TCC et addiction au travail à Oyonnax et en visio

L’addiction au travail, parfois appelée workaholisme, correspond à un rapport au travail devenu excessif, difficile à contrôler et source de souffrance. La personne peut travailler beaucoup, penser au travail en permanence, avoir du mal à s’arrêter, culpabiliser lorsqu’elle se repose, accepter une surcharge importante ou se sentir utile uniquement lorsqu’elle est productive.

Le travail peut alors prendre une place centrale au détriment du sommeil, de la santé, de la vie familiale, du couple, des loisirs, du corps, des émotions et du repos. La personne peut avoir l’impression de ne jamais en faire assez, même lorsqu’elle est déjà épuisée.

Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, permettent de mieux comprendre les mécanismes qui entretiennent l’addiction au travail : perfectionnisme, peur de décevoir, besoin de contrôle, culpabilité, difficulté à poser des limites, évitement émotionnel, recherche de reconnaissance, anxiété de performance et croyances autour de la valeur personnelle.

Au Cabinet Flora Mentis à Oyonnax, Florence CHATENET propose un accompagnement orienté TCC pour les personnes confrontées au surinvestissement professionnel, à l’addiction au travail, au stress chronique, à l’épuisement, au burn-out ou à la difficulté à retrouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les séances peuvent avoir lieu en présentiel à Oyonnax, dans l’Ain, ou en visioconférence partout en France. La visio permet également d’accompagner les expatriés et les personnes francophones vivant à l’étranger, lorsqu’elles souhaitent consulter en français.

Les conséquences possibles

Sur la santé physique

Le surinvestissement professionnel peut entraîner :

  • un manque de sommeil ;
  • une fatigue persistante ;
  • des tensions musculaires ;
  • des maux de tête ;
  • des troubles digestifs ;
  • une diminution de l’activité physique ;
  • une négligence des soins médicaux ;
  • une augmentation du risque d’épuisement.

Sur la santé psychologique

La personne peut ressentir :

  • une anxiété importante ;
  • de l’irritabilité ;
  • une baisse de l’humeur ;
  • une perte progressive du plaisir ;
  • un sentiment permanent d’urgence ;
  • une difficulté à se détendre ;
  • une baisse de l’estime de soi lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes.

L’addiction au travail peut également favoriser ou aggraver un état d’épuisement professionnel.

Sur les relations

Les proches peuvent avoir le sentiment que le travail passe toujours en premier.

Les absences, les interruptions constantes et la difficulté à être pleinement disponible peuvent entraîner :

  • des conflits conjugaux ou familiaux ;
  • une perte de proximité ;
  • un isolement progressif ;
  • un sentiment de négligence chez les proches ;
  • une diminution des activités partagées.

Sur le travail lui-même

Travailler davantage ne garantit pas une meilleure efficacité.

La fatigue, le perfectionnisme et la difficulté à hiérarchiser peuvent provoquer :

  • une augmentation des erreurs ;
  • une baisse de la créativité ;
  • des décisions plus lentes ;
  • une difficulté à déléguer ;
  • une baisse de la qualité du travail ;
  • une perte de motivation à long terme.

Quand l’investissement professionnel devient une contrainte

Travailler beaucoup, aimer son métier ou traverser une période professionnelle intense ne signifie pas nécessairement présenter une addiction au travail.

La difficulté apparaît lorsque le travail devient une préoccupation constante et une obligation intérieure difficile à contrôler. La personne continue à travailler au-delà de ce qui est nécessaire, même lorsque cela nuit à son sommeil, à sa santé, à ses relations ou à sa vie personnelle.

On parle alors d’addiction au travail, de dépendance au travail ou de workaholisme.

Ce fonctionnement ne se résume pas au nombre d’heures effectuées. Il se caractérise surtout par une pression intérieure persistante, une difficulté à s’arrêter et la poursuite du travail malgré ses conséquences négatives.

L’addiction au travail ne constitue pas actuellement un diagnostic médical autonome. Elle est néanmoins étudiée comme une forme possible d’addiction comportementale.

Engagement professionnel ou addiction au travail ?

Une personne très engagée peut travailler intensément tout en conservant une certaine liberté. Elle reste généralement capable de se reposer, de profiter de ses proches et de ralentir lorsque sa santé ou la situation l’exigent.

Dans l’addiction au travail, la personne se sent obligée de rester active. Elle peut éprouver de la culpabilité, de l’anxiété ou un sentiment d’inutilité lorsqu’elle ne travaille pas.

Le travail n’est alors plus seulement une activité importante ou satisfaisante. Il devient le principal moyen de se sentir compétent, reconnu, rassuré ou en contrôle.

Quelle est la prévalence de l’addiction au travail ?

La fréquence exacte de l’addiction au travail reste difficile à établir. Les études n’utilisent pas toujours les mêmes critères ni les mêmes questionnaires.

Selon les recherches internationales, environ 5 % à 15 % des travailleurs pourraient présenter un risque significatif d’addiction au travail. Certaines études retrouvent des taux plus élevés dans des populations particulièrement exposées.

Le risque peut notamment être plus important chez :

  • les personnes occupant des postes à fortes responsabilités ;
  • les travailleurs indépendants ;
  • les dirigeants et les cadres ;
  • les professionnels évoluant dans un environnement très compétitif ;
  • les personnes perfectionnistes ;
  • les personnes dont l’estime de soi dépend fortement des résultats professionnels ;
  • les personnes confrontées à une charge de travail durablement excessive.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence. Ils correspondent souvent à un risque repéré par un questionnaire et non à un diagnostic clinique confirmé.

Les signes pouvant alerter

Une consultation peut être envisagée lorsque plusieurs situations se répètent :

  • penser au travail presque en permanence ;
  • travailler beaucoup plus longtemps que prévu ;
  • consulter ses messages professionnels pendant les repas, les soirées ou les congés ;
  • éprouver des difficultés à déléguer ;
  • ressentir de la culpabilité lorsqu’on se repose ;
  • travailler pour diminuer une anxiété ou éviter une émotion ;
  • négliger le sommeil, les loisirs ou les relations ;
  • devenir irritable lorsqu’il est impossible de travailler ;
  • se fixer des objectifs toujours plus exigeants ;
  • ne jamais avoir le sentiment d’en avoir fait assez ;
  • poursuivre malgré une fatigue, une douleur ou des conflits ;
  • tenter de ralentir sans y parvenir.

Un signe isolé ne suffit pas à conclure à une addiction. L’évaluation porte surtout sur la perte de contrôle, la rigidité du comportement et ses conséquences.

Le cercle de l’addiction au travail

1. Le déclencheur

Une situation ou une émotion apparaît :

  • peur de l’échec ;
  • sentiment d’insuffisance ;
  • charge de travail importante ;
  • besoin de reconnaissance ;
  • conflit personnel ;
  • ennui ;
  • incertitude ;
  • demande professionnelle perçue comme urgente.

2. Les pensées automatiques

La personne peut penser :

« Je dois finir avant de pouvoir me reposer. »

« Personne ne le fera aussi bien que moi. »

« Si je ralentis, on verra que je ne suis pas à la hauteur. »

« Je n’en ai pas encore fait assez. »

« Je réponds seulement à ce dernier message. »

3. Le travail excessif

Le fait de travailler apporte temporairement :

  • un sentiment de contrôle ;
  • une impression d’efficacité ;
  • une réduction de l’anxiété ;
  • une sensation de sécurité ;
  • une forme de reconnaissance ou de valorisation.

4. Les conséquences

La fatigue augmente. Le sommeil, les relations et les loisirs sont négligés.

La personne peut également ressentir de la culpabilité parce qu’elle n’est jamais suffisamment disponible ailleurs.

5. La reprise du cycle

La culpabilité, l’anxiété et l’accumulation des tâches deviennent de nouveaux déclencheurs.

La personne travaille davantage pour retrouver une impression de maîtrise, ce qui entretient progressivement le cercle.

L’apport des thérapies cognitivo-comportementales

Les thérapies cognitivo-comportementales, ou TCC, peuvent aider à comprendre les mécanismes qui entretiennent l’addiction au travail et à retrouver une relation professionnelle plus libre.

L’objectif n’est pas de diminuer l’ambition, l’investissement ou le sens des responsabilités.

Il s’agit de pouvoir travailler sans être constamment gouverné par la peur, la culpabilité ou une obligation intérieure devenue épuisante.

Comprendre la fonction du travail

Le travail excessif peut remplir différentes fonctions :

  • se rassurer sur sa valeur ;
  • obtenir de la reconnaissance ;
  • éviter une émotion difficile ;
  • contrôler l’incertitude ;
  • fuir les conflits ou la solitude ;
  • réduire la peur de l’échec ;
  • maintenir une image de personne indispensable ;
  • ne pas ressentir le vide pendant les périodes de repos.

La consultation permet de mieux comprendre ce que le travail apporte à court terme et ce qu’il coûte progressivement à la personne.

Repérer les règles devenues trop rigides

Certaines règles intérieures entretiennent le surinvestissement :

« Je dois toujours être disponible. »

« Me reposer est une perte de temps. »

« Une erreur serait inacceptable. »

« Je dois tout contrôler. »

« Dire non montre que je ne suis pas motivé. »

Le travail thérapeutique aide à prendre du recul face à ces règles et à retrouver davantage de souplesse.

Travailler le perfectionnisme

La personne peut consacrer beaucoup de temps à vérifier, corriger ou recommencer une tâche.

Elle éprouve des difficultés à décider qu’un travail est suffisamment bon et peut repousser sa finalisation par peur de l’imperfection.

L’accompagnement aide à distinguer la recherche de qualité d’une exigence devenue épuisante et contre-productive.

Apprendre à interrompre le travail

S’arrêter peut provoquer une forte tension intérieure.

La personne peut craindre :

  • d’oublier une tâche ;
  • de perdre du temps ;
  • d’être mal jugée ;
  • de ne plus être considérée comme indispensable ;
  • de laisser apparaître une erreur.

En consultation, elle apprend progressivement à tolérer cette tension et à découvrir qu’elle peut diminuer sans reprendre immédiatement son activité.

Retrouver des limites plus claires

Le télétravail, les smartphones et les outils de communication professionnelle peuvent rendre la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle particulièrement difficile.

L’accompagnement peut aider à définir :

  • des horaires plus précis ;
  • des temps sans messagerie professionnelle ;
  • des périodes de repos réellement protégées ;
  • des règles concernant les soirées et les week-ends ;
  • une meilleure hiérarchisation des urgences ;
  • une organisation plus réaliste des tâches.

Les changements sont adaptés au métier, au niveau de responsabilité et aux contraintes réelles de la personne.

 

Mieux gérer les émotions

Le travail peut devenir une manière de ne pas ressentir l’anxiété, la tristesse, la solitude ou le doute.

La consultation permet de développer d’autres réponses aux émotions, afin que l’activité professionnelle ne soit plus le seul moyen de retrouver un sentiment de sécurité ou de valeur.

Reconstruire une estime de soi plus large

Certaines personnes finissent par évaluer leur valeur uniquement à travers leurs résultats, leur productivité ou la reconnaissance professionnelle.

Le travail thérapeutique vise à reconstruire une identité plus large, fondée également sur :

  • les relations ;
  • les valeurs ;
  • les qualités personnelles ;
  • les loisirs ;
  • les compétences non professionnelles ;
  • les projets personnels ;
  • la capacité à prendre soin de soi.

Réinvestir le repos et la vie personnelle

Le repos peut être vécu comme inutile, inconfortable ou culpabilisant.

L’accompagnement aide à retrouver progressivement des activités permettant :

  • la récupération ;
  • le plaisir ;
  • le lien social ;
  • la curiosité ;
  • la détente ;
  • le sentiment d’exister en dehors de son rôle professionnel.

Prévenir les reprises

Une échéance importante, une promotion, un changement de poste ou une période d’incertitude peuvent réactiver les anciennes habitudes.

Une reprise ponctuelle du travail excessif ne signifie pas que tous les progrès sont perdus.

Elle peut être analysée afin d’identifier les situations de fragilité et de renforcer les stratégies de prévention.

Cinq situations fréquemment travaillées en consultation

1. Ne pas parvenir à s’arrêter le soir

La personne prévoit de terminer sa journée à une heure précise, mais consulte encore ses messages ou poursuit une tâche tard dans la soirée.

Elle pense :

« Je serai plus tranquille lorsque ce sera terminé. »

Pourtant, une tâche en entraîne une autre et le moment de s’arrêter est constamment repoussé.

En consultation, le travail aide à comprendre ce qui rend l’interruption si difficile et à construire une transition plus claire entre le travail et la soirée.

L’objectif est de pouvoir terminer une journée sans attendre que tout soit achevé.

2. Se sentir coupable pendant les congés

La personne prend des vacances, mais continue à vérifier ses messages et à penser aux dossiers en cours.

Elle éprouve une forte culpabilité lorsqu’elle ne fait rien de productif et craint que son absence soit mal perçue.

Le travail thérapeutique aide à comprendre les croyances associées au repos et au besoin de rester indispensable.

L’objectif est de pouvoir récupérer sans vivre chaque moment de pause comme une faute professionnelle.

3. Ne pas réussir à déléguer

La personne garde un grand nombre de tâches parce qu’elle pense que les autres ne les réaliseront pas correctement.

Sa charge augmente, mais elle continue à tout contrôler et à reprendre le travail de ses collaborateurs.

En consultation, il est possible d’explorer la peur de l’erreur, le besoin de contrôle et les conséquences de ce fonctionnement.

L’objectif est de retrouver une délégation progressive, compatible avec la qualité attendue et le rôle de chacun.

4. Travailler pour éviter les difficultés personnelles

Après un conflit, une séparation ou pendant une période de solitude, la personne se plonge dans son activité professionnelle.

Le travail lui permet de ne plus penser à ce qu’elle ressent et lui redonne une impression d’utilité.

À court terme, cette stratégie soulage. À long terme, elle peut empêcher de résoudre les difficultés personnelles et augmenter l’éloignement des proches.

Le travail thérapeutique aide à reconnaître ce que l’activité professionnelle vient éviter et à développer d’autres manières de faire face aux émotions.

5. Reprendre un rythme excessif après une période de progrès

Après plusieurs semaines d’équilibre, une échéance ou une nouvelle responsabilité conduit la personne à travailler de nouveau sans limites.

Elle peut alors penser :

« J’ai tout gâché. Je ne changerai jamais. »

En consultation, cette reprise est analysée sans jugement.

L’objectif est de comprendre les facteurs qui l’ont favorisée, d’ajuster les limites et de consolider les progrès déjà réalisés.

 

Pourquoi consulter ?

Une consultation peut permettre de :

  • mieux comprendre le besoin de travailler constamment ;
  • retrouver une meilleure maîtrise de son temps ;
  • diminuer la culpabilité associée au repos ;
  • assouplir le perfectionnisme ;
  • apprendre à poser des limites ;
  • améliorer le sommeil et la récupération ;
  • être davantage disponible pour ses proches ;
  • retrouver des activités personnelles satisfaisantes ;
  • reconstruire une estime de soi moins dépendante des résultats ;
  • prévenir l’épuisement et les reprises de travail excessif.

L’accompagnement est personnalisé. Il tient compte du métier, du niveau de responsabilité, de l’organisation professionnelle et des difficultés éventuellement associées.

Quand demander de l’aide ?

Il peut être utile de consulter lorsque le travail devient difficile à interrompre ou entraîne une souffrance, des problèmes de santé, des conflits ou une dégradation de la qualité de vie.

Une évaluation plus globale est particulièrement importante lorsque cette situation s’accompagne :

  • d’un épuisement important ;
  • d’une anxiété ;
  • d’une dépression ;
  • de troubles du sommeil ;
  • d’une consommation excessive d’alcool, de médicaments ou d’autres substances ;
  • de douleurs persistantes ;
  • d’un isolement ;
  • d’idées suicidaires.

Certaines difficultés peuvent également être liées à l’organisation du travail, à une surcharge réelle, au harcèlement, à un manque de moyens ou à une faible autonomie.

L’accompagnement psychologique ne doit donc pas conduire à faire porter toute la responsabilité du problème sur la personne.

Retrouver une relation plus libre au travail

Le travail peut rester une source d’intérêt, de compétence, de sens et de satisfaction.

L’objectif de l’accompagnement n’est pas de devenir moins impliqué, mais de pouvoir choisir son investissement sans sacrifier sa santé, ses relations et l’ensemble de sa vie.

Une consultation offre un espace confidentiel et sans jugement pour comprendre ce fonctionnement et retrouver progressivement un équilibre plus durable.