiété, tristesse, colère, vide, frustration, tension corporelle, envie intense.
Un comportement addictif : consommation, jeu, achat, écran, recherche de stimulation ou rituel compulsif.
Un soulagement immédiat : détente, oubli, plaisir, apaisement ou diminution temporaire de l’inconfort.
Des conséquences secondaires : culpabilité, perte de confiance, conflits, fatigue, honte, isolement, problèmes financiers, professionnels ou de santé.
La TCC permet de repérer ce cercle pour intervenir à plusieurs niveaux : pensées, émotions, envies, habitudes, environnement, comportements et prévention des rechutes.