Troubles alimentaires et problématiques liées au corps : TCC et EMDR
Les séances peuvent avoir lieu à Oyonnax ou à distance pour les personnes vivant ailleurs en France ou à l’étranger. Pour les expatriés, la visioconférence peut notamment permettre de bénéficier d’un espace thérapeutique en français, parallèlement à un suivi médical ou spécialisé local lorsque celui-ci est nécessaire.
Troubles alimentaires et problématiques liées au corps : comprendre les mécanismes et l’apport de l’EMDR et des TCC
Les troubles alimentaires et les problématiques liées au corps regroupent des difficultés durables concernant l’alimentation, le poids, l’image corporelle, le contrôle, les émotions et la relation à soi.
Ils peuvent se manifester de différentes façons :
- restriction alimentaire ;
- peur intense de prendre du poids ;
- crises alimentaires ;
- vomissements provoqués ou autres compensations ;
- hyperphagie ;
- exercice physique compulsif ;
- vérifications répétées du poids ou du corps ;
- évitement du miroir ;
- comparaison permanente avec les autres ;
- honte corporelle ;
- préoccupations envahissantes autour de l’apparence ;
- sentiment que la valeur personnelle dépend du poids ou du contrôle alimentaire.
Ces difficultés ne sont ni des caprices ni un simple manque de volonté. Elles peuvent devenir très envahissantes et avoir des conséquences physiques, psychologiques, relationnelles et sociales importantes.
La prise en charge repose souvent sur plusieurs dimensions : psychothérapie, évaluation médicale, accompagnement nutritionnel et, lorsque cela est nécessaire, suivi psychiatrique.
L’EMDR peut compléter cette prise en charge lorsque des expériences de honte, d’humiliation, de rejet, de harcèlement, de perte de contrôle ou des événements traumatiques participent au maintien du trouble.
Quelles problématiques peuvent être concernées ?
L’anorexie mentale
L’anorexie mentale peut comporter :
- une restriction alimentaire importante ;
- une peur intense de prendre du poids ;
- une préoccupation importante autour du poids et de la silhouette ;
- des comportements destinés à empêcher la prise de poids ;
- une perception très négative du corps ;
- une tendance à minimiser la gravité de la situation.
La personne peut progressivement organiser une grande partie de sa vie autour :
- des aliments ;
- des calories ;
- des pesées ;
- de l’activité physique ;
- de règles alimentaires ;
- du contrôle du corps.
La boulimie
La boulimie comporte généralement des épisodes de perte de contrôle alimentaire associés à des comportements compensatoires.
Ceux-ci peuvent prendre la forme de :
- vomissements provoqués ;
- restriction après une crise ;
- exercice physique excessif ;
- jeûne ;
- autres conduites destinées à compenser les apports alimentaires.
Après les crises, la personne peut ressentir :
- de la honte ;
- de la culpabilité ;
- du dégoût de soi ;
- une peur importante de grossir ;
- une impression d’échec.
L’hyperphagie boulimique
Dans l’hyperphagie boulimique, la personne peut présenter des épisodes au cours desquels elle mange une quantité importante avec une sensation de perte de contrôle, sans comportements compensatoires réguliers comparables à ceux de la boulimie.
La nourriture peut momentanément servir à :
- calmer le stress ;
- apaiser la tristesse ;
- réduire le vide ;
- interrompre des ruminations ;
- se réconforter ;
- se distraire ;
- diminuer une tension émotionnelle.
Les problématiques d’image corporelle
Certaines personnes présentent une souffrance importante liée à :
- leur poids ;
- leur silhouette ;
- une partie précise du corps ;
- leur apparence après une maladie ;
- une cicatrice ;
- une prise ou une perte de poids ;
- une grossesse ;
- un changement corporel lié à l’âge.
Elles peuvent :
- éviter les photographies ;
- éviter les miroirs ;
- au contraire se regarder continuellement ;
- changer plusieurs fois de vêtements ;
- comparer leur corps à celui des autres ;
- éviter les sorties ;
- rechercher continuellement des défauts ;
- demander fréquemment à être rassurées.
Le sport compulsif et le contrôle du corps
L’activité physique peut parfois devenir rigide ou compulsive.
La personne peut ressentir :
- l’obligation de faire du sport ;
- une forte culpabilité lorsqu’elle se repose ;
- le besoin de compenser un repas ;
- la peur de perdre sa condition physique ;
- la peur de prendre du poids ;
- la nécessité de respecter un nombre précis de pas ou de calories dépensées.
Le mouvement n’est alors plus seulement choisi pour le plaisir ou la santé : il devient une obligation gouvernée par l’anxiété.
Comment le trouble peut-il s’installer ?
Le fonctionnement peut être résumé ainsi :
Déclencheur → pensées rigides ou dévalorisantes → comportement alimentaire ou corporel → soulagement à court terme → conséquences physiques et émotionnelles → renforcement du trouble.
1. Les déclencheurs
Ils peuvent être :
- le stress ;
- la solitude ;
- l’ennui ;
- un conflit ;
- une remarque sur le poids ;
- une photographie ;
- le miroir ;
- une pesée ;
- un repas ;
- un vêtement ;
- un sentiment de perte de contrôle ;
- une critique ;
- un échec ;
- une rupture ;
- une humiliation.
2. Les pensées
La personne peut penser :
- « Je dois contrôler. »
- « Je ne veux que ça. »
- « Si je mange, je vais grossir. »
- « Je dois compenser. »
- « Je n’ai aucune volonté. »
- « Je suis trop grosse. »
- « Mon corps est horrible. »
- « Les autres me regardent. »
- « Si je prends du poids, je ne vaudrai plus rien. »
3. Les comportements
La personne peut :
- restreindre ;
- sauter des repas ;
- manger de manière compulsive ;
- provoquer des vomissements ;
- se peser ;
- vérifier son corps ;
- faire du sport excessivement ;
- éviter certains aliments ;
- éviter les repas avec les autres ;
- se comparer ;
- essayer de neutraliser chaque écart.
4. Le soulagement immédiat
Ces comportements peuvent momentanément apporter :
- une impression de contrôle ;
- un soulagement de l’angoisse ;
- une anesthésie émotionnelle ;
- une sensation de sécurité ;
- une diminution temporaire de la culpabilité.
Ce soulagement renforce le comportement.
5. Les conséquences
À moyen ou long terme peuvent apparaître :
- faim accrue ;
- crises ;
- fatigue ;
- irritabilité ;
- troubles du sommeil ;
- honte ;
- isolement ;
- obsessions alimentaires ;
- complications physiques ;
- renforcement des préoccupations corporelles ;
- perte de souplesse dans la vie quotidienne.
Pourquoi le corps peut-il devenir une cible de contrôle ?
Pour certaines personnes, le contrôle du corps peut donner l’impression de maîtriser ce qui semble incontrôlable ailleurs.
Il peut s’agir de :
- difficultés émotionnelles ;
- conflits ;
- insécurité ;
- perfectionnisme ;
- besoin de reconnaissance ;
- peur du rejet ;
- difficultés familiales ;
- sentiment de vide ;
- traumatismes ;
- harcèlement ;
- critiques répétées.
Le corps devient alors le lieu où la personne tente de résoudre une souffrance qui ne concerne pas uniquement l’alimentation.
L’apport possible de l’EMDR
L’EMDR n’est pas un traitement autonome des troubles alimentaires.
Il peut toutefois compléter une prise en charge lorsque des souvenirs ou expériences émotionnelles restent très activants.
1. Retraiter les souvenirs humiliants
Les cibles peuvent être :
- une remarque sur le poids ;
- une moquerie ;
- une humiliation scolaire ;
- une critique familiale ;
- un rejet amoureux ;
- une scène de pesée ;
- une consultation médicale vécue comme humiliante ;
- une photographie ;
- un commentaire sur l’apparence.
La personne peut avoir intégré une croyance comme :
- « Mon corps est honteux. »
- « Je ne suis pas acceptable. »
- « Je dois changer pour être aimée. »
Le travail EMDR peut aider à réduire la charge émotionnelle de ces scènes.
2. Travailler les traumatismes
Certaines difficultés alimentaires peuvent être associées à :
- des violences ;
- des agressions ;
- du harcèlement ;
- une maladie ;
- une hospitalisation ;
- une rupture ;
- une perte ;
- des expériences d’abandon ;
- une exposition sexuelle précoce ou traumatique.
L’EMDR peut cibler ces expériences lorsqu’elles participent au fonctionnement actuel.
3. Travailler la honte corporelle
La honte peut être déclenchée par :
- le miroir ;
- une photographie ;
- un vêtement ;
- une comparaison ;
- un regard ;
- une remarque ;
- une situation intime.
L’EMDR peut contribuer à diminuer la charge émotionnelle associée à certaines représentations corporelles.
4. Travailler le sentiment de perte de contrôle
Certaines personnes vivent les crises alimentaires ou les changements corporels comme des expériences extrêmement menaçantes.
Elles peuvent penser :
- « Je n’ai aucun contrôle. »
- « Mon corps me trahit. »
- « Je suis incapable de m’arrêter. »
- « Si je lâche le contrôle, tout va s’effondrer. »
Des événements anciens associés à une perte de contrôle peuvent parfois constituer des cibles EMDR pertinentes.
5. Préparer des situations futures
Après le retraitement de certaines cibles, le travail peut porter sur :
- manger un aliment redouté ;
- porter un vêtement ;
- aller à la plage ;
- regarder une photographie ;
- se regarder dans un miroir ;
- participer à un repas ;
- diminuer une vérification ;
- prendre un jour de repos sportif ;
- tolérer une variation du poids.
Les limites de l’EMDR
L’EMDR ne remplace pas :
- l’évaluation médicale ;
- le suivi du poids lorsque celui-ci est nécessaire ;
- la surveillance biologique ;
- la prise en charge nutritionnelle ;
- les adaptations alimentaires ;
- le traitement des complications ;
- la prise en charge psychiatrique lorsque nécessaire ;
- le travail spécifique sur les comportements alimentaires.
Dans les formes sévères, la sécurité physique est prioritaire.
4. EMDR sur les blessures émotionnelles, TCC sur la régulation émotionnelle
Les TCC peuvent aider la personne à reconnaître :
- l’émotion ;
- le déclencheur ;
- l’envie de manger ou de contrôler ;
- les pensées associées ;
- les alternatives possibles.
L’objectif est de développer d’autres moyens de régulation que la restriction, la crise ou la compensation.
5. EMDR sur les déclencheurs, TCC sur l’exposition
La TCC peut organiser une exposition progressive :
- aux aliments ;
- aux repas ;
- au miroir ;
- aux photographies ;
- aux vêtements ;
- aux sensations corporelles ;
- à l’imperfection ;
- au repos.
Pourquoi associer l’EMDR et les TCC ?
1. EMDR sur les souvenirs, TCC sur le fonctionnement actuel
L’EMDR peut traiter :
- les humiliations ;
- la honte ;
- les traumatismes ;
- les rejets ;
- les scènes de perte de contrôle.
Les TCC analysent :
- les repas ;
- les pensées ;
- les comportements ;
- les compensations ;
- les vérifications ;
- l’évitement ;
- les facteurs déclenchants.
2. EMDR sur la honte, TCC sur l’image corporelle
Les TCC peuvent aider à :
- diminuer les comparaisons ;
- réduire les vérifications ;
- travailler le miroir ;
- augmenter progressivement l’exposition corporelle ;
- remettre en question les croyances rigides ;
- élargir l’identité au-delà du poids.
3. EMDR sur le passé, TCC sur la régularité alimentaire
Une alimentation irrégulière peut favoriser :
- la faim intense ;
- les pertes de contrôle ;
- les crises ;
- les compensations.
Le travail TCC peut aider à restaurer progressivement des repères alimentaires plus réguliers et moins gouvernés par les règles rigides.
Cinq exemples détaillés
Exemple 1 : anorexie restrictive et peur de prendre du poids
Situation
Une jeune femme présente :
- une restriction importante ;
- une peur intense de grossir ;
- un contrôle quotidien du poids ;
- une activité physique excessive ;
- un évitement de certains repas ;
- une image corporelle très dévalorisante.
Elle pense :
- « Si je grossis, je ne pourrai plus me supporter. »
- « Je dois garder le contrôle. »
- « Manger est dangereux. »
- « Mon corps doit être parfaitement maîtrisé. »
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- une remarque humiliante sur le poids ;
- une scène de pesée ;
- des moqueries ;
- un rejet lié à l’apparence ;
- une critique familiale ;
- une expérience de perte de contrôle.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à réduire :
- la honte ;
- la peur associée à certaines expériences ;
- la charge émotionnelle des critiques ;
- le sentiment que la valeur personnelle dépend du contrôle.
Apport de l’EMDR associé aux TCC
Les TCC peuvent travailler :
- la régularité alimentaire ;
- les pensées rigides ;
- le perfectionnisme ;
- les règles alimentaires ;
- la peur des aliments ;
- l’exposition progressive ;
- l’image corporelle.
Objectif
Retrouver davantage de sécurité intérieure, de souplesse et une identité moins réduite au poids ou au contrôle.
Apport de l’EMDR associé aux TCC
Les TCC peuvent aider à :
- analyser le cycle crise-compensation ;
- régulariser les repas ;
- identifier les déclencheurs ;
- réduire les compensations ;
- travailler les pensées tout-ou-rien ;
- développer d’autres stratégies émotionnelles.
Objectif
Réduire progressivement le cercle :
crise → honte → compensation → restriction → nouvelle crise.
Exemple 2 : boulimie, honte et compensations
Situation
Une personne présente :
- des crises alimentaires ;
- des vomissements ;
- une forte honte ;
- un secret important autour du trouble ;
- une impression de perdre totalement le contrôle.
Elle pense :
- « Je suis dégoûtante. »
- « J’ai tout gâché. »
- « Il faut que je compense. »
- « Je dois me débarrasser de ce que j’ai mangé. »
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- une humiliation ;
- un rejet ;
- une scène où le corps a été critiqué ;
- une expérience de dégoût de soi ;
- une situation de solitude ;
- un épisode ancien de perte de contrôle.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à diminuer la honte et la charge émotionnelle de certains déclencheurs.
Exemple 3 : hyperphagie émotionnelle
Situation
Une personne mange principalement lorsqu’elle ressent :
- du stress ;
- de la tristesse ;
- un vide ;
- de l’ennui ;
- de la solitude.
Après les épisodes, elle se reproche fortement son comportement.
Elle pense :
- « Je n’ai aucune volonté. »
- « Manger est la seule chose qui me calme. »
- « Je recommence toujours. »
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- des scènes de solitude ;
- une blessure d’abandon ;
- une rupture ;
- des humiliations ;
- un souvenir où la nourriture a constitué une consolation importante ;
- une période de grande détresse.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut travailler certaines blessures émotionnelles qui activent actuellement l’envie de manger.
Apport de l’EMDR associé aux TCC
Les TCC peuvent aider à :
- différencier faim physiologique et faim émotionnelle ;
- observer l’émotion ;
- différer le passage à l’acte ;
- construire des alternatives ;
- régulariser les repas ;
- diminuer l’auto-critique ;
- restaurer des activités gratifiantes.
Objectif
Apprendre à réguler les émotions sans dépendre systématiquement de la nourriture.
Apport de l’EMDR associé aux TCC
Les TCC peuvent travailler :
- les vérifications ;
- l’évitement ;
- les comparaisons ;
- l’exposition progressive au miroir ;
- les photographies ;
- les situations sociales ;
- l’attention portée au corps.
Objectif
Pouvoir se regarder avec moins de menace et reprendre une vie sociale moins contrainte par l’apparence.
Exemple 4 : image corporelle, miroir et évitements
Situation
Une personne évite :
- les miroirs ;
- les photographies ;
- certains vêtements ;
- la plage ;
- les sorties ;
- les situations intimes.
Elle se compare continuellement aux autres et ressent une forte honte corporelle.
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- des moqueries ;
- un harcèlement scolaire ;
- des critiques familiales ;
- un rejet ;
- une scène où la personne a été photographiée ou regardée ;
- un événement ayant modifié son corps.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut aider à retraiter les souvenirs humiliants qui alimentent l’image corporelle négative.
Exemple 5 : sport compulsif et contrôle du corps
Situation
Une personne ressent l’obligation de faire du sport quotidiennement.
Elle présente :
- une peur de grossir ;
- un besoin de compenser ;
- une culpabilité lorsqu’elle se repose ;
- un exercice physique excessif ;
- une grande rigidité ;
- une difficulté à écouter la fatigue.
Elle pense :
- « Si je ne fais pas de sport aujourd’hui, je vais grossir. »
- « Je dois compenser ce repas. »
- « Me reposer est un signe de faiblesse. »
- « Mon corps doit être contrôlé. »
Cibles possibles en EMDR
Le travail peut porter sur :
- des remarques sur le poids ;
- une humiliation ;
- une comparaison douloureuse ;
- un rejet ;
- une expérience de perte de contrôle ;
- une scène où la performance physique a été fortement valorisée.
Apport de l’EMDR
L’EMDR peut travailler la honte, la peur du jugement et certaines expériences associées au besoin de contrôler le corps.
Apport de l’EMDR associé aux TCC
Les TCC peuvent travailler :
- les croyances rigides ;
- la culpabilité liée au repos ;
- l’exposition à une journée sans sport ;
- l’écoute des signaux corporels ;
- la flexibilité ;
- le rééquilibrage des activités.
Objectif
Retrouver une activité physique choisie, adaptée aux besoins du corps et moins gouvernée par la peur.
Comment se déroule la prise en charge ?
Première étape : comprendre
L’évaluation peut porter sur :
- la forme du trouble ;
- son ancienneté ;
- les habitudes alimentaires ;
- les repas ;
- les crises ;
- les compensations ;
- les pesées ;
- l’activité physique ;
- les pensées ;
- les émotions ;
- le rapport au corps ;
- les évitements ;
- le sommeil ;
- les ressources ;
- les conséquences médicales.
Évaluer la sécurité physique
Dans les troubles alimentaires, cette étape est essentielle.
Elle peut inclure :
- poids et évolution récente ;
- signes de dénutrition ;
- malaises ;
- vomissements répétés ;
- comportements purgatifs ;
- troubles cardiovasculaires ;
- fatigue importante ;
- déshydratation ;
- complications digestives ;
- état hormonal ;
- activité physique excessive.
Une coordination médicale peut être indispensable.
Construire la prise en charge
Selon les besoins, l’accompagnement peut associer :
- écoute et soutien ;
- psychoéducation ;
- suivi médical ;
- accompagnement nutritionnel ;
- TCC ;
- EMDR sur certaines cibles ;
- analyse fonctionnelle ;
- régulation émotionnelle ;
- travail sur l’image corporelle ;
- exposition progressive ;
- réduction des compensations ;
- prévention de la rechute.
Une approche progressive et personnalisée
Toutes les personnes ne nécessitent pas le même rythme ni les mêmes interventions.
La priorité peut varier selon :
- la gravité médicale ;
- l’importance de la restriction ;
- la fréquence des crises ;
- les compensations ;
- la présence d’une dépression ;
- les traumatismes ;
- le niveau d’isolement ;
- les ressources ;
- la motivation ;
- les traitements en cours.
Lorsque la sécurité physique est menacée, elle passe avant le travail EMDR.
L’objectif n’est pas d’imposer rapidement une relation parfaite avec le corps ou l’alimentation.
Il consiste progressivement à :
- sécuriser l’alimentation ;
- réduire les comportements dangereux ;
- diminuer les crises et compensations ;
- travailler les émotions ;
- réduire la honte ;
- améliorer l’image corporelle ;
- développer davantage de souplesse ;
- reconstruire une identité plus large que le poids ou l’apparence.
L’EMDR peut aider à apaiser certaines blessures émotionnelles et certains souvenirs ; les TCC permettent de transformer progressivement les pensées, les habitudes et les comportements qui entretiennent le trouble. La prise en charge vise à retrouver davantage de sécurité, de souplesse et de liberté.