TCC et trouble panique à Oyonnax et en visio
Le trouble panique se caractérise par la survenue d’attaques de panique répétées, souvent accompagnées d’une peur intense de refaire une crise. Une attaque de panique peut apparaître brutalement, avec des sensations corporelles très fortes : cœur qui s’emballe, souffle court, vertiges, oppression, tremblements, sueurs, nausées, sensation d’irréalité ou impression de perdre le contrôle.
Même lorsque la crise ne dure que quelques minutes, elle peut être vécue comme très impressionnante. Après plusieurs attaques de panique, la personne peut commencer à surveiller son corps, éviter certains lieux ou modifier son quotidien par peur qu’une nouvelle crise survienne.
Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, permettent de mieux comprendre les mécanismes du trouble panique : peur des sensations corporelles, interprétations catastrophiques, hypervigilance, comportements de sécurité, évitements et anticipation anxieuse.
Au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, Florence CHATENET propose un accompagnement orienté TCC pour les personnes confrontées au trouble panique, aux crises d’angoisse, à la peur de refaire une crise ou aux évitements associés.
Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsqu’elles souhaitent consulter en français.
5 à 30 % de la population fait une crise de panique au cours de sa vie.
La prévalence du trouble panique est d'environ 3 % avec un sex-ratio de 2 femmes pour 1 homme.
La plupart du temps le trouble panique débute chez le jeune adulte avant 30 ans.
En 2004, l'Inserm a évalué positivement l'efficacité des TCC pour le traitement de 15 troubles sur 16 étudiés. La HAS (Haute Autorité en Santé) en France et l'OMS au niveau mondial recommandent les TCC comme traitement de référence pour de nombreuses difficultés, telles que les troubles anxieux, les troubles dépressifs ou les états de stress post-traumatique.
Il s’agit d’une anxiété qui évolue par crises, caractérisée par des attaques de panique récurrentes qui associent détresse physique et psychologique. Ces attaques consistent en la survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de mort ou de catastrophe imminente et de perte de contrôle de soi. Elles durent généralement une trentaine de minutes.
Lors d’une crise, plusieurs symptômes apparaissent: des palpitations, une accélération du rythme cardiaque, de la transpiration, des tremblements, une sensation d’essoufflement ou d’étouffement, une douleur thoracique, un étourdissement ou une faiblesse, des frissons ou des bouffées de chaleur, des nausées ou des douleurs abdominales.
Ces symptômes sont parfois si importants qu’ils peuvent évoquer une crise cardiaque et entraîner une consultation aux urgences.
Des attaques de panique peuvent être prévisibles et survenir en réponse à un événement redouté, à la prise de drogues ou à un sevrage. Elles peuvent aussi se déclencher de manière inattendue, sans raison apparente.
Ces sensations vont être interprétées de façon catastrophique par la personne souffrant de Trouble Panique. Ces interprétations erronées vont augmenter l'anxiété de la personne, ce qui va renforcer la réaction physiologique d'alarme.
Les cognitions catastrosphistes classiques sont répertoriées dans le Questionnaire des Cognitions Agoraphobiques de Chambless :
- Je vais mourir, je vais m'évanouir, je vais étouffer, je vais faire une crise cardiaque, je dois avoir une tumeur cérébrale
- Je vais agir de manière ridicule Je vais devenir aveugle
- Je vais perdre le contrôle Je vais devenir fou
- Je vais faire du mal à quelqu'un
5 exemples détaillés de prise en charge en TCC
1. Peur du cœur qui s’emballe
Certaines personnes interprètent l’accélération du rythme cardiaque comme le signe d’un danger grave, comme une crise cardiaque ou un malaise imminent. Cette peur peut conduire à éviter l’effort physique, les escaliers, le sport, les émotions fortes ou les situations qui augmentent naturellement le rythme cardiaque.
En TCC, le travail consiste à comprendre que le cœur peut s’accélérer dans de nombreuses situations normales : marcher vite, monter des escaliers, ressentir une émotion, boire du café ou être stressé. Des exercices progressifs peuvent être proposés pour réapprendre à tolérer cette sensation, par exemple marcher plus rapidement, monter quelques marches ou observer son rythme cardiaque sans chercher immédiatement à le contrôler.
L’objectif est de diminuer l’interprétation catastrophique et de retrouver confiance dans les réactions naturelles du corps.
2. Peur de manquer d’air ou d’étouffer
Lors d’une attaque de panique, la respiration peut devenir plus rapide ou plus haute, donnant l’impression de manquer d’air. Cette sensation peut être très angoissante et entraîner la peur d’étouffer ou de ne plus réussir à respirer normalement.
La TCC aide à comprendre le lien entre anxiété, respiration et sensations corporelles. La personne apprend à observer sa respiration sans paniquer, à reconnaître les signes d’hyperventilation et à réduire les comportements qui entretiennent la peur, comme vérifier constamment sa respiration ou chercher à reprendre une grande inspiration.
Des exercices peuvent permettre d’apprivoiser progressivement les sensations respiratoires, dans un cadre sécurisé. L’objectif n’est pas de contrôler parfaitement sa respiration, mais d’apprendre que ces sensations peuvent être traversées et qu’elles diminuent naturellement.
3. Peur de faire une crise dans un lieu public
Le trouble panique peut entraîner la peur de faire une attaque de panique dans un magasin, une file d’attente, un transport, une salle d’attente ou un lieu où l’on se sent “coincé”. La personne peut craindre d’être vue, jugée, de ne pas pouvoir sortir ou de ne pas être aidée.
En TCC, la personne identifie les lieux redoutés et construit une progression adaptée. Par exemple : entrer quelques minutes dans un petit magasin, rester dans une file courte, prendre un transport pour une station, puis augmenter progressivement la durée ou la difficulté.
Le travail porte aussi sur les pensées : “Je vais perdre le contrôle”, “Tout le monde va me regarder”, “Je ne pourrai pas partir”. La personne apprend à rester dans la situation assez longtemps pour constater que l’anxiété peut diminuer et qu’elle peut faire face, même avec de l’inconfort.
4. Peur de s’évanouir ou de perdre le contrôle
Beaucoup de personnes souffrant de trouble panique craignent de s’évanouir, de tomber, de devenir folles ou de perdre totalement le contrôle. Cette peur peut être renforcée par des sensations de vertige, de flottement, de chaleur ou d’irréalité.
La TCC aide à distinguer la sensation de danger du danger réel. La personne apprend à repérer les interprétations anxieuses et à les remplacer par une compréhension plus réaliste : “Je ressens une forte anxiété, mais cela ne signifie pas que je vais perdre le contrôle.”
Des exercices d’exposition aux sensations peuvent être utilisés progressivement, par exemple provoquer légèrement des sensations de vertige ou d’instabilité dans un cadre thérapeutique adapté, afin d’apprendre à les tolérer sans fuir ni se rassurer immédiatement.
L’objectif est de réduire la peur des sensations et de retrouver un sentiment de maîtrise.
5. Peur de refaire une attaque de panique
Après une première attaque de panique, certaines personnes développent une peur permanente d’en refaire une. Elles deviennent très attentives à leur corps, surveillent chaque sensation et évitent tout ce qui pourrait déclencher une crise. Cette peur de la peur entretient le trouble panique.
En TCC, le travail consiste à réduire l’hypervigilance corporelle et à reprendre progressivement les activités évitées. La personne apprend à ne pas interpréter chaque sensation comme un signal d’alerte, à diminuer les vérifications et à retrouver une vie moins organisée autour de la peur.
Un accompagnement peut inclure des exercices d’observation, des expositions progressives aux sensations, un travail sur les pensées catastrophiques et une reprise graduelle des situations évitées.
L’objectif est de ne plus laisser la peur des crises diriger le quotidien et de retrouver davantage de liberté.
Ce que travaille la TCC dans le trouble panique
La TCC aide à identifier les pensées automatiques associées aux attaques de panique, comme : “Je vais faire un malaise”, “Je vais mourir”, “Je vais devenir fou”, “Je vais perdre le contrôle”, “Je ne vais pas réussir à sortir de cette situation”.
Elle permet également de mieux comprendre les sensations corporelles de l’anxiété : accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, vertiges, tensions, chaleur, tremblements ou oppression. La personne apprend progressivement que ces sensations sont inconfortables, mais qu’elles ne sont pas nécessairement dangereuses.
Un travail important porte aussi sur les comportements de sécurité : garder toujours une bouteille d’eau, s’asseoir près d’une sortie, éviter les transports, vérifier son pouls, ne sortir qu’accompagné, éviter le sport ou les lieux fermés. Ces comportements rassurent sur le moment, mais renforcent l’idée que la personne ne pourrait pas faire face sans eux.
La TCC utilise des exercices progressifs pour aider la personne à apprivoiser les sensations redoutées, réduire les évitements et reprendre confiance. Chaque étape est adaptée au rythme de la personne, dans un cadre sécurisant et bienveillant.
Objectifs de l’accompagnement
L’accompagnement TCC dans le trouble panique vise à :
- mieux comprendre les attaques de panique ;
- diminuer la peur des sensations corporelles ;
- réduire les pensées catastrophiques ;
- limiter les évitements ;
- diminuer les comportements de sécurité ;
- retrouver confiance dans son corps ;
- reprendre les activités mises de côté ;
- prévenir les rechutes.
Le travail se fait de manière progressive, collaborative et adaptée au rythme de la personne. La TCC ne vise pas à supprimer toute sensation d’anxiété, mais à apprendre à ne plus les interpréter comme dangereuses et à retrouver un sentiment de sécurité intérieure.