Douleurs, maladies et événements médicaux : l’apport de l’EMDR et des TCC
Lorsque la mobilité est difficile en raison de la douleur, d’une maladie ou de ses conséquences, la visioconférence peut constituer une modalité particulièrement accessible. Elle permet également un accompagnement depuis toute la France ou l’étranger, notamment pour les expatriés et personnes francophones, en complément du suivi médical approprié.
Comment la douleur peut-elle devenir un cercle de maintien ?
Le fonctionnement peut être résumé ainsi :
Douleur ou sensation → interprétation menaçante → peur et hypervigilance → évitement ou surprotection → diminution de l’activité et perte de confiance → déconditionnement et focalisation accrue → augmentation de la souffrance.
Il ne s’agit pas d’affirmer que la douleur est « dans la tête ». Les facteurs biologiques restent essentiels. Le modèle biopsychosocial permet justement de comprendre comment les dimensions biologiques, psychologiques et sociales interagissent dans l’expérience douloureuse.
1. La sensation
La personne ressent :
- douleur ;
- brûlure ;
- tension ;
- vertige ;
- oppression ;
- fatigue ;
- palpitations ;
- engourdissement ;
- gêne digestive.
2. L’interprétation
Elle peut penser :
- « Cela signifie que mon état s’aggrave. »
- « Je suis en train de me blesser. »
- « Mon corps est fragile. »
- « Si je bouge, je vais empirer les choses. »
- « Je ne pourrai plus jamais fonctionner normalement. »
3. L’alarme
L’attention se centre davantage sur :
- les sensations ;
- les signes corporels ;
- les mouvements ;
- les variations de la douleur ;
- les symptômes potentiels.
La peur peut augmenter la tension, la vigilance et la souffrance perçue.
4. L’évitement
La personne peut progressivement éviter :
- marcher ;
- conduire ;
- sortir ;
- porter ;
- travailler ;
- faire du sport ;
- rester seule ;
- voyager ;
- reprendre une activité.
Cet évitement peut être nécessaire dans certaines phases médicales. Mais lorsqu’il persiste alors qu’une reprise progressive est possible, il peut contribuer à diminuer la confiance et les capacités fonctionnelles.
Douleurs, maladies et événements médicaux : comprendre les mécanismes et l’apport de l’EMDR et des TCC
La douleur et la maladie ne sont pas uniquement des expériences physiques. Elles peuvent modifier le sommeil, les émotions, l’activité, les relations, le sentiment de sécurité et la manière dont une personne perçoit son propre corps. La douleur est une expérience personnelle influencée à des degrés variables par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux ; cela ne signifie jamais qu’elle est « imaginaire ».
On distingue généralement la douleur aiguë, souvent associée à une lésion ou à un événement récent, et la douleur chronique, qui persiste ou récidive au-delà de trois mois. Une douleur durable peut progressivement devenir un problème à part entière, avec des effets sur la mobilité, le sommeil, l’humeur, le travail et la vie sociale.
Les événements médicaux peuvent également devenir traumatiques. Une hospitalisation, une réanimation, une chirurgie, un diagnostic brutal, une douleur incontrôlée ou la peur de mourir peuvent laisser des souvenirs particulièrement activants. Lorsqu’un véritable trouble de stress post-traumatique est présent, l’EMDR fait partie des psychothérapies recommandées chez l’adulte.
L’objectif de l’accompagnement psychologique n’est pas de nier la maladie ou de prétendre que toute douleur est produite par les pensées. Il consiste à agir sur les facteurs psychologiques et comportementaux qui peuvent amplifier la souffrance, entretenir la peur ou réduire progressivement la vie quotidienne, en complément d’une prise en charge médicale adaptée.
Quelles situations peuvent être concernées ?
Douleurs chroniques
Il peut notamment s’agir de :
- lombalgies persistantes ;
- cervicalgies ;
- douleurs musculosquelettiques ;
- douleurs neuropathiques ;
- migraines ou céphalées ;
- douleurs pelviennes ;
- douleurs associées à certaines maladies chroniques ;
- douleurs persistantes après un accident ou une intervention ;
- douleurs sans cause unique clairement identifiable.
Dans la douleur chronique primaire, le NICE recommande notamment d’envisager une TCC ou une thérapie d’acceptation et d’engagement spécifiquement adaptée à la douleur.
Maladies chroniques
Une maladie chronique peut entraîner :
- une perte de sécurité ;
- une modification du corps ;
- une diminution de l’autonomie ;
- une fatigue durable ;
- une rupture avec la vie d’avant ;
- une peur de l’évolution ;
- des examens médicaux répétés ;
- une dépendance accrue aux soins ;
- une difficulté à se projeter.
Le travail psychologique ne traite pas la pathologie organique elle-même. Il aide la personne à vivre avec les conséquences émotionnelles, comportementales et relationnelles de la maladie.
Événements médicaux traumatiques
Certaines personnes restent durablement marquées par :
- une réanimation ;
- une hospitalisation en urgence ;
- une opération ;
- un réveil difficile après anesthésie ;
- une sensation d’étouffement ;
- une douleur extrême ;
- une hémorragie ;
- une annonce diagnostique ;
- une complication médicale ;
- un accouchement traumatique ;
- un séjour en soins intensifs ;
- une impression d’avoir failli mourir ;
- une situation dans laquelle elles se sont senties immobilisées ou impuissantes.
Lorsque ces événements entraînent intrusions, cauchemars, évitement, hypervigilance ou détresse persistante, une évaluation d’un éventuel TSPT peut être indiquée.
Le traumatisme médical : quand le corps devient un déclencheur
Après un événement médical grave, le corps lui-même peut devenir un rappel du danger.
Une sensation actuelle peut réactiver :
- une hospitalisation ;
- un passage aux urgences ;
- une crise respiratoire ;
- une douleur extrême ;
- un épisode cardiaque ;
- une perte de connaissance ;
- une complication opératoire.
La personne peut alors vivre :
sensation corporelle → souvenir du danger → peur → surveillance du corps → amplification de la sensation → nouvelle peur.
Par exemple, une accélération cardiaque normale peut être interprétée comme l’annonce d’une nouvelle urgence médicale.
Le travail psychologique ne doit jamais remplacer une évaluation médicale lorsqu’un symptôme nouveau, inhabituel ou préoccupant apparaît.
L’apport possible de l’EMDR
L’EMDR est particulièrement pertinent lorsque les difficultés actuelles sont associées à des souvenirs traumatiques ou médicalement marquants. Son indication est beaucoup mieux établie pour le TSPT que comme traitement direct de la douleur chronique elle-même.
1. Retraiter un événement médical traumatique
Les cibles peuvent être :
- l’annonce du diagnostic ;
- l’arrivée aux urgences ;
- une scène de réanimation ;
- une intervention ;
- une douleur incontrôlable ;
- le masque d’oxygène ;
- une alarme médicale ;
- une immobilisation ;
- une complication ;
- le moment où la personne a cru mourir.
L’objectif est de permettre au souvenir de devenir davantage un événement appartenant au passé.
2. Diminuer la peur associée aux sensations corporelles
Après un événement grave, certaines sensations deviennent des déclencheurs :
- battements du cœur ;
- vertiges ;
- oppression ;
- douleur thoracique ;
- essoufflement ;
- engourdissement ;
- nausée ;
- sensation de faiblesse.
Lorsque le bilan médical le permet, l’EMDR peut travailler le lien entre la sensation actuelle et l’expérience traumatique passée.
3. Travailler l’impuissance
La personne peut penser :
- « Mon corps m’a trahi. »
- « Je n’ai aucun contrôle. »
- « Je suis en danger. »
- « Je ne peux pas faire confiance à mon corps. »
- « Cela peut recommencer à tout moment. »
Des cognitions plus adaptées peuvent progressivement émerger :
- « J’ai traversé un événement grave. »
- « Aujourd’hui, je peux observer ce qui se passe et demander de l’aide si nécessaire. »
- « Une sensation ne signifie pas automatiquement une catastrophe. »
- « Je peux progressivement retrouver confiance dans certaines capacités de mon corps. »
4. Travailler la honte et la perte d’image de soi
La maladie peut parfois entraîner :
- cicatrices ;
- changement de poids ;
- perte de cheveux ;
- appareillage ;
- stomie ;
- handicap ;
- diminution de certaines capacités ;
- changement de sexualité ;
- besoin d’aide.
L’EMDR peut cibler certaines expériences particulièrement humiliantes, douloureuses ou traumatiques liées à ces changements.
5. Préparer les situations médicales futures
Le travail peut porter sur :
- un examen ;
- une IRM ;
- une prise de sang ;
- une opération ;
- un contrôle médical ;
- un retour à l’hôpital ;
- une consultation ;
- une rééducation ;
- un geste médical.
L’objectif est de préparer la situation avec davantage de ressources, sans promettre l’absence totale d’anxiété.
4. Travail sur l’hypervigilance corporelle
La personne apprend progressivement à diminuer :
- les vérifications ;
- le scanning corporel permanent ;
- les recherches répétées sur Internet ;
- l’interprétation immédiate de toute sensation comme une urgence.
5. Sommeil et rythmes
La douleur et le sommeil peuvent s’influencer mutuellement.
Le travail peut porter sur :
- des horaires plus réguliers ;
- le temps passé au lit ;
- les ruminations nocturnes ;
- le rythme activité-récupération ;
- les comportements associés à l’insomnie.
L’apport des TCC dans la douleur et la maladie
Les TCC ne consistent pas à expliquer à la personne que sa douleur est imaginaire.
Elles travaillent la relation entre :
- sensations ;
- interprétations ;
- émotions ;
- comportements ;
- activité ;
- sommeil ;
- attention ;
- évitements.
Pour certaines douleurs chroniques primaires, les recommandations du NICE incluent les TCC et l’ACT parmi les approches psychologiques à considérer.
1. Psychoéducation
Comprendre :
- la différence entre douleur et dommage ;
- l’influence de l’attention ;
- les effets du stress ;
- le rôle du sommeil ;
- le cercle peur-évitement ;
- les fluctuations normales.
2. Restructuration cognitive
Travailler les pensées comme :
- « Cette douleur signifie forcément que je me détériore. »
- « Je ne pourrai jamais supporter cela. »
- « Si je bouge, je vais forcément me blesser. »
- « Ma vie est terminée. »
Il ne s’agit pas de remplacer ces pensées par un optimisme artificiel, mais par une évaluation plus nuancée et compatible avec les données médicales.
3. Reprise progressive de l’activité
Lorsque le contexte médical le permet :
- marcher ;
- sortir ;
- reprendre des activités domestiques ;
- restaurer les loisirs ;
- reprendre certaines activités physiques ;
- retrouver des activités sociales.
L’objectif est d’éviter l’alternance :
trop en faire les bons jours → épuisement → repos prolongé → perte de capacité → nouvelle poussée.
4. EMDR sur l’impuissance, TCC sur le sentiment d’efficacité
Les TCC peuvent aider à retrouver des expériences de maîtrise :
- planifier une activité réaliste ;
- respecter ses limites ;
- résoudre un problème concret ;
- demander de l’aide ;
- mesurer les progrès fonctionnels plutôt que uniquement l’intensité de la douleur.
5. EMDR sur le passé, TCC sur la prévention des rechutes fonctionnelles
La personne apprend à repérer :
- l’augmentation de l’évitement ;
- l’isolement ;
- la diminution de l’activité ;
- les troubles du sommeil ;
- l’hypervigilance ;
- les pensées catastrophiques ;
- le surmenage suivi d’effondrement.
Pourquoi associer EMDR et TCC ?
1. EMDR sur le souvenir, TCC sur le fonctionnement actuel
L’EMDR peut travailler :
- l’hospitalisation ;
- l’accident ;
- l’annonce ;
- la réanimation ;
- l’impuissance.
Les TCC travaillent :
- les pensées actuelles ;
- les évitements ;
- les comportements de sécurité ;
- l’activité ;
- le sommeil ;
- l’attention au corps.
2. EMDR sur la peur traumatique, TCC sur la peur du mouvement
L’EMDR peut diminuer l’activation liée à un accident ou à une scène médicale.
La TCC peut ensuite accompagner une reprise progressive des activités lorsque celle-ci est médicalement autorisée.
3. EMDR sur l’image du corps blessé, TCC sur le corps actuel
Le travail TCC peut porter sur :
- le miroir ;
- les vêtements ;
- la cicatrice ;
- les interactions sociales ;
- la reprise de l’intimité ;
- l’image corporelle.
Exemple 1 : douleur chronique après un accident
Situation
Après un accident, une personne présente une douleur persistante.
Elle évite plusieurs mouvements et pense :
- « Si je bouge, je vais aggraver ma blessure. »
- « Mon corps est fragile. »
- « Je ne serai plus jamais comme avant. »
Cibles EMDR possibles
- le moment du choc ;
- le bruit ;
- la douleur initiale ;
- l’arrivée des secours ;
- l’image du corps blessé ;
- la peur de perdre son autonomie.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à réduire la charge traumatique associée à l’accident et la réactivation du sentiment de danger.
Apport EMDR + TCC
Lorsque le contexte médical le permet, les TCC peuvent accompagner :
- une reprise progressive de certains mouvements ;
- une réduction de l’évitement ;
- un travail sur la catastrophisation ;
- la reprise d’activités significatives ;
- la restauration de la confiance fonctionnelle.
Objectif
Distinguer davantage :
- le traumatisme passé ;
- la douleur actuelle ;
- les capacités encore disponibles aujourd’hui.
Exemple 2 : hospitalisation ou réanimation traumatique
Situation
Après une hospitalisation difficile, la personne présente :
- des images du service ;
- des cauchemars ;
- une peur des alarmes ;
- une réaction aux odeurs médicales ;
- une peur de retourner à l’hôpital.
Cibles EMDR possibles
- la chambre ;
- une alarme ;
- un masque ;
- une sensation d’étouffement ;
- une intervention ;
- la peur de mourir ;
- l’absence des proches.
Apport de l’EMDR
Le travail peut permettre de retraiter les éléments traumatiques de l’hospitalisation.
Apport EMDR + TCC
Les TCC peuvent aider à :
- préparer les rendez-vous ;
- réduire l’évitement des soins ;
- travailler les anticipations catastrophiques ;
- reprendre progressivement contact avec le milieu médical ;
- développer des techniques d’apaisement.
Objectif
Pouvoir recevoir les soins nécessaires sans être continuellement ramené à l’expérience traumatique passée.
Exemple 3 : maladie chronique et perte d’autonomie
Situation
Après un diagnostic, la personne pense :
- « Ma vie est finie. »
- « Je ne suis plus utile. »
- « Je suis devenu un poids. »
Elle diminue fortement ses activités et se replie.
Cibles EMDR possibles
- l’annonce diagnostique ;
- une chute ;
- une perte fonctionnelle ;
- une humiliation ;
- le premier besoin d’assistance ;
- la comparaison avec la vie d’avant.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut travailler :
- le choc ;
- la honte ;
- la colère ;
- la rupture entre la vie d’avant et la vie actuelle.
Apport EMDR + TCC
Les TCC peuvent aider à :
- adapter les objectifs ;
- reprendre les activités possibles ;
- résoudre les difficultés concrètes ;
- travailler l’auto-dévalorisation ;
- développer une identité plus large que la maladie.
Objectif
Construire un nouvel équilibre sans réduire toute l’identité à la maladie ou aux limitations.
Exemple 4 : douleur et anxiété de santé après un événement médical
Situation
Après un épisode médical grave, une personne surveille continuellement :
- son cœur ;
- sa respiration ;
- sa tension ;
- ses douleurs ;
- son niveau d’énergie.
Chaque sensation est interprétée comme une nouvelle urgence.
Cibles EMDR possibles
- la première urgence ;
- la peur de mourir ;
- l’ambulance ;
- les urgences ;
- une sensation corporelle précise ;
- une annonce médicale.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à diminuer le lien traumatique entre certaines sensations actuelles et la catastrophe passée.
Apport EMDR + TCC
Les TCC peuvent travailler :
- le scanning corporel ;
- les vérifications ;
- les recherches en ligne ;
- les demandes de réassurance ;
- les interprétations catastrophiques ;
- la tolérance à une incertitude raisonnable.
Objectif
Prendre soin de sa santé sans vivre sous une alarme corporelle permanente.
Tout symptôme nouveau, inhabituel ou brutal doit néanmoins être évalué médicalement.
Exemple 5 : intervention médicale et image corporelle
Situation
Après une chirurgie ou un traitement, une personne éprouve une forte détresse face à :
- une cicatrice ;
- une stomie ;
- une perte de cheveux ;
- un appareillage ;
- une modification corporelle ;
- une modification de la sexualité.
Elle évite :
- le miroir ;
- les photographies ;
- certains vêtements ;
- l’intimité.
Cibles EMDR possibles
Le travail peut porter sur :
- la première vision du corps après l’intervention ;
- un commentaire ;
- un regard ;
- une scène médicale ;
- la peur du rejet ;
- l’image du corps d’avant.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut travailler :
- le choc ;
- la honte ;
- la peur ;
- certains souvenirs particulièrement activants.
Apport EMDR + TCC
Les TCC peuvent proposer :
- une exposition progressive au miroir ;
- la reprise de vêtements choisis ;
- des situations sociales graduelles ;
- un travail sur les comparaisons ;
- une communication avec le partenaire ;
- une reconstruction de l’image de soi plus globale.
Objectif
Retrouver progressivement un rapport au corps moins dominé par la peur, la honte ou l’évitement.
Comment se déroule la prise en charge ?
1. Comprendre la situation
La première étape consiste à évaluer :
- la douleur ou la maladie ;
- son ancienneté ;
- les traitements ;
- le sommeil ;
- les activités ;
- les pensées ;
- les émotions ;
- les évitements ;
- les événements médicaux marquants ;
- les ressources disponibles.
2. Vérifier la sécurité médicale
La psychothérapie ne remplace jamais l’évaluation médicale.
Une attention particulière est portée aux :
- nouveaux symptômes ;
- aggravations brutales ;
- complications ;
- traitements en cours ;
- recommandations médicales ;
- contre-indications éventuelles.
Une coordination avec les professionnels de santé peut être nécessaire.
3. Stabiliser et sécuriser
Selon la situation, cette phase peut comprendre :
- psychoéducation ;
- ancrage ;
- régulation émotionnelle ;
- restauration d’un rythme ;
- travail sur le sommeil ;
- soutien ;
- adaptation du quotidien.
4. Travailler avec l’EMDR et les TCC
Selon les besoins :
- EMDR sur des cibles traumatiques ;
- TCC sur les pensées ;
- TCC sur les comportements ;
- exposition progressive ;
- travail sur le sommeil ;
- travail sur l’activité ;
- image corporelle ;
- ACT lorsque cela est pertinent.
5. Consolider et prévenir les rechutes fonctionnelles
Le travail porte ensuite sur :
- le repérage des signes d’alerte ;
- la reprise des projets ;
- les ressources ;
- les stratégies efficaces ;
- la prévention du retour des évitements ;
- le maintien des acquis.
Une approche progressive et personnalisée
Toutes les personnes confrontées à une maladie ou à une douleur n’ont pas besoin d’EMDR.
L’EMDR est particulièrement intéressant lorsque certains événements médicaux restent chargés émotionnellement ou présentent une dimension traumatique.
Pour d’autres personnes, le travail principal sera davantage centré sur :
- les TCC ;
- l’adaptation à la maladie ;
- la gestion de la douleur ;
- le sommeil ;
- la reprise d’activité ;
- la régulation émotionnelle ;
- l’acceptation active ;
- la reconstruction des projets.
L’accompagnement s’adapte :
- au diagnostic ;
- aux recommandations médicales ;
- à l’histoire personnelle ;
- aux ressources ;
- aux limitations réelles ;
- au niveau de fatigue ;
- aux objectifs de la personne.
La priorité reste toujours la sécurité physique.
L’objectif thérapeutique n’est pas nécessairement de faire disparaître immédiatement la douleur ou la maladie.
Il consiste à aider la personne à :
- réduire la souffrance émotionnelle ;
- retrouver du mouvement et de l’autonomie lorsque cela est possible ;
- diminuer la peur ;
- restaurer la confiance ;
- reprendre des activités qui ont du sens ;
- mieux vivre avec les limites réelles ;
- différencier la prudence nécessaire de la peur excessive ;
- retrouver une vie moins exclusivement organisée autour de la maladie ou de la douleur.
L’EMDR peut aider à apaiser les blessures et souvenirs médicaux encore actifs. Les TCC peuvent aider à transformer les pensées, les évitements et les habitudes actuelles. Ensemble, ces approches peuvent soutenir une reprise progressive de la sécurité, de la souplesse et de la capacité de choix.