TCC et addiction à l’alcool à Oyonnax et en visio

Le cercle de l’usage problématique d’alcool

1. Le déclencheur

Une situation ou une émotion apparaît :

  • stress ;
  • anxiété ;
  • solitude ;
  • conflit ;
  • fatigue ;
  • événement social ;
  • frustration ;
  • difficulté à dormir.

2. Les pensées automatiques

La personne peut penser :

« Un verre va me détendre. »

« J’en ai besoin pour dormir. »

« Je ne peux pas profiter de la soirée sans boire. »

« J’arrêterai demain. »

« Après cette journée, je l’ai bien mérité. »

3. La consommation

L’alcool peut procurer temporairement :

  • un relâchement ;
  • une diminution de l’anxiété ;
  • une désinhibition ;
  • une sensation de plaisir ;
  • un endormissement plus rapide ;
  • un oubli momentané des difficultés.

4. Les conséquences

Après la consommation peuvent apparaître :

  • fatigue ;
  • sommeil de mauvaise qualité ;
  • culpabilité ;
  • anxiété ;
  • conflit ;
  • difficultés professionnelles ;
  • problèmes de santé.

5. La reprise du cycle

Ces conséquences deviennent ensuite de nouveaux déclencheurs. La personne peut boire à nouveau pour se calmer, dormir, éviter la culpabilité ou atténuer des symptômes de manque.

L’addiction à l’alcool ou trouble de l’usage d’alcool

Quand la consommation devient difficile à contrôler

Boire de l’alcool occasionnellement ne signifie pas nécessairement présenter une addiction. La difficulté apparaît lorsque la consommation devient difficile à maîtriser, prend une place croissante dans le quotidien et se poursuit malgré ses conséquences sur la santé, les relations, le travail ou la vie personnelle.

Les professionnels parlent aujourd’hui de trouble de l’usage d’alcool. Ce terme désigne un continuum : certaines personnes présentent des difficultés légères ou ponctuelles, tandis que d’autres développent une dépendance plus importante.

L’alcool est une substance psychoactive, toxique et susceptible d’entraîner une dépendance. Sa consommation peut contribuer à plus de 200 maladies et problèmes de santé, notamment certains cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies du foie, les accidents et plusieurs troubles psychiques.

Une consommation régulière n’est pas toujours une dépendance

La quantité consommée est importante, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à définir une addiction.

La situation devient préoccupante lorsque la personne :

  • boit davantage ou plus longtemps que prévu ;
  • éprouve des difficultés à réduire ou à arrêter ;
  • pense fréquemment à l’alcool ;
  • organise certaines activités autour de la consommation ;
  • boit pour calmer une émotion ou réussir à fonctionner ;
  • développe une tolérance et augmente les quantités ;
  • ressent des symptômes lorsqu’elle ne boit pas ;
  • poursuit malgré des problèmes de santé, des conflits ou des difficultés professionnelles.

La majorité des dommages liés à l’alcool ne concerne d’ailleurs pas uniquement les personnes dépendantes. Une consommation ponctuellement ou durablement excessive peut déjà exposer à des risques importants.

Quelle est la fréquence de la consommation à risque en France ?

En 2024, 54,7 % des adultes âgés de 18 à 75 ans déclaraient avoir consommé de l’alcool au cours des sept jours précédents.

La même année, 22,2 % des adultes déclaraient une consommation supérieure aux repères de consommation à moindre risque au cours de la semaine précédente. Cette proportion concernait 30,3 % des hommes et 14,6 % des femmes.

Ces chiffres décrivent une consommation au-dessus des repères, et non nécessairement une dépendance.

En 2023, environ 14,9 % des adultes rapportaient au moins une alcoolisation ponctuelle importante dans le mois, et 4,5 % en rapportaient au moins une chaque semaine.

Par ailleurs, les 10 % des adultes les plus consommateurs représentaient 54 % de l’ensemble de l’alcool déclaré en France en 2021.

Les estimations précises de la dépendance ou du trouble de l’usage d’alcool varient selon les outils diagnostiques et les populations étudiées. Il est donc préférable de distinguer clairement :

  • la consommation d’alcool ;
  • le dépassement des repères à moindre risque ;
  • l’usage nocif ;
  • le trouble de l’usage d’alcool ;
  • la dépendance.

Les repères de consommation à moindre risque

Les repères français invitent à :

  • ne pas dépasser deux verres standard par jour ;
  • ne pas dépasser dix verres standard par semaine ;
  • prévoir plusieurs jours sans alcool chaque semaine.

Ces repères ne correspondent pas à une absence totale de risque. Moins on consomme, moins le risque est important. La Haute Autorité de santé recommande un repérage précoce et un accompagnement adapté à chaque personne, quelle que soit l’intensité de sa consommation.

Les signes pouvant alerter

Une consultation peut être utile lorsque plusieurs situations se répètent :

  • boire plus que prévu ;
  • ne pas réussir à respecter les limites fixées ;
  • ressentir une envie forte ou urgente de boire ;
  • avoir besoin de quantités plus importantes pour obtenir le même effet ;
  • boire dès le matin ou pour se sentir « normal » ;
  • utiliser l’alcool pour dormir, se détendre ou affronter les autres ;
  • cacher les quantités consommées ;
  • négliger les proches, le travail ou certaines responsabilités ;
  • poursuivre malgré des problèmes de santé ;
  • ressentir de la culpabilité ou de la honte ;
  • avoir déjà essayé de réduire sans y parvenir ;
  • ressentir des tremblements, des sueurs, une agitation ou une anxiété lors de l’arrêt.

Un signe isolé ne suffit pas à conclure à une dépendance. L’évaluation tient compte de la fréquence, de la perte de contrôle, des conséquences et d’éventuels symptômes de sevrage.

Les conséquences possibles

Sur la santé physique

Une consommation excessive peut affecter de nombreux organes et augmenter notamment le risque de maladies du foie, de cancers, de problèmes cardiovasculaires, de troubles neurologiques et d’accidents.

Sur la santé psychologique

L’alcool peut être associé à :

  • de l’anxiété ;
  • une humeur dépressive ;
  • de l’irritabilité ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des difficultés de mémoire ;
  • une baisse de l’estime de soi ;
  • des idées suicidaires.

Les effets peuvent fonctionner dans les deux sens : un mal-être peut favoriser la consommation, tandis que l’alcool peut aggraver ce mal-être.

Sur les relations

Les absences, les changements d’humeur, les promesses non tenues et la dissimulation peuvent provoquer :

  • des conflits ;
  • une perte de confiance ;
  • un éloignement des proches ;
  • un isolement ;
  • des difficultés parentales ou conjugales.

Sur le travail ou les études

La personne peut rencontrer :

  • des retards ou des absences ;
  • une diminution de la concentration ;
  • davantage d’erreurs ;
  • des accidents ;
  • une baisse des performances ;
  • des difficultés à conserver son emploi ou à poursuivre ses études.

 

L’apport des thérapies cognitivo-comportementales

Les thérapies cognitivo-comportementales, ou TCC, peuvent aider la personne à comprendre ce qui entretient sa consommation et à développer des réponses plus adaptées.

L’objectif thérapeutique est personnalisé. Il peut s’agir d’une diminution de la consommation, d’un arrêt, d’une prévention des rechutes ou d’une amélioration globale de la santé et de la qualité de vie. La Haute Autorité de santé recommande un accompagnement individualisé, progressif et non jugeant.

Comprendre la fonction de l’alcool

L’alcool peut servir à :

  • diminuer le stress ;
  • faciliter les relations sociales ;
  • éviter certaines émotions ;
  • trouver le sommeil ;
  • atténuer un sentiment de vide ;
  • se sentir plus confiant ;
  • supporter une difficulté personnelle ou professionnelle.

La consultation permet d’identifier ce que la consommation apporte immédiatement et ce qu’elle coûte à plus long terme.

Repérer les déclencheurs

Certaines situations augmentent particulièrement le risque de boire :

  • retour du travail ;
  • conflit ;
  • solitude du soir ;
  • repas ou événement social ;
  • disponibilité de l’alcool à domicile ;
  • fatigue ;
  • anxiété ;
  • contact avec certaines personnes ou certains lieux.

Repérer ces situations permet de mieux les anticiper et de construire des réponses personnalisées.

Prendre du recul face aux pensées automatiques

Certaines pensées entretiennent la consommation :

« Je ne peux pas me détendre autrement. »

« Un seul verre ne changera rien. »

« Il faut boire pour être à l’aise avec les autres. »

« J’ai déjà commencé, donc autant continuer. »

En thérapie, ces pensées sont examinées sans jugement afin de retrouver des choix plus conscients et plus réalistes.

Apprendre à traverser l’envie de boire

Une envie forte n’est pas nécessairement permanente.

L’accompagnement aide à reconnaître l’envie, à comprendre ce qui l’a déclenchée et à laisser son intensité diminuer sans devoir agir immédiatement.

 

Développer d’autres réponses aux émotions

Le travail thérapeutique aide à développer d’autres moyens de faire face :

  • au stress ;
  • à la solitude ;
  • à l’anxiété ;
  • à la frustration ;
  • aux difficultés relationnelles ;
  • aux problèmes de sommeil.

L’objectif n’est pas seulement de retirer l’alcool, mais de construire des solutions suffisamment solides pour qu’il ne soit plus indispensable.

Réorganiser l’environnement

Selon la situation, le travail peut porter sur :

  • les habitudes du soir ;
  • la disponibilité de l’alcool ;
  • les situations sociales à risque ;
  • l’organisation des courses ;
  • le soutien des proches ;
  • les activités alternatives ;
  • les périodes et lieux associés à la consommation.

Les changements sont construits progressivement et adaptés à la réalité de la personne.

Restaurer le sommeil et la santé

L’alcool peut faciliter l’endormissement mais perturber la qualité du sommeil.

L’accompagnement peut intégrer un travail sur le rythme de vie, les habitudes de sommeil, l’alimentation, l’activité physique et le suivi médical.

Prévenir les rechutes

Une reprise ponctuelle de la consommation ne signifie pas que tous les progrès sont perdus.

Elle peut être analysée afin de comprendre :

  • ce qui l’a déclenchée ;
  • les signes d’alerte qui n’ont pas été repérés ;
  • les stratégies qui ont manqué ;
  • les ajustements utiles pour la suite.

L’objectif est de transformer l’épisode en apprentissage plutôt qu’en preuve d’échec.

4. Utiliser l’alcool pour dormir

La personne boit le soir parce qu’elle a l’impression que l’alcool l’aide à s’endormir plus rapidement.

Cependant, même lorsque l’endormissement semble facilité, le sommeil peut devenir moins réparateur. Des réveils nocturnes, une fatigue au réveil ou une augmentation progressive des quantités peuvent apparaître.

La personne peut alors penser :

« Sans alcool, je ne dormirai pas. »

« J’en ai besoin pour arrêter de penser. »

En consultation, le travail aide à comprendre les liens entre l’alcool, l’anxiété, les habitudes du soir et les difficultés de sommeil.

L’objectif est de reconstruire progressivement un sommeil de meilleure qualité, sans dépendre de l’alcool pour s’endormir.

 

5. Reprendre après une période de progrès

Après plusieurs semaines de réduction ou d’arrêt, une situation difficile entraîne une nouvelle consommation.

Il peut s’agir d’un conflit, d’une période de stress, d’une soirée, d’un sentiment de solitude ou d’un événement imprévu.

La personne peut alors penser :

« J’ai tout gâché. »

« Je n’y arriverai jamais. »

« Puisque j’ai repris, autant continuer. »

En consultation, l’épisode est analysé sans jugement afin de comprendre ce qui l’a déclenché et ce qui a rendu la situation plus difficile.

L’objectif est de renforcer les stratégies utiles et d’éviter qu’un écart ponctuel ne se transforme en retour durable à l’ancienne consommation.

Une reprise ne supprime pas les progrès déjà réalisés. Elle peut devenir une étape d’apprentissage dans le processus de changement.

Cinq situations fréquemment travaillées en consultation

1. Boire pour se détendre après le travail

Après une journée difficile, la personne associe systématiquement la fin du travail à un verre d’alcool.

Elle peut penser :

« J’en ai besoin pour décompresser. »

« C’est le seul moment où j’arrive à relâcher la pression. »

La consommation procure un soulagement rapide, mais celui-ci reste temporaire. Avec le temps, ce rituel peut devenir automatique et les quantités consommées peuvent progressivement augmenter.

En consultation, le travail aide à comprendre ce que ce moment vient apaiser : stress, fatigue, tension, frustration ou difficulté à faire la transition entre le travail et la soirée.

L’objectif est de retrouver plusieurs moyens de se détendre, afin que l’apaisement ne dépende plus exclusivement de l’alcool.

2. Perdre le contrôle après le premier verre

La personne prévoit de boire un seul verre, mais continue ensuite malgré sa décision initiale.

Une fois la consommation commencée, elle peut avoir de plus en plus de difficultés à s’arrêter. Le lendemain, elle éprouve de la culpabilité et se promet de mieux se contrôler la prochaine fois.

Elle peut penser :

« Cette fois-ci, je vais réussir à m’arrêter. »

« J’ai déjà commencé, autant continuer. »

En consultation, le travail permet de mieux comprendre ce qui se passe après le premier verre et pourquoi les limites fixées deviennent difficiles à respecter.

L’objectif est de sortir du cycle des promesses répétées puis dépassées, et de définir une stratégie réellement protectrice et adaptée à la situation.

3. Boire pour faire face à l’anxiété sociale

La personne consomme de l’alcool avant ou pendant une rencontre pour se sentir plus à l’aise avec les autres.

Elle peut avoir l’impression que l’alcool l’aide à parler, à se détendre, à être plus intéressante ou à moins craindre le jugement.

Progressivement, elle peut finir par penser qu’elle n’est pas capable de participer à une soirée, de rencontrer de nouvelles personnes ou de prendre la parole sans boire.

En consultation, le travail porte sur l’anxiété sociale, la confiance en soi et la peur du regard des autres.

L’objectif est de retrouver la liberté de participer à une situation sociale sans devoir dépendre de l’alcool pour la supporter.


Demander un rendez-vous

Vous souhaitez être accompagné pour une consommation d’alcool devenue difficile à contrôler, une envie de boire répétée, des rechutes, une culpabilité après consommation ou une inquiétude concernant votre rapport à l’alcool ?

Florence CHATENET vous accueille au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, dans un cadre confidentiel, bienveillant et sans jugement. Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain, ou en visioconférence partout en France, ainsi que pour les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsque ce format est adapté à la situation.

La première prise de contact permet d’expliquer brièvement votre demande, vos difficultés actuelles et le type d’accompagnement recherché. Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà toutes les réponses ou d’être certain de vouloir arrêter définitivement pour demander de l’aide. Une consultation peut aussi permettre de faire le point, de mieux comprendre le fonctionnement de la consommation et de réfléchir à un changement réaliste.

En cas de consommation quotidienne importante, de signes de manque, de tremblements, de sueurs, de confusion, de malaise, de grossesse, de polyconsommation ou d’idées suicidaires, il est important de demander un avis médical ou addictologique rapidement. L’accompagnement psychologique peut alors venir en complément du suivi médical.

Comment se déroule une séance ?

Une séance commence généralement par un temps d’échange sur la situation actuelle : consommation récente, envies de boire, moments difficiles, réussites, rechutes éventuelles, émotions, sommeil, stress, contexte familial, professionnel ou relationnel.

L’objectif n’est pas de juger la personne, ni de la réduire à sa consommation. Le travail consiste à comprendre ce qui se passe avant, pendant et après l’envie de boire.

En TCC, la séance peut permettre d’identifier :

  • les situations qui déclenchent l’envie de boire ;

  • les émotions présentes avant la consommation ;

  • les pensées de permission comme “juste un verre”, “je l’ai bien mérité”, “je recommencerai demain” ;

  • les habitudes automatiques ;

  • les contextes sociaux ou solitaires à risque ;

  • les conséquences à court terme et à long terme ;

  • les stratégies déjà essayées ;

  • les ressources disponibles.

La séance peut ensuite inclure un travail concret : préparer une soirée à risque, apprendre à différer une envie, construire une réponse alternative à une pensée de permission, organiser une routine du soir sans alcool, travailler la honte, clarifier les objectifs ou préparer un plan de prévention des rechutes.

Entre les séances, de petits exercices peuvent être proposés : observer les envies, noter les déclencheurs, repérer les pensées automatiques, tester une stratégie de remplacement, préparer une phrase de refus, modifier une habitude ou suivre l’évolution de la consommation. Ces exercices sont adaptés à la personne, à son rythme et à sa situation.

Quelle prise en charge pour l’addiction à l’alcool ?

La prise en charge de l’addiction à l’alcool dépend de la situation de chaque personne : fréquence de consommation, quantité, ancienneté, signes de dépendance physique, contexte de vie, niveau de souffrance, présence d’anxiété, de dépression, de troubles du sommeil, de traumatismes, de difficultés relationnelles ou d’autres consommations.

Les TCC peuvent aider à travailler plusieurs dimensions :

Comprendre le cycle de consommation

Le travail permet d’identifier le cercle qui entretient la consommation :

stress, solitude, fatigue ou émotion difficile → envie de boire → pensée de permission → consommation → soulagement temporaire → culpabilité, fatigue ou conséquences → nouvelle envie de boire.

Comprendre ce cercle aide à intervenir plus tôt, avant que la consommation ne devienne automatique.

Gérer le craving et les envies de boire

Les envies peuvent être fortes, mais elles ne durent pas toujours avec la même intensité. La prise en charge peut aider à apprendre à différer l’envie, quitter une situation à risque, utiliser une activité incompatible, respirer, contacter une personne ressource ou relire ses raisons de changement.

Travailler les pensées de permission

Certaines pensées favorisent la rechute : “juste ce soir”, “je vais gérer”, “ce n’est pas si grave”, “j’ai déjà craqué donc autant continuer”. La TCC aide à les repérer et à construire des réponses plus protectrices.

Modifier les habitudes et l’environnement

Le travail peut porter sur les routines du soir, les courses, les repas, les soirées, les apéritifs, les moments de solitude, la présence d’alcool à domicile, les lieux à risque ou les personnes associées à la consommation.

Prévenir les rechutes

Une rechute n’efface pas le travail engagé. Elle peut être analysée pour comprendre ce qui a manqué : fatigue, stress, solitude, conflit, alcool disponible, pression sociale ou absence de stratégie. L’objectif est d’ajuster le plan de prévention et de consolider progressivement les progrès.

Travailler les émotions associées

L’alcool peut parfois servir à calmer l’anxiété, la tristesse, la colère, la honte, la culpabilité, le vide ou les ruminations. La prise en charge peut donc inclure un travail sur la régulation émotionnelle, l’estime de soi, le sommeil, l’affirmation de soi ou certaines blessures relationnelles.

Lorsque la consommation est importante ou quotidienne, lorsqu’il existe des signes de manque, une dépendance physique, une polyconsommation, une dépression sévère, des idées suicidaires ou des risques médicaux, un suivi médical ou addictologique est nécessaire. L’accompagnement TCC peut alors s’inscrire en complément, afin de soutenir le changement, prévenir les rechutes et reconstruire un quotidien plus stable.