Tabagisme passif et animaux de compagnie

La fumée de cigarette irrite les voies respiratoires et apporte une grosse quantité de substances toxiques cancérigènes dans l’organisme du fumeur et des personnes qui l’entourent dont ses animaux de compagnie. Ce sont des  « hydrocarbures aromatiques polycycliques » (HAP) et de « nitrosamines ».

Aussi bien en respirant la fumée qu’en léchant les substances toxiques qui se sont déposées sur leurs poils, les animaux deviennent des victimes collatérales des fumeurs qui les entourent.

De manière générale, les animaux sont plus vulnérables au tabagisme passif que les humains. Brigitte Henriquez, professeure en toxicologie à l’École Vétérinaire de Maisons-Alfort, explique pour le Huffington Post, qu' "en ayant une fréquence respiratoire plus élevée que celle de l’homme, l’animal ingurgite encore plus rapidement et en plus grande quantité le gaz toxique de la fumée. » Et il serait probable que les animaux de petits gabarits (oiseaux, chiots, chatons, etc.) y soient encore plus sensibles.

Premières conséquences sur les voies respiratoires : les inflammations

Après une exposition prolongée et répétée à la fumée de cigarette, une inflammation de la gorge et des voies respiratoires de votre animal de compagnie peut se développer: toux chronique, douloureuse et fatigante pour l’animal.

Une bronchite chronique peut aussi s’installer dans les poumons de chat ou chien.

Secondes conséquences sur les voies respiratoires : les cancers

Les substances toxiques libérées par la fumée de cigarette libère semblent être responsables du développement de cancers du nez, de la gorge ou des poumons chez les chiens et les chats.
De plus, les chats sont touchés par le cancer de type « lymphome » significativement augmenté chez eux par le tabagisme passif. 

De la même manière, une étude menée chez les rongeurs et les oiseaux a montré que chez ces animaux, il y a aussi un lien entre tabagisme passif et maladies du système respiratoire.

Elles seraient aussi à l’origine d’infections cutanées et entraîneraient une hausse du risque de prise de poids après castration.

Les chats seraient d’ailleurs davantage exposés à tous ces dangers, car lorsqu’ils se lèchent pour faire leur toilette, les félins ingèreraient en plus des particules de tabac. En effet, quand l’animal se couche sur le tapis, le canapé, ou les vêtements d’un fumeur, il collecte des résidus de cigarette dans sa fourrure.