TCC, EMDR/IMO et deuil, séparation ou divorce à Oyonnax et en visio

Le deuil

Une personne sur dix expérimenterait un deuil prolongé au moins une fois dans sa vie.

Le risque est plus élevé en cas de mort dite “non-naturelle” (accident, meurtre, mort d’un enfant unique...), puisqu’il s’élève à 49%.

En tant que psychologue formé(e) aux thérapies cognitives et comportementales (TCC) et à l’EMDR, j’accompagne les personnes confrontées au deuil, à la perte ou à une séparation douloureuse.

Le deuil est une expérience profondément personnelle, qui peut provoquer une grande tristesse, de l’anxiété, de la colère, de la culpabilité, un sentiment de vide ou encore des difficultés à reprendre le cours de sa vie. Il n’existe pas une seule façon de faire son deuil, ni de durée « normale » pour traverser cette épreuve.

L’accompagnement psychologique permet d’offrir un espace d’écoute sécurisant, respectueux du rythme de chacun. Les TCC peuvent aider à mieux comprendre les pensées, émotions et comportements liés à la perte, à apaiser certaines ruminations et à retrouver progressivement des repères dans le quotidien.

L’EMDR peut également être proposée lorsque le deuil est associé à des images douloureuses, un choc, un traumatisme ou des souvenirs envahissants. Cette approche vise à aider le cerveau à retraiter les souvenirs difficiles afin qu’ils deviennent moins perturbants émotionnellement.

L’objectif de l’accompagnement n’est pas d’oublier la personne ou ce qui a été perdu, mais de permettre à chacun d’intégrer cette perte dans son histoire, de retrouver un apaisement progressif et de pouvoir avancer avec davantage de sérénité.

Le chagrin entrainé par la perte d’un être aimé est souvent très intense immédiatement après le décès de la personne et diminue progressivement avec le temps. Pour certaines personnes, le chagrin persiste et entraine des complications dans leur fonctionnement quotidien. Dans ce cas de figure, l’association américaine de psychiatrie (APA) parle de « trouble de deuil prolongé » (TDP) et le définit comme « un deuil intense et persistant qui cause des problèmes et interfère avec la vie quotidienne

». Certaines situations entraînent davantage de troubles de deuil prolongé, comme la perte d’un enfant,

Avoir perdu un proche, il y a au moins un an (six mois pour les enfants et les adolescents) ;

  • Ressentir une peine intense, un désir intense du défunt, ou se sentir préoccupé par lui, et ça presque tous les jours depuis plus d’un mois ;
  • Ressentir au moins trois symptômes parmi les suivants : perturbation de l’identité (comme si une partie de soi était morte avec le défunt), incrédulité face à la mort, le fait d’éviter tout ce qui rappelle le décès, une douleur intense en lien avec la mort du proche, des difficultés à renouer des relations avec les autres, à reprendre les activités d’avant, une absence d’émotions ou des émotions plus faibles, avoir le sentiment que la vie n’a pas de sens suite au décès, sentiment de solitude intense.

Quid lorsque le deuil se complique ?

La prise de médicaments n’est pas recommandée en cas de deuil prolongé. Des antidépresseurs peuvent néanmoins être prescrits si le deuil s’accompagne d’un trouble  dépressif  ou  si  le  patient  a  déjà  présenté  des  épisodes  dépressifs  lors d'évènements habituellement moins douloureux que le deuil (séparation, licenciement...).

En revanche, les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité pour les personnes endeuillées.

Plusieurs thérapies adaptées aux circonstances du décès existent.

Apport des TCC

Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, peuvent être très utiles dans l’accompagnement du deuil, notamment lorsque la personne se sent bloquée dans sa souffrance, envahie par des pensées douloureuses ou en difficulté pour reprendre progressivement le cours de sa vie.

Le deuil est une réaction normale face à une perte importante. Il peut s’accompagner de tristesse, de colère, de sidération, d’anxiété, de culpabilité, de sentiment d’injustice, de vide ou encore de difficultés de concentration et de sommeil. Chaque personne traverse cette épreuve à son rythme, en fonction de son histoire, du lien avec la personne disparue, des circonstances du décès et du soutien dont elle dispose.

Les TCC ne visent pas à « oublier » la personne décédée, ni à faire disparaître la tristesse normale liée à la perte. Elles permettent plutôt d’aider la personne endeuillée à mieux comprendre ce qu’elle ressent, à identifier les pensées qui entretiennent la souffrance, à réduire les conduites d’évitement et à retrouver peu à peu des repères dans son quotidien.

L’approche TCC repose sur l’idée que les pensées, les émotions, les sensations corporelles et les comportements s’influencent mutuellement. Dans le deuil, une pensée comme « je n’y arriverai jamais sans lui » peut entraîner une profonde tristesse, une sensation d’épuisement, un repli sur soi et l’arrêt de certaines activités. À l’inverse, le fait de reprendre très progressivement une activité, de parler à un proche ou de réintroduire une routine peut contribuer à réduire le sentiment d’impuissance et à restaurer un minimum de sécurité intérieure.

Le travail thérapeutique commence souvent par une phase d’écoute, de compréhension et de psychoéducation. Le psychologue aide la personne à mettre des mots sur ce qu’elle vit, à distinguer les réactions habituelles du deuil des signes d’un deuil plus compliqué, et à comprendre pourquoi certaines réactions peuvent persister. Cette étape permet souvent de diminuer le sentiment d’anormalité ou de honte : pleurer, être en colère, se sentir perdu, avoir des moments d’apaisement puis rechuter émotionnellement sont des réactions fréquentes dans un processus de deuil.

Les TCC permettent également d’identifier les pensées automatiques douloureuses qui apparaissent après la perte. Ces pensées peuvent concerner la responsabilité, l’avenir, la solitude, la valeur personnelle ou le lien au défunt. Par exemple : « je n’aurais jamais dû partir ce jour-là », « je ne pourrai plus jamais être heureux », « personne ne peut me comprendre », « si je vais mieux, cela veut dire que je l’oublie ». Ces pensées ne sont pas jugées ou rejetées ; elles sont accueillies comme l’expression d’une souffrance. Le travail consiste ensuite à les examiner avec délicatesse, à les nuancer et à construire des pensées plus justes, plus réalistes et moins culpabilisantes.

Sur le plan comportemental, les TCC s’intéressent aussi à ce que la personne évite depuis le décès. L’évitement peut concerner des lieux, des objets, des conversations, des photos, des démarches administratives, des situations sociales ou même certaines émotions. Il est compréhensible, car il protège temporairement d’une douleur trop intense. Cependant, lorsqu’il devient massif ou durable, il peut empêcher l’intégration progressive de la perte et maintenir la personne dans un état de blocage. Le psychologue peut alors proposer un travail très progressif d’exposition, toujours adapté au rythme de la personne, afin qu’elle puisse se confronter peu à peu à ce qui est douloureux sans être submergée.

Les TCC peuvent aussi aider à réduire les ruminations, c’est-à-dire les pensées répétitives autour du décès, des derniers moments, des regrets ou des questions sans réponse. Ces ruminations donnent parfois l’impression de chercher une solution ou de maintenir un lien avec la personne disparue, mais elles peuvent devenir épuisantes et empêcher le repos psychique. Le travail thérapeutique vise alors à repérer ces boucles mentales, à comprendre leur fonction, puis à introduire des stratégies concrètes pour diminuer leur fréquence et leur intensité.

Un autre apport important des TCC est l’activation comportementale. Après une perte, il est fréquent que la personne n’ait plus envie de rien, se sente coupée du monde ou perde le sens de ses activités habituelles. L’objectif n’est pas de forcer un retour rapide à la vie d’avant, mais de réintroduire progressivement des actions simples, accessibles et porteuses de repères. Cela peut concerner les soins de base, le sommeil, l’alimentation, les contacts sociaux, les sorties, les loisirs ou les activités liées aux valeurs de la personne. Ces petits pas peuvent aider à restaurer un sentiment de continuité et à diminuer l’isolement.

Les TCC accordent également une place importante aux ressources de la personne. Le psychologue peut aider à repérer ce qui apaise, ce qui soutient, ce qui donne du sens ou ce qui permet de maintenir un lien symbolique avec la personne décédée. Il peut s’agir de rituels, d’écriture, de moments de recueillement, de transmission familiale, d’engagements personnels ou d’activités qui honorent la mémoire du défunt. L’idée n’est pas de couper le lien, mais de le transformer pour qu’il devienne progressivement moins douloureux et plus intérieur.

Enfin, les TCC permettent de travailler la reconstruction après la perte. Le deuil modifie parfois profondément l’identité, les projets, les relations et la vision de l’avenir. La thérapie peut aider la personne à redéfinir ses besoins, ses limites, ses valeurs et ses priorités. Avancer ne signifie pas oublier, remplacer ou minimiser la perte. Cela signifie pouvoir continuer à vivre avec cette absence, en intégrant progressivement ce qui s’est passé dans son histoire personnelle.

 

5. Travailler la peur de trahir ou d’oublier le défunt

Certaines personnes ont peur d’aller mieux, comme si cela signifiait aimer moins la personne décédée. Elles peuvent penser :
« Si je ris, c’est que je l’oublie »,
« Si je reprends ma vie, je le trahis »,
« Je n’ai pas le droit d’être heureux sans elle. »

Les TCC permettent d’explorer ces croyances et de les assouplir.

Par exemple, le psychologue peut aider la personne à différencier l’attachement au défunt et l’intensité de la souffrance. Aimer quelqu’un ne signifie pas devoir souffrir en permanence.

La pensée peut progressivement devenir :
« Je peux continuer à aimer cette personne, à penser à elle, à l’honorer, tout en retrouvant des moments de calme ou de joie. »

Ce travail est souvent très important, car il aide la personne à construire un lien intérieur plus apaisé avec le défunt, sans rester enfermée dans la douleur.

 

5 Situations :

1. Travailler les pensées de culpabilité

Après un décès, il est fréquent que la personne endeuillée soit envahie par des pensées comme :
« J’aurais dû faire plus », « Je n’ai pas assez été présent », « Si j’avais agi autrement, cela ne serait pas arrivé ».

En TCC, le psychologue aide la personne à repérer ces pensées automatiques et à les examiner avec davantage de recul. Il ne s’agit pas de nier la douleur, mais de distinguer la responsabilité réelle de la culpabilité émotionnelle.

Par exemple, une personne peut penser :
« Je suis coupable parce que je n’ai pas appelé mon père la veille de son décès. »

Le travail thérapeutique peut consister à explorer les faits : la personne pouvait-elle prévoir le décès ? Était-elle réellement responsable de ce qui s’est passé ? Que dirait-elle à un proche vivant la même situation ?

Progressivement, la pensée peut évoluer vers une formulation plus apaisée :
« Je regrette de ne pas avoir appelé, mais je ne pouvais pas savoir. Mon absence d’appel n’a pas causé son décès. »

2. Réduire l’évitement des lieux, objets ou souvenirs

Dans le deuil, certaines personnes évitent tout ce qui rappelle le défunt : sa chambre, ses vêtements, certaines musiques, des photos, le cimetière ou des lieux partagés.

Cet évitement peut soulager à court terme, mais il entretient souvent la douleur à long terme. La personne peut se sentir prisonnière de ce qu’elle n’arrive plus à affronter.

Les TCC proposent alors une exposition progressive et respectueuse du rythme de la personne.

Par exemple, une personne n’arrive plus à entrer dans la chambre de son conjoint décédé. Le travail peut commencer par imaginer la pièce en séance, puis regarder une photo, rester quelques minutes devant la porte, entrer brièvement accompagnée, puis y retourner seule progressivement.

L’objectif n’est pas de forcer, mais d’aider le cerveau à comprendre que le souvenir est douloureux, certes, mais qu’il peut être toléré sans être submergé.

3. Apaiser les ruminations et les scénarios répétitifs

Certaines personnes endeuillées revivent sans cesse les derniers moments :
« Pourquoi cela s’est passé comme ça ? », « Et si les médecins avaient fait autrement ? », « Et si j’étais arrivé plus tôt ? »

Ces ruminations peuvent donner l’impression de chercher une réponse, mais elles maintiennent souvent la personne dans une boucle douloureuse.

En TCC, le psychologue aide à identifier ces ruminations, à comprendre leur fonction et à apprendre à les interrompre progressivement.

Par exemple, une personne passe plusieurs heures par jour à repenser aux circonstances du décès. Le thérapeute peut l’aider à mettre en place un « temps de rumination limité », par exemple 20 minutes par jour, puis à utiliser des techniques d’ancrage, de respiration ou de retour à l’activité lorsque les pensées reviennent en dehors de ce temps.

Le but n’est pas d’interdire de penser au défunt, mais de réduire l’emprise des pensées répétitives qui épuisent la personne.

4. Reprendre progressivement des activités de vie

Le deuil peut entraîner un repli important : arrêt des sorties, perte d’intérêt, isolement, difficulté à prendre soin de soi ou à maintenir une routine.

Les TCC utilisent souvent l’activation comportementale. Cela consiste à réintroduire progressivement des activités simples, réalistes et adaptées à l’état émotionnel de la personne.

Par exemple, une personne endeuillée ne sort presque plus de chez elle depuis plusieurs mois. Le travail peut commencer par de petits objectifs : ouvrir les volets chaque matin, marcher dix minutes, appeler un proche, préparer un repas, retourner dans un lieu familier.

Ces actions peuvent sembler modestes, mais elles permettent de recréer un sentiment de mouvement, de compétence et de lien avec la vie quotidienne.

L’objectif n’est pas de « tourner la page », mais de permettre à la personne de continuer à vivre tout en gardant une place intérieure pour la personne disparue.

En résumé

Les TCC apportent des outils concrets pour accompagner le deuil : elles aident à comprendre les émotions, à travailler les pensées culpabilisantes, à réduire l’évitement, à apaiser les ruminations et à reprendre progressivement contact avec la vie quotidienne.

Elles respectent le rythme de chaque personne et ne cherchent pas à effacer le chagrin, mais à permettre une intégration plus apaisée de la perte dans l’histoire de vie.

Le divorce

Le divorce est une étape de vie souvent complexe, qui marque la fin légale d’un mariage et entraîne de nombreux changements émotionnels, familiaux, relationnels et matériels. Il peut être vécu comme un soulagement, une rupture douloureuse, un échec, une libération, ou parfois tout cela à la fois.

Cette période peut provoquer de la tristesse, de la colère, de la culpabilité, de l’anxiété, un sentiment de vide, une perte de repères ou une grande fatigue psychologique. Même lorsque la décision est choisie, le divorce implique souvent un travail d’adaptation : accepter la fin d’une histoire, réorganiser le quotidien, redéfinir son identité personnelle et construire un nouvel équilibre.

Lorsque des enfants sont concernés, le divorce peut également soulever des inquiétudes autour de la coparentalité, de la communication avec l’ex-conjoint, de la préservation des liens familiaux et de la gestion des conflits.

Un accompagnement psychologique peut aider à traverser cette transition, à mettre des mots sur ce qui est vécu, à apaiser les émotions douloureuses et à retrouver progressivement des repères. L’objectif n’est pas d’effacer l’histoire vécue, mais de permettre à la personne de se reconstruire avec davantage de clarté, de stabilité et de confiance.

L’apport des TCC dans le divorce

Les Thérapies Cognitives et Comportementales, ou TCC, peuvent être particulièrement utiles dans l’accompagnement d’un divorce, car elles proposent des outils concrets pour comprendre les pensées, les émotions et les comportements qui apparaissent pendant cette période.

Dans un divorce, certaines pensées peuvent devenir très envahissantes : « je n’ai pas réussi mon couple », « je vais finir seul(e) », « tout est ma faute », « je ne m’en sortirai jamais », « mes enfants vont forcément souffrir ». Ces pensées peuvent renforcer l’anxiété, la tristesse, la culpabilité ou la colère.

Les TCC permettent d’identifier ces pensées automatiques, de les examiner avec recul et de les nuancer. Il ne s’agit pas de nier la douleur ou les difficultés, mais d’éviter que certaines interprétations trop dures ou catastrophiques maintiennent la personne dans une souffrance excessive.

Les TCC aident également à réduire les conduites d’évitement. Après un divorce, certaines personnes évitent les démarches administratives, les discussions avec l’ex-conjoint, les lieux associés à la vie de couple, les rencontres sociales ou les décisions importantes. L’évitement soulage à court terme, mais peut entretenir l’anxiété et bloquer la reconstruction.

Un travail TCC peut aussi porter sur les ruminations : repenser sans cesse aux causes de la séparation, aux disputes, aux regrets, aux responsabilités ou aux scénarios possibles. Le psychologue aide alors la personne à sortir progressivement de ces boucles mentales et à retrouver une capacité d’action.

Enfin, les TCC soutiennent la reconstruction personnelle. Elles peuvent aider à réintroduire des activités, restaurer l’estime de soi, clarifier ses besoins, poser des limites, améliorer la communication et construire de nouveaux projets de vie.

 

4. Reprendre progressivement des activités et du lien social

Après un divorce, certaines personnes se replient sur elles-mêmes. Elles sortent moins, voient moins leurs proches, perdent confiance en elles ou abandonnent certaines activités qui faisaient partie de leur équilibre.

Les TCC utilisent l’activation comportementale pour réintroduire progressivement des actions simples, utiles ou agréables. Il ne s’agit pas de « passer à autre chose » trop vite, mais de remettre du mouvement dans le quotidien.

Par exemple, une personne peut commencer par marcher dix minutes, appeler un ami, reprendre une activité physique douce, réorganiser son espace de vie, accepter une invitation courte, ou planifier un moment agréable dans la semaine.

Ces petits pas permettent de diminuer l’isolement, de restaurer un sentiment de compétence et de rappeler à la personne qu’elle peut reconstruire une vie personnelle en dehors de l’ancien couple.

5. Se reconstruire après la rupture

Le divorce peut bouleverser l’identité : « qui suis-je sans ce couple ? », « qu’est-ce que je veux maintenant ? », « quelles sont mes limites ? », « de quoi ai-je besoin pour me sentir respecté(e) ? ».

Les TCC peuvent accompagner ce travail de reconstruction en aidant la personne à clarifier ses valeurs, ses besoins, ses ressources, ses limites et ses projets.

Par exemple, une personne peut réaliser qu’elle a longtemps mis ses besoins de côté dans la relation. Le travail thérapeutique peut l’aider à identifier ce qu’elle souhaite préserver à l’avenir : communication plus saine, respect mutuel, autonomie, sécurité émotionnelle, équilibre familial ou temps pour soi.

L’objectif n’est pas de nier l’histoire passée, mais d’en tirer des apprentissages pour avancer avec davantage de conscience, de confiance et de stabilité.

Cinq exemples détaillés d’apports des TCC dans le divorce

1. Travailler les pensées de culpabilité

Après un divorce, il est fréquent de se sentir coupable. La personne peut penser : « j’ai détruit ma famille », « je n’ai pas assez fait d’efforts », « tout est de ma faute », ou encore « mes enfants m’en voudront toujours ».

En TCC, le psychologue aide à repérer ces pensées automatiques et à les examiner avec bienveillance. Le travail consiste à distinguer ce qui relève d’une responsabilité réelle, de regrets compréhensibles, ou d’une culpabilité excessive.

Par exemple, une personne peut penser : « Si mon couple s’est terminé, c’est uniquement parce que je n’ai pas su aimer correctement. »
Le travail thérapeutique peut aider à explorer l’histoire du couple, les responsabilités partagées, les contextes, les limites de chacun et les efforts déjà fournis.

La pensée peut progressivement devenir : « J’ai ma part dans cette histoire, mais je ne suis pas seul(e) responsable de la fin du couple. Je peux apprendre de cette expérience sans me condamner. »

2. Apaiser la peur de l’avenir

Le divorce peut créer une forte anxiété face à l’avenir : peur de vivre seul(e), peur de ne pas gérer financièrement, peur de ne pas retrouver une stabilité, peur de l’impact sur les enfants ou peur de ne plus jamais refaire confiance.

Les TCC permettent de repérer les scénarios catastrophes et de les transformer en problèmes concrets à traiter étape par étape.

Par exemple, une personne peut penser : « Je ne vais jamais m’en sortir seul(e). »
Le thérapeute peut aider à préciser ce qui fait peur : le logement, les finances, les enfants, les démarches, la solitude. Chaque difficulté peut ensuite être découpée en actions plus petites et plus réalistes.

La pensée peut évoluer vers : « La situation est difficile, mais je peux avancer étape par étape, demander de l’aide et mettre en place des solutions concrètes. »

3. Réduire les conflits et les réactions impulsives

Un divorce peut réveiller beaucoup de colère, d’injustice ou de frustration. Certaines personnes répondent impulsivement aux messages, entrent dans des disputes répétées ou se sentent rapidement débordées par les échanges avec l’ex-conjoint.

Les TCC peuvent aider à identifier les déclencheurs émotionnels et à mettre en place des stratégies de régulation : faire une pause avant de répondre, différer un message, respirer, reformuler, revenir aux faits, ou préparer à l’avance certaines réponses.

Par exemple, une personne reçoit un message de son ex-conjoint et pense immédiatement : « Il/elle cherche encore à me provoquer. » Cette pensée déclenche de la colère et une réponse agressive.

Le travail thérapeutique peut consister à ralentir la réaction : lire le message plus tard, distinguer les faits de l’interprétation, répondre uniquement au sujet concret, et éviter d’alimenter le conflit.

L’objectif est de préserver son équilibre émotionnel et, lorsque des enfants sont concernés, de favoriser une communication plus stable autour de leurs besoins.

Séparation de couple

La séparation de couple est une étape de vie souvent douloureuse, qui marque la fin d’une relation amoureuse. Elle peut être choisie, subie, progressive ou brutale. Même lorsqu’elle semble nécessaire, elle peut provoquer un bouleversement émotionnel important.

Une séparation peut faire émerger de nombreuses émotions : tristesse, colère, culpabilité, sentiment d’échec, anxiété, solitude, manque, incompréhension ou perte de repères. La personne peut également se questionner sur ce qu’elle a vécu, sur ce qu’elle aurait pu faire autrement, ou sur son avenir affectif.

La séparation ne concerne pas uniquement la fin d’un lien amoureux. Elle touche aussi les habitudes, les projets communs, l’image de soi, le quotidien, les relations sociales et parfois la famille. Il peut être nécessaire de réapprendre à vivre autrement, à retrouver une place pour soi et à reconstruire progressivement un nouvel équilibre.

Un accompagnement psychologique peut aider à traverser cette période avec davantage de clarté. Il permet de mettre des mots sur ce qui est vécu, de comprendre les émotions, de prendre du recul sur l’histoire relationnelle et de retrouver progressivement confiance en soi.

L’objectif n’est pas d’effacer la relation passée, mais de pouvoir l’intégrer dans son histoire personnelle, en tirant des apprentissages et en retrouvant une stabilité intérieure.

L’apport des TCC dans la séparation de couple

Les Thérapies Cognitives et Comportementales, ou TCC, peuvent être particulièrement utiles dans l’accompagnement d’une séparation de couple, car elles proposent des outils concrets pour comprendre ce qui se passe sur le plan émotionnel, cognitif et comportemental.

Après une rupture, certaines pensées peuvent devenir envahissantes : « je ne serai plus jamais aimé(e) », « je suis nul(le) en amour », « j’ai tout gâché », « je n’arriverai pas à vivre sans lui/elle », « je vais rester seul(e) ». Ces pensées peuvent renforcer la tristesse, l’anxiété, la culpabilité, la colère ou le repli sur soi.

Les TCC permettent d’identifier ces pensées automatiques, de les examiner avec recul et de les nuancer. Il ne s’agit pas de nier la douleur de la séparation, mais d’éviter que certaines interprétations trop dures, catastrophiques ou culpabilisantes entretiennent la souffrance.

Les TCC aident également à repérer les comportements qui maintiennent la difficulté : éviter certains lieux, surveiller les réseaux sociaux de l’ex-partenaire, relire d’anciens messages, s’isoler, repousser les démarches pratiques, ou au contraire chercher sans cesse à reprendre contact malgré la souffrance.

Le travail thérapeutique peut aussi porter sur les ruminations. Après une séparation, il est fréquent de repenser sans cesse aux causes de la rupture, aux disputes, aux souvenirs, aux regrets ou aux scénarios possibles. Les TCC aident à limiter ces boucles mentales afin de retrouver de l’espace psychique et de l’énergie.

Enfin, les TCC soutiennent la reconstruction personnelle. Elles peuvent aider à reprendre progressivement des activités, restaurer l’estime de soi, clarifier ses besoins, poser des limites, identifier ses valeurs relationnelles et reconstruire une vie personnelle en dehors de l’ancien couple.

4. Reprendre progressivement des activités et du lien social

La séparation peut entraîner un repli important : moins de sorties, perte d’envie, isolement, abandon d’activités ou difficulté à se projeter.

Les TCC utilisent l’activation comportementale pour réintroduire progressivement des actions simples, utiles ou agréables.

Par exemple, une personne peut commencer par marcher dix minutes, reprendre contact avec un ami, cuisiner un repas, ranger un espace de vie, faire une activité physique douce ou accepter une invitation courte.

Ces petits pas permettent de diminuer l’isolement, de restaurer un sentiment de compétence et de rappeler à la personne qu’elle peut exister en dehors de l’ancien couple.

L’objectif n’est pas de « passer à autre chose » trop vite, mais de remettre progressivement du mouvement dans le quotidien.

5. Clarifier ses besoins et ses limites

Une séparation peut être l’occasion de mieux comprendre ce qui a manqué dans la relation, ce qui a blessé, ce qui était important, et ce que la personne souhaite préserver ou changer dans ses relations futures.

Les TCC peuvent aider à identifier les besoins affectifs, les limites personnelles, les valeurs relationnelles et les schémas répétitifs.

Par exemple, une personne peut réaliser qu’elle acceptait souvent des situations qui ne lui convenaient pas par peur d’être quittée. Le travail thérapeutique peut l’aider à repérer ses limites, à apprendre à les exprimer, et à mieux identifier ce qui est important pour elle : respect, communication, sécurité émotionnelle, autonomie, réciprocité.

La pensée peut évoluer vers : « J’ai le droit d’avoir des besoins et des limites. Une relation saine ne demande pas de m’oublier pour être aimé(e). »

Ce travail permet de se reconstruire après la séparation et d’avancer avec davantage de conscience de soi.

Cinq exemples détaillés d’apports des TCC dans la séparation de couple

1. Travailler le sentiment d’échec

Après une séparation, il est fréquent de penser : « j’ai raté ma relation », « je suis incapable d’aimer correctement », « je ne suis pas fait(e) pour être en couple », ou encore « cette rupture prouve que je ne vaux pas grand-chose ».

En TCC, le psychologue aide la personne à repérer ces pensées automatiques et à les examiner avec bienveillance. Le travail consiste à distinguer la fin d’une relation de la valeur personnelle.

Par exemple, une personne peut penser : « Si cette relation s’est terminée, c’est que je suis un échec. »
Le travail thérapeutique peut l’aider à explorer les circonstances de la relation, les besoins de chacun, les incompatibilités, les efforts fournis et les limites rencontrées.

La pensée peut progressivement devenir : « Cette relation s’est terminée, mais cela ne définit pas ma valeur. Je peux apprendre de cette expérience et mieux comprendre mes besoins. »

2. Apaiser la peur de l’abandon

Une séparation peut réveiller une peur intense de l’abandon ou de la solitude. La personne peut penser : « personne ne restera jamais avec moi », « je vais finir seul(e) », « je ne serai plus jamais aimé(e) ».

Les TCC permettent d’identifier ces scénarios douloureux et de les confronter à des éléments plus réalistes. Le psychologue aide à distinguer la douleur actuelle de la prédiction de l’avenir.

Par exemple, une personne peut ressentir une angoisse très forte en se disant : « Si cette personne est partie, c’est que tout le monde finira par m’abandonner. »
Le travail peut consister à rechercher les preuves pour et contre cette pensée, à repérer les relations stables existantes et à renforcer le sentiment de sécurité intérieure.

La pensée peut évoluer vers : « Cette séparation me fait souffrir, mais elle ne signifie pas que je serai toujours abandonné(e). Je peux construire des liens différents à l’avenir. »

3. Réduire les ruminations sur l’ex-partenaire

Après une rupture, certaines personnes repensent sans cesse à leur ex-partenaire : les derniers échanges, les souvenirs, les disputes, les signes qu’elles n’auraient pas vus, ou ce qu’elles auraient dû dire ou faire.

Ces ruminations peuvent donner l’impression de chercher une réponse, mais elles maintiennent souvent la personne dans une souffrance répétitive.

En TCC, le thérapeute aide à repérer ces boucles mentales, à comprendre leur fonction et à mettre en place des stratégies pour les limiter.

Par exemple, une personne peut passer plusieurs heures par jour à relire d’anciens messages ou à analyser les réseaux sociaux de son ex-partenaire. Le travail peut consister à réduire progressivement ces comportements, à instaurer des temps sans vérification, à utiliser des techniques d’ancrage et à réorienter l’attention vers des activités concrètes.

L’objectif n’est pas d’interdire de penser à la relation, mais de diminuer l’emprise des pensées répétitives et de retrouver davantage de calme intérieur.

 

Quelle prise en charge pour un deuil, une séparation ou un divorce ?

La prise en charge d’un deuil, d’une séparation ou d’un divorce commence par une évaluation précise de la situation : nature de la perte, ancienneté, contexte, brutalité, niveau de soutien, sommeil, anxiété, humeur, ruminations, culpabilité, colère, enfants concernés, démarches en cours, sécurité actuelle, ressources disponibles et besoins prioritaires.

L’accompagnement TCC vise à comprendre ce que la perte a bouleversé, mais aussi ce qui entretient la souffrance aujourd’hui : ruminations, évitement, isolement, culpabilité, colère, surveillance de l’ex-partenaire, idéalisation, perte de repères, peur de l’avenir, dépendance affective ou difficulté à reprendre des activités.

La prise en charge peut inclure :

  • une psychoéducation sur le deuil, la perte et l’attachement ;
  • une analyse du cercle de la souffrance ;
  • un travail sur les ruminations ;
  • un travail sur la culpabilité ;
  • une régulation émotionnelle ;
  • une diminution des comportements de surveillance ;
  • un travail sur la dépendance affective si nécessaire ;
  • une reprise progressive d’activités ;
  • une reconstruction des repères ;
  • un travail sur le sommeil ;
  • une clarification des valeurs ;
  • un travail sur les limites ;
  • une préparation des démarches ou dates difficiles ;
  • un soutien à la parentalité en contexte de séparation ;
  • une prévention de l’isolement ;
  • une prévention de la dépression associée ;
  • une prévention des rechutes émotionnelles ;
  • une orientation médicale, juridique ou sociale si nécessaire.

Lorsque la perte, la rupture ou le divorce est associé à un événement traumatique, un travail EMDR/IMO peut être envisagé : annonce brutale, décès violent, suicide, accident, hospitalisation, découverte du corps, scène de rupture, trahison, humiliation, violence, emprise ou procédure très éprouvante.

Le travail ne vise pas à oublier, à remplacer ou à minimiser ce qui s’est passé. Il vise à aider la personne à traverser la perte, à diminuer l’emprise de la douleur sur le présent, à retrouver des repères et à reconstruire progressivement une vie possible.

En cas d’idées suicidaires, de danger immédiat, de violences actuelles, de mise en danger, de dépression sévère, de consommation importante de substances ou d’impossibilité à rester en sécurité, un avis médical, psychiatrique ou une aide d’urgence est indispensable.

Quand consulter après un deuil, une séparation ou un divorce ?

Il peut être utile de consulter lorsque la perte prend trop de place dans les pensées, les émotions, le corps, les relations ou l’organisation du quotidien.

Vous pouvez demander un accompagnement si vous observez :

  • une tristesse intense ou persistante ;
  • une douleur qui ne diminue pas avec le temps ;
  • des ruminations constantes ;
  • une culpabilité importante ;
  • une colère envahissante ;
  • un sentiment d’injustice ;
  • une anxiété importante ;
  • une peur de la solitude ;
  • une dépendance affective ;
  • une difficulté à couper le lien ;
  • une surveillance de l’ex-partenaire ;
  • un évitement des lieux, objets ou souvenirs ;
  • une difficulté à faire les démarches ;
  • un isolement ;
  • une perte d’élan ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une perte ou augmentation de l’appétit ;
  • une difficulté à travailler ;
  • une difficulté à s’occuper des enfants ;
  • une impression de ne plus être vous-même ;
  • une douleur traumatique liée à l’annonce, la rupture ou le décès ;
  • des idées noires ou des idées suicidaires.

Consulter ne signifie pas que vous faites mal votre deuil ou que vous devriez déjà aller mieux. Une perte importante peut nécessiter du temps, du soutien et un espace pour comprendre ce qui se passe intérieurement.

Il est important de consulter rapidement un médecin, un psychiatre ou les urgences en cas d’idées suicidaires, de danger immédiat, de violences actuelles, de mise en danger, de dépression sévère, de crise aiguë, de symptômes physiques inquiétants, de consommation importante de substances ou d’impossibilité à rester seul en sécurité.

En France, en cas d’idées suicidaires, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, accessible 24 h/24 et 7 j/7.

Prendre rendez-vous pour un deuil, une séparation ou un divorce

Vous traversez un deuil, une séparation, une rupture ou un divorce ? Vous vous sentez triste, en colère, coupable, perdu, anxieux, isolé ou incapable de vous projeter ? Vous ruminez, vous surveillez votre ex-partenaire, vous avez du mal à dormir ou vous avez l’impression que votre vie s’est arrêtée ?

Florence CHATENET vous accueille au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, dans un cadre confidentiel, bienveillant et structuré, pour un accompagnement TCC du deuil, de la séparation, du divorce, de la rupture affective et de la reconstruction.

Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain et le Haut-Bugey, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsque ce format est adapté à la situation clinique et compatible avec la législation en vigueur dans le pays de résidence.

La première séance permet de faire le point sur votre situation : nature de la perte, contexte, ancienneté, émotions actuelles, sommeil, anxiété, humeur, ruminations, culpabilité, colère, enfants concernés, démarches en cours, sécurité actuelle, ressources disponibles et besoins prioritaires.

L’accompagnement vise progressivement à mieux comprendre le vécu de la perte, réduire les ruminations, travailler la culpabilité, traverser les émotions, retrouver des repères, préserver le sommeil, reprendre des activités et reconstruire une vie possible.

Lorsque certains souvenirs restent très chargés émotionnellement, un travail EMDR/IMO peut être envisagé après une phase de stabilisation et une évaluation adaptée.

Pour prendre rendez-vous, vous pouvez contacter le Cabinet Flora Mentis — Florence CHATENET à Oyonnax afin de convenir d’un premier échange en présentiel ou en visio.

En cas d’idées suicidaires, de danger immédiat, de violences actuelles, de mise en danger, de dépression sévère, de crise aiguë, de consommation importante de substances ou d’impossibilité à rester en sécurité, il est indispensable de contacter un médecin, les services d’urgence ou le 3114 en France.