TCC et tics à Oyonnax et en visio
Les tics sont des mouvements ou des sons involontaires, rapides, répétitifs et souvent difficiles à contrôler. Ils peuvent concerner le visage, les yeux, la bouche, le cou, les épaules, les bras, la respiration, la gorge ou la voix. Les tics peuvent être discrets ou très visibles, ponctuels ou fréquents, simples ou plus complexes.
Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, peuvent aider à mieux comprendre les tics, à repérer les situations qui les aggravent, à travailler les sensations prémonitoires, à réduire l’impact du stress et à développer des stratégies de gestion plus adaptées.
Au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, Florence CHATENET propose un accompagnement orienté TCC pour les personnes confrontées à des tics moteurs, des tics vocaux, une gêne sociale liée aux tics, ou des difficultés associées comme l’anxiété, la honte, les évitements ou la perte de confiance.
Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsqu’elles souhaitent consulter en français.
Les tics sont universels, et leur prévalence est élevée. Ils touchent 5% des hommes et 2% des femmes et peuvent atteindre jusqu’à 8% des individus en milieu spécialisé.
Les tics correspondent à des mouvements ou à des émissions vocales, par contraction musculaire soudaine, brève, intermittente et répétitive. Ils sont contrôlables transitoirement par l’individu, mais leur réalisation, elle, n’est pas volontaire. Leur réalisation dans un contexte inapproprié provoque souvent l’étonnement de l’entourage.
Apparition et évolution des tics:
Dans l’évolution chronologique classique, les premiers tics moteurs apparaissent généralement entre 5 et 7 ans, au niveau du visage pour s’étendre à la nuque puis aux épaules. Les membres supérieurs et inférieurs sont ensuite également atteints.
A contrario, le maintien voire l’aggravation de ces tics oriente vers la pathologie du syndrome Gille de la Tourette.Cliquez ici pour saisir votre texte.
Les symptômes:
- MOTEUR : il affecte un groupe musculaire, isolément : clignement des yeux, grimaces faciales, hochement de tête… mouvements brusques d’un ou des membres, imitation des mouvements d’une personne, gestes obscènes (doigt ou bras d’honneur), touchers obscènes à caractère sexuel
- VOCAL : il survient dans l’évolution des tics moteurs. Il se manifeste dans un premier temps à des émissions sonores brèves telles qu’un reniflement, un raclement de gorge ou de petits cris. L’évolution naturelle du tic vocal peut conduire à l’émission d’insultes et d’ insanités. C’est un handicap social majeur pour le patient,
- MENTAL : Il s’agit de tics sans mouvement physique mais de l’ordre d’une opération mentale que le sujet se sent obligé de réaliser, comme se rejouer un air musical en boucle sans vocalisation, compter mentalement dans sa tête sans raison.
5 exemples détaillés de prise en charge en TCC
1. Clignements des yeux répétés
Les clignements des yeux répétés font partie des tics moteurs fréquents. La personne peut cligner fortement ou rapidement des yeux, plisser les paupières, contracter le contour des yeux ou ressentir une gêne visuelle avant le tic. Ces mouvements peuvent augmenter en période de fatigue, de concentration, de stress ou lorsqu’elle se sent observée.
En TCC, le travail commence par observer les moments où le tic apparaît : devant un écran, en classe, au travail, dans les conversations, lors d’une période de tension ou avant de dormir. La personne apprend à repérer la sensation préalable : picotement, tension autour des yeux, besoin de cligner ou impression d’inconfort.
Une réponse alternative peut ensuite être entraînée, par exemple relâcher les paupières, fixer doucement un point, garder les yeux ouverts de manière naturelle quelques secondes ou adopter une posture visuelle plus stable. L’exercice est répété progressivement, d’abord dans des situations calmes, puis dans des situations plus difficiles.
Le travail peut également inclure la gestion de la fatigue visuelle, l’aménagement des temps d’écran, la réduction de l’auto-surveillance et le travail sur la gêne sociale si la personne craint que les autres remarquent le tic.
L’objectif est de diminuer l’intensité ou la fréquence du tic, mais aussi de réduire l’anxiété associée et de retrouver plus de confort dans les activités du quotidien.
2. Mouvements du visage ou grimaces
Certains tics moteurs concernent le visage : grimaces, mouvements de la bouche, froncement du nez, haussement des sourcils, contractions des joues ou mouvements de la mâchoire. Ces tics peuvent être particulièrement gênants socialement, car ils sont visibles et peuvent être mal interprétés par l’entourage.
La personne peut craindre d’être jugée, moquée ou de donner une impression qu’elle ne souhaite pas transmettre. Cette peur peut augmenter la tension et renforcer les tics, notamment dans les situations sociales.
En TCC, la prise en charge consiste à repérer les situations déclenchantes, les sensations prémonitoires et les émotions associées. La personne peut apprendre à identifier le moment où la tension monte dans le visage avant que le tic ne se produise.
Une réponse concurrente peut être mise en place, comme relâcher les muscles du visage, poser doucement les lèvres l’une contre l’autre, détendre la mâchoire ou maintenir une expression neutre pendant quelques secondes. L’objectif n’est pas de bloquer le visage, mais de proposer une réponse plus adaptée et incompatible avec le mouvement habituel.
Un travail cognitif peut également être utile pour réduire les pensées telles que : “tout le monde le voit”, “on va se moquer de moi”, “je dois absolument le cacher”. La personne apprend à reprendre confiance et à diminuer l’évitement social.
3. Haussements d’épaules, mouvements du cou ou de la tête
Les tics moteurs peuvent aussi concerner les épaules, le cou ou la tête : haussements d’épaules, rotations du cou, secousses de la tête, mouvements brusques ou tensions répétées. Ces tics peuvent provoquer une fatigue musculaire, des douleurs ou une gêne corporelle importante.
Ils peuvent augmenter lors de périodes de stress, d’effort mental, de fatigue ou lorsqu’une personne essaie fortement de les contrôler. La tension corporelle préalable peut être ressentie comme un besoin de bouger, de relâcher ou de “remettre en place” une sensation inconfortable.
En TCC, le travail commence par une observation fine : à quels moments le tic apparaît-il ? Quelle sensation le précède ? Dans quelles situations est-il plus fréquent ? Qu’est-ce qui le diminue ou l’augmente ?
L’entraînement peut inclure une réponse alternative, par exemple abaisser doucement les épaules, stabiliser la posture, relâcher les muscles du cou, maintenir la tête droite ou utiliser une respiration lente pour accompagner la détente corporelle. Cette réponse est entraînée progressivement afin de devenir plus accessible dans les moments de tension.
La prise en charge peut aussi intégrer un travail sur le stress, la posture, les pauses corporelles, la fatigue et les douleurs associées. L’objectif est de réduire l’impact du tic sur le confort physique et la vie quotidienne.
4. Tics vocaux : raclements de gorge, toux, sons ou reniflements
Les tics vocaux peuvent prendre la forme de raclements de gorge, toux brèves, reniflements, petits sons, claquements, soupirs, grognements ou répétitions sonores. Ils peuvent être confondus avec des symptômes ORL ou respiratoires, ce qui nécessite parfois un avis médical pour éliminer une cause physique.
Ces tics peuvent être très gênants dans les contextes sociaux, scolaires ou professionnels, notamment lorsque le silence est attendu : classe, réunion, salle d’attente, cinéma, repas, entretien ou moment de concentration.
En TCC, la personne apprend à repérer la sensation préalable : tension dans la gorge, picotement, besoin de tousser, pression respiratoire ou gêne sonore. Une réponse concurrente peut être proposée, comme avaler doucement, respirer par le nez, relâcher la gorge, fermer la bouche quelques secondes ou utiliser une respiration contrôlée et discrète.
Le travail se fait progressivement, en commençant par des situations peu anxiogènes. Il peut aussi inclure la réduction de l’anticipation sociale : “je vais déranger”, “tout le monde va me regarder”, “je ne vais pas pouvoir me retenir”. La TCC aide à diminuer l’auto-surveillance et à améliorer le vécu social du tic.
L’objectif est de mieux gérer les tics vocaux, de réduire leur retentissement et d’aider la personne à se sentir plus à l’aise dans les situations du quotidien.
5. Répétition de mots, phrases ou comportements liés aux tics
Certains tics peuvent inclure la répétition de mots, de syllabes, de phrases, de sons ou de comportements moteurs. Il peut aussi exister des gestes répétés, des touchers d’objets, des sauts, des mouvements des mains ou des séquences qui doivent être réalisées jusqu’à obtenir une sensation de soulagement.
La personne peut ressentir un besoin urgent de répéter, dire, toucher ou faire un mouvement particulier. Cette répétition peut parfois être confondue avec un rituel obsessionnel, mais dans les tics, elle est souvent liée à une sensation corporelle ou à une tension prémonitoire, même si les deux peuvent parfois coexister.
En TCC, le travail consiste à distinguer le tic, l’impulsion corporelle, l’habitude, l’anxiété et les éventuels rituels associés. La personne apprend à observer ce qui précède la répétition : tension, sensation d’incomplétude, stress, ennui, fatigue ou besoin de soulagement.
Une réponse alternative peut être choisie selon le tic : garder les mains posées quelques secondes, utiliser une posture incompatible, prononcer intérieurement une phrase neutre, respirer lentement, attendre avant de répéter ou déplacer l’attention vers une action volontaire.
Le travail peut aussi porter sur la tolérance à l’inconfort : apprendre que la sensation d’urgence peut monter puis redescendre sans que la personne soit obligée de réaliser immédiatement le tic ou la répétition.
L’objectif est de renforcer le sentiment de maîtrise, de réduire l’impact des répétitions et d’améliorer la qualité de vie.
Ce que travaille la TCC dans les tics
La TCC permet d’identifier le fonctionnement du tic dans le quotidien : quand il apparaît, dans quelles situations il augmente, quelles sensations le précèdent, quelles émotions l’accompagnent et quelles conséquences il entraîne.
Le travail thérapeutique peut porter sur :
- l’observation des tics et de leurs déclencheurs ;
- la reconnaissance des sensations prémonitoires ;
- la compréhension du rôle du stress, de la fatigue ou de l’attention portée aux tics ;
- la mise en place de stratégies comportementales adaptées ;
- l’entraînement à une réponse alternative incompatible avec le tic ;
- la réduction de l’évitement social ;
- le travail sur la honte, la gêne ou la peur du regard des autres ;
- l’amélioration de la qualité de vie.
Une approche fréquemment utilisée dans la prise en charge comportementale des tics est l’entraînement à l’inversion de l’habitude. Elle consiste notamment à repérer le tic et la sensation qui le précède, puis à mettre en place une réponse concurrente, c’est-à-dire un comportement volontaire, discret et incompatible avec le tic, maintenu pendant un court moment. L’objectif n’est pas de culpabiliser la personne ni de lui demander de “se retenir” brutalement, mais de lui donner des outils progressifs pour reprendre davantage de contrôle.
Tics, trouble de tics et syndrome de Gilles de la Tourette : apport de la TCC
Les tics sont des mouvements ou des sons rapides, répétitifs, involontaires ou difficiles à contrôler. Ils peuvent être moteurs, lorsqu’ils concernent le corps, ou vocaux, lorsqu’ils impliquent des sons, bruits ou mots. Les tics peuvent varier en fréquence, en intensité et en forme selon les périodes de vie, le niveau de stress, la fatigue, l’attention portée aux symptômes ou le contexte émotionnel.
Les tics ne sont pas de simples “mauvaises habitudes”. La personne peut parfois ressentir une sensation préalable, comme une tension, une gêne corporelle, une pression interne ou un besoin urgent de faire le tic. Le fait de réaliser le tic soulage momentanément cette tension, mais ce soulagement peut entretenir le mécanisme à long terme.
Les troubles de tics peuvent concerner les enfants, les adolescents ou les adultes. Ils peuvent avoir un retentissement sur la confiance en soi, les relations sociales, la vie scolaire, professionnelle ou familiale. Certaines personnes vivent également de la honte, de l’anticipation anxieuse ou de l’évitement, notamment lorsqu’elles craignent que les autres remarquent leurs tics.
La thérapie cognitive et comportementale, ou TCC, peut aider à mieux comprendre les tics, leurs déclencheurs, leurs facteurs de maintien et leur impact dans la vie quotidienne. Elle vise à développer des stratégies concrètes pour mieux les gérer, réduire leur retentissement et renforcer la confiance en soi.
Objectifs de l’accompagnement TCC
L’accompagnement TCC dans les troubles de tics vise à :
- mieux comprendre le fonctionnement des tics ;
- repérer les situations où ils augmentent ;
- identifier les sensations prémonitoires ;
- diminuer l’impact du stress et de la fatigue ;
- apprendre des réponses alternatives adaptées ;
- réduire la gêne sociale et l’évitement ;
- renforcer la confiance en soi ;
- améliorer le confort corporel ;
- développer une meilleure qualité de vie ;
- prévenir les périodes d’aggravation.
Le travail thérapeutique est progressif, concret et personnalisé. Il ne s’agit pas de demander à la personne de “se contrôler” en permanence, mais de lui permettre de mieux comprendre ses tics, d’apprendre des stratégies adaptées et de retrouver davantage de liberté dans son quotidien.
Avec un accompagnement adapté, il est possible de réduire l’impact des tics, d’améliorer le sentiment de contrôle et de mieux vivre les situations sociales, scolaires, professionnelles ou familiales.