TCC, EMDR/IMO et syndrome de stress post-traumatique à Oyonnax et en visio
Le TSPT affecte près de 9 % des personnes à un moment donné de leur vie, y compris au cours de l’enfance. Environ 4 % en souffrent chaque année.
En 2004, l'Inserm a évalué positivement l'efficacité des TCC pour le traitement de 15 troubles sur 16 étudiés. La HAS (Haute Autorité en Santé) en France et l'OMS au niveau mondial recommandent les TCC comme traitement de référence pour de nombreuses difficultés, telles que les troubles anxieux, les troubles dépressifs ou les états de stress post-traumatique.
Les troubles du stress post-traumatique (TSPT) sont des troubles psychiatriques qui surviennent après un événement traumatisant. Ils se traduisent par une souffrance morale et des complications physiques qui altèrent la vie personnelle, sociale et professionnelle. Face à un même évènement, le risque de développer de tels troubles dépend de facteurs préexistants propres à chaque personne et du contexte dans lequel les suites de l’évènement se déroulent. La prise en charge passe essentiellement par la psychothérapie (thérapie cognitivo-comportementale, EMDR).
Le TSPT dure depuis plus de 1 mois Il peut être la poursuite de l’état de stress aigu ou se développer séparément jusqu’à 6 mois après l’événement.
Le TSPT chronique ne disparaît pas toujours, mais diminue souvent d’intensité avec le temps, même en
l’absence de traitement. Néanmoins, certaines personnes restent sévèrement handicapées par le trouble dans les contextes sociaux, au travail et dans leurs relations personnelles.
Symptômes du TSPT
- Symptômes d’intrusion (l’événement envahit leurs pensées de manière répétée et de façon incontrôlable)
- Comportement d’évitement de tout ce qui leur rappelle l’événement
- Effets négatifs sur les pensées et l’humeur
- Altération de la vigilance et des réactions
- Certaines personnes développent des activités rituelles pour les aider à diminuer leur anxiété.
- De nombreuses personnes atteintes de TSPT tentent de soulager leurs symptômes avec de l’alcool ou des drogues et développent un trouble lié à l’usage de substances.
Un sous-type dissociatif du TSPT est une dépersonnalisation (sensation de détachement de son corps ou de sa propre personnalité) et ou une déréalisation (voir le monde comme irréel ou onirique).
5 exemples détaillés de prise en charge en TCC
1. Souvenirs intrusifs, flashbacks et cauchemars
Dans le TSPT, l’événement traumatique peut revenir sous forme de souvenirs intrusifs, images, sensations, cauchemars ou flashbacks. La personne peut avoir l’impression que la scène revient malgré elle, parfois avec une forte charge émotionnelle et corporelle.
Ces intrusions peuvent être déclenchées par un bruit, une odeur, un lieu, une conversation ou une sensation physique. Elles peuvent entraîner peur, panique, honte, colère ou figement.
En TCC, le travail commence souvent par la psychoéducation : comprendre que ces réactions sont des manifestations fréquentes du stress post-traumatique. La personne apprend à reconnaître les déclencheurs et à utiliser des stratégies d’ancrage pour revenir au présent : observer son environnement, nommer ce qu’elle voit, sentir ses appuis, ralentir sa respiration, se rappeler que l’événement appartient au passé.
Un travail progressif peut ensuite être proposé autour du souvenir traumatique, selon le niveau de sécurité et de stabilité émotionnelle. L’objectif est de diminuer la charge émotionnelle associée au souvenir, afin qu’il soit intégré comme un événement passé, et non vécu comme une menace actuelle.
L’EMDR peut également être utilisée pour retraiter certains souvenirs traumatiques lorsque cela est indiqué.
2. Évitement des lieux, personnes ou situations rappelant le traumatisme
Après un traumatisme, il est fréquent d’éviter tout ce qui rappelle l’événement : lieux, trajets, personnes, discussions, informations, images, sensations corporelles ou situations similaires. L’évitement est une tentative de protection, mais il peut progressivement réduire la liberté de la personne.
Par exemple, une personne victime d’un accident peut éviter de conduire ou de prendre les transports. Une personne agressée peut éviter certains quartiers, sortir seule ou croiser certaines personnes. Une personne ayant vécu un événement médical traumatique peut éviter les hôpitaux ou les rendez-vous de soin.
En TCC, le travail consiste à identifier les situations évitées et à construire une progression adaptée. La personne peut commencer par des étapes très accessibles : regarder une image neutre, parler brièvement d’un lieu, passer à proximité, refaire un trajet accompagné, puis augmenter progressivement l’autonomie.
L’objectif n’est pas de se confronter brutalement, mais d’aider le cerveau à apprendre que certaines situations associées au trauma ne sont plus nécessairement dangereuses aujourd’hui.
La réduction de l’évitement permet progressivement de récupérer des espaces de vie, d’autonomie et de sécurité.
3. Hypervigilance, sursauts et sentiment d’insécurité
Le TSPT peut maintenir le corps dans un état d’alerte permanent. La personne peut se sentir constamment sur ses gardes, surveiller les sorties, contrôler les bruits, anticiper les dangers, sursauter facilement ou avoir du mal à se détendre.
Cette hypervigilance peut être épuisante. Elle peut perturber le sommeil, la concentration, les relations et la capacité à se sentir en sécurité, même dans des lieux familiers.
En TCC, la personne apprend à repérer les signes corporels d’alerte : tension, respiration courte, mâchoire serrée, cœur accéléré, scanning de l’environnement, besoin de contrôler. Elle peut ensuite travailler des outils de régulation : ancrage, respiration, relaxation musculaire, retour aux sensations présentes, identification des signaux de sécurité réels.
Le travail cognitif permet aussi de distinguer danger actuel et souvenir de danger. Par exemple, la pensée “je ne suis jamais en sécurité” peut être explorée et nuancée : “mon corps est en alerte parce qu’il a vécu un danger, mais ici et maintenant, je peux repérer des éléments concrets de sécurité”.
L’objectif est de réduire l’état d’alerte permanent et de restaurer un sentiment de sécurité intérieure.
4. Culpabilité, honte et pensées traumatiques
Après un traumatisme, certaines personnes développent des pensées très douloureuses : “j’aurais dû faire autrement”, “c’est ma faute”, “je suis faible”, “je n’ai pas su réagir”, “je suis abîmé”, “je ne peux plus faire confiance à personne”.
Ces pensées peuvent renforcer la souffrance, la honte, l’isolement et la dépression. Elles sont souvent liées au choc traumatique et à la recherche de sens après un événement qui a dépassé les capacités d’adaptation de la personne.
En TCC, le travail consiste à identifier ces pensées traumatiques et à les examiner avec prudence et bienveillance. Le thérapeute aide la personne à replacer l’événement dans son contexte, à distinguer responsabilité réelle et culpabilité traumatique, et à reconnaître les réactions automatiques de survie : fuite, combat, sidération ou figement.
La personne peut apprendre à formuler des pensées plus justes : “je n’ai pas choisi ce qui est arrivé”, “mon corps a réagi comme il a pu”, “le fait d’avoir été sidéré ne signifie pas que je suis responsable”, “je peux reconstruire ma sécurité progressivement”.
L’objectif est de diminuer la honte, restaurer l’estime de soi et permettre une reconstruction plus apaisée.
5. Difficultés de sommeil, irritabilité et reprise du quotidien
Le TSPT peut entraîner des troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, cauchemars, sommeil léger, peur de dormir ou réveils en état d’alerte. Il peut aussi entraîner de l’irritabilité, une fatigue importante, des difficultés de concentration et un retrait social.
Ces symptômes peuvent rendre la vie quotidienne très difficile. La personne peut se sentir épuisée, moins disponible pour ses proches, moins efficace au travail ou moins capable de gérer les contraintes habituelles.
En TCC, le travail peut inclure une stabilisation progressive des routines : horaires de sommeil plus réguliers, rituels d’apaisement, diminution des stimulations le soir, stratégies face aux cauchemars, relaxation, ancrage et organisation des journées.
La reprise du quotidien se fait pas à pas. La personne peut identifier les activités évitées ou abandonnées, puis les réintroduire progressivement : sortir, revoir un proche, reprendre une activité agréable, retourner au travail avec aménagement si nécessaire, ou retrouver une routine plus sécurisante.
L’objectif est de réduire l’impact du TSPT sur la qualité de vie et de permettre à la personne de retrouver des repères stables.
Objectifs de l’accompagnement TCC
L’accompagnement TCC dans le TSPT vise à :
- comprendre les réactions post-traumatiques ;
- diminuer les souvenirs intrusifs et les flashbacks ;
- réduire les évitements ;
- travailler les pensées de culpabilité et de honte ;
- diminuer l’hypervigilance ;
- retrouver un sentiment de sécurité ;
- améliorer le sommeil ;
- reprendre progressivement les activités évitées ;
- restaurer la confiance en soi et dans les autres ;
- prévenir les rechutes.
La TCC propose un accompagnement progressif, structuré et respectueux du rythme de la personne. Elle peut être associée à d’autres approches reconnues, comme l’EMDR, selon les besoins et l’histoire traumatique.
Avec un accompagnement adapté, il est possible de diminuer l’intensité des symptômes post-traumatiques, de retrouver plus de stabilité émotionnelle et de reconstruire progressivement une vie plus libre et plus sécurisée.
TSPT : apport de la TCC
Le trouble de stress post-traumatique, ou TSPT, peut apparaître après un événement vécu comme traumatisant, menaçant ou particulièrement bouleversant. Il peut faire suite à une agression, un accident, une violence, un deuil traumatique, une catastrophe, une situation médicale grave, un événement professionnel violent, ou à des traumatismes répétés.
Le TSPT ne correspond pas simplement au fait de “penser encore” à un événement difficile. Il s’agit d’un trouble qui peut entraîner une souffrance importante et un retentissement sur la vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle.
Les symptômes peuvent inclure des souvenirs intrusifs, des images qui reviennent malgré soi, des cauchemars, une impression de revivre l’événement, des réactions corporelles intenses, des évitements, une hypervigilance, des sursauts, de l’irritabilité, une anxiété persistante, une culpabilité, une honte, des difficultés de sommeil, une perte de confiance ou un sentiment d’insécurité durable.
La thérapie cognitive et comportementale, ou TCC, fait partie des approches recommandées dans la prise en charge du stress post-traumatique. Elle peut aider à comprendre les réactions post-traumatiques, réduire les évitements, travailler les pensées traumatiques, diminuer l’hypervigilance et retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
Selon les besoins, l’EMDR peut également être utilisée dans le traitement du TSPT. La TCC et l’EMDR peuvent être complémentaires, notamment lorsqu’il existe des souvenirs traumatiques très chargés émotionnellement.
Comprendre le cercle du TSPT
Après un traumatisme, le cerveau peut rester comme bloqué en état d’alerte. La personne peut avoir l’impression que le danger est toujours présent, même lorsque la situation est terminée.
Certains éléments peuvent rappeler l’événement : un lieu, une odeur, un bruit, une image, une date, une phrase, une sensation corporelle ou une situation ressemblante. Ces déclencheurs peuvent provoquer une réaction intense : peur, panique, colère, figement, accélération du cœur, tension musculaire, envie de fuir ou impression de revivre la scène.
Pour se protéger, la personne peut éviter les lieux, les personnes, les conversations, les émotions ou les souvenirs liés au traumatisme. Ces évitements soulagent à court terme, mais ils peuvent maintenir le TSPT à long terme, car le cerveau n’a pas l’occasion de réapprendre que le danger est passé.
La TCC aide à comprendre ce cercle : souvenir ou déclencheur, réaction émotionnelle et corporelle, interprétation de danger, évitement, soulagement temporaire, puis maintien de la peur.
Ce que travaille la TCC dans le TSPT
La TCC peut aider à :
- mieux comprendre les symptômes post-traumatiques ;
- identifier les déclencheurs ;
- réduire les évitements ;
- retrouver un sentiment de sécurité ;
- travailler les pensées de culpabilité, honte ou responsabilité excessive ;
- diminuer l’hypervigilance ;
- mieux gérer les réactions corporelles ;
- apprendre des stratégies d’ancrage ;
- reprendre progressivement les activités évitées ;
- améliorer le sommeil ;
- restaurer la confiance en soi, dans les autres et dans le monde ;
- prévenir les rechutes.
L’accompagnement se fait de manière progressive, sécurisée et adaptée au rythme de la personne. Il ne s’agit pas de forcer à raconter ou revivre brutalement l’événement, mais de créer un cadre thérapeutique permettant de traiter progressivement ce qui reste bloqué.
Quelle prise en charge pour le syndrome de stress post-traumatique ?
La prise en charge du syndrome de stress post-traumatique commence par une évaluation précise de la situation : événement vécu, symptômes actuels, reviviscences, cauchemars, évitements, hypervigilance, dissociation, sommeil, anxiété, humeur, douleurs, addictions éventuelles, contexte de sécurité, ressources disponibles et suivi médical ou psychiatrique éventuel.
L’accompagnement peut associer des outils TCC et EMDR/IMO, selon les besoins, le rythme de la personne et son niveau de stabilité émotionnelle.
La prise en charge peut inclure :
- une psychoéducation sur le psychotrauma ;
- une compréhension du système d’alarme ;
- un repérage des déclencheurs ;
- des exercices de stabilisation ;
- des exercices d’ancrage ;
- un travail sur les reviviscences ;
- un travail sur les cauchemars ;
- une diminution progressive des évitements ;
- un travail sur l’hypervigilance ;
- une régulation des réactions corporelles ;
- un travail sur la honte et la culpabilité ;
- une reconstruction du sentiment de sécurité ;
- une amélioration du sommeil ;
- une reprise progressive d’activités ;
- une prévention des rechutes ;
- un travail EMDR/IMO sur les souvenirs traumatiques lorsque cela est indiqué ;
- une coordination médicale, psychiatrique, sociale ou juridique si nécessaire.
Le travail direct sur le traumatisme n’est pas toujours commencé dès les premières séances. Une phase de stabilisation peut être nécessaire, notamment lorsque les émotions sont très intenses, lorsqu’il existe de la dissociation, des idées suicidaires, des violences actuelles, une addiction active, une instabilité importante ou un trauma complexe.
L’EMDR/IMO peut être envisagé lorsque certains souvenirs restent très chargés émotionnellement : image, son, odeur, sensation corporelle, phrase, moment de danger, moment d’impuissance, honte, culpabilité ou peur que cela recommence.
La TCC et l’EMDR/IMO ne remplacent pas une prise en charge médicale, psychiatrique, sociale ou d’urgence lorsque celle-ci est nécessaire. En cas de danger immédiat, violences actuelles, idées suicidaires, mise en danger, symptômes psychotiques, confusion, dissociation sévère, consommation importante de substances ou impossibilité à rester en sécurité, il est indispensable de contacter les services d’urgence.
Quand consulter pour un stress post-traumatique ?
Il peut être utile de consulter lorsque les réactions après un événement traumatique persistent, s’intensifient ou perturbent la vie quotidienne.
Vous pouvez demander un accompagnement si vous observez :
- des images intrusives ;
- des flashbacks ;
- des cauchemars ;
- des réveils en sursaut ;
- une impression que l’événement recommence ;
- une peur persistante ;
- une hypervigilance ;
- des sursauts fréquents ;
- une irritabilité inhabituelle ;
- une tendance à éviter certains lieux ;
- une tendance à éviter certains souvenirs ;
- une difficulté à parler de l’événement ;
- une dissociation ;
- une impression d’être ailleurs ;
- des attaques de panique ;
- une honte importante ;
- une culpabilité ;
- une perte de confiance ;
- un isolement ;
- des troubles du sommeil ;
- une difficulté à reprendre le travail ;
- une difficulté à reprendre certains trajets ;
- une impression de ne plus être vous-même ;
- des idées noires ou des idées suicidaires.
Consulter ne signifie pas que vous êtes faible. Les réactions post-traumatiques sont des réactions du système d’alarme après une exposition à un danger, une menace, une violence, une perte de contrôle ou une expérience vécue comme insupportable.
Il est important de consulter rapidement un médecin, un psychiatre ou les urgences en cas de danger immédiat, de violences actuelles, d’idées suicidaires, de mise en danger, de confusion, de symptômes psychotiques, de dissociation sévère, de consommation importante d’alcool ou de substances, ou d’impossibilité à rester seul en sécurité.
En France, en cas d’idées suicidaires, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, accessible 24 h/24 et 7 j/7.
Prendre rendez-vous pour un syndrome de stress post-traumatique
Vous avez vécu un événement traumatique, une agression, un accident, une violence, un deuil brutal, une hospitalisation difficile, un harcèlement ou une situation où vous vous êtes senti en danger, impuissant ou submergé ? Vous revivez certaines images, vous faites des cauchemars, vous évitez des lieux, vous sursautez facilement ou vous avez l’impression que votre corps reste en alerte ?
Florence CHATENET vous accueille au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, dans un cadre confidentiel, bienveillant et structuré, pour un accompagnement TCC et EMDR/IMO du stress post-traumatique.
Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain et le Haut-Bugey, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsque ce format est adapté à la situation clinique et compatible avec la législation en vigueur dans le pays de résidence.
La première séance permet de faire le point sur votre situation : événement vécu, symptômes actuels, reviviscences, cauchemars, évitements, hypervigilance, sommeil, anxiété, humeur, dissociation éventuelle, ressources disponibles, sécurité actuelle et besoins prioritaires.
L’accompagnement vise progressivement à mieux comprendre les réactions post-traumatiques, stabiliser le système d’alarme, retrouver des repères de sécurité, diminuer les évitements, travailler les pensées de danger, de honte ou de culpabilité, et envisager un travail EMDR/IMO sur les souvenirs traumatiques lorsque cela est indiqué.
Pour prendre rendez-vous, vous pouvez contacter le Cabinet Flora Mentis — Florence CHATENET à Oyonnax afin de convenir d’un premier échange en présentiel ou en visio.
En cas de danger immédiat, violences actuelles, idées suicidaires, mise en danger, symptômes psychotiques, confusion, dissociation sévère, consommation importante de substances ou impossibilité à rester en sécurité, il est indispensable de contacter un médecin, un psychiatre, les services d’urgence ou le 3114 en France.