Les troubles du sommeil

Publié le 22 octobre 2026 à 10:58

Troubles du sommeil : pourquoi dort-on mal et comment retrouver un sommeil de qualité ?

Insomnie, apnée du sommeil, hypersomnie, réveils nocturnes, cauchemars, jambes sans repos, dérèglement du rythme veille-sommeil… Comprendre les différents troubles du sommeil, leurs conséquences et les prises en charge reconnues par la recherche scientifique.

Cabinet Flora Mentis – Florence CHÂTENET
Psychopraticienne TCC et praticienne EMDR/IMO – Oyonnax et téléconsultation

« Je dors, mais je me réveille épuisé(e). Pourquoi ? »

Dormir plusieurs heures ne signifie pas nécessairement bénéficier d'un sommeil de qualité.

Certaines personnes peinent à s'endormir. D'autres se réveillent continuellement, connaissent des cauchemars récurrents ou ressentent une somnolence importante pendant la journée.

D'autres encore ont l'impression d'avoir dormi suffisamment, mais ne récupèrent pas.

Ces différentes situations peuvent correspondre à des mécanismes très différents.

Les troubles du sommeil ne relèvent pas tous de l'insomnie et ne nécessitent pas tous les mêmes interventions.

Comprendre la nature des difficultés constitue donc une première étape essentielle pour identifier la prise en charge adaptée.

1. Pourquoi le sommeil est-il essentiel à notre équilibre ?

Le sommeil participe à de nombreuses fonctions biologiques et psychologiques.

Il intervient notamment dans :

  • La consolidation de certaines formes de mémoire et des apprentissages.

  • La régulation émotionnelle.

  • Le fonctionnement de l'attention et de la concentration.

  • La régulation du métabolisme.

  • Le fonctionnement du système immunitaire.

  • La récupération physique et cognitive.

Le sommeil est organisé en cycles comprenant plusieurs stades.

Le sommeil lent léger

Il correspond aux premières étapes du sommeil et représente une part importante de la nuit.

Le sommeil lent profond

Il est particulièrement impliqué dans certains processus de récupération physiologique et de consolidation de la mémoire.

Le sommeil paradoxal

Il se caractérise notamment par une activité cérébrale particulière et une forte présence des rêves élaborés. Il participe à plusieurs processus de mémoire et de régulation émotionnelle.

Ces stades se succèdent au cours de la nuit selon une organisation complexe.

Un sommeil régulièrement interrompu, insuffisant ou désynchronisé peut donc avoir des conséquences sur le fonctionnement quotidien.

Cependant, la qualité du sommeil ne se résume pas à la quantité de sommeil profond affichée par une montre connectée. Les mesures des appareils grand public restent imparfaites et doivent être interprétées avec prudence.

2. Les six grandes catégories de troubles du sommeil

La classification internationale des troubles du sommeil, ICSD-3-TR, publiée par l'American Academy of Sleep Medicine en 2023, distingue six grandes familles.

1. Les troubles de l'insomnie

Ils se manifestent notamment par une difficulté à s'endormir, à maintenir le sommeil ou par des réveils trop précoces.

Ils s'accompagnent de répercussions sur la journée.

2. Les troubles respiratoires liés au sommeil

Ils comprennent notamment le syndrome d'apnées obstructives du sommeil, caractérisé par des épisodes répétés d'obstruction partielle ou complète des voies respiratoires pendant le sommeil.

3. Les troubles centraux de l'hypersomnolence

Ils regroupent notamment la narcolepsie et l'hypersomnie idiopathique, maladies pouvant provoquer un besoin de sommeil excessif ou des épisodes de somnolence difficilement contrôlables.

4. Les troubles du rythme circadien veille-sommeil

Ils correspondent à une désynchronisation entre l'horloge biologique et les horaires de sommeil attendus ou souhaités.

5. Les parasomnies

Elles comprennent des événements ou comportements inhabituels au cours du sommeil : somnambulisme, terreurs nocturnes, cauchemars récurrents ou comportements anormaux pendant certains rêves.

6. Les troubles moteurs liés au sommeil

Ils comprennent notamment le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des membres pendant le sommeil.

Cette classification rappelle un élément essentiel : toutes les difficultés de sommeil ne se traitent pas de la même manière.

3. L'insomnie : lorsque le sommeil devient difficile à trouver ou à maintenir

L'insomnie est probablement l'un des troubles du sommeil les plus connus.

Elle peut se manifester par :

  • Des difficultés d'endormissement.

  • Des réveils nocturnes prolongés.

  • Un réveil trop matinal.

  • Une inquiétude croissante concernant la nuit.

  • Une fatigue ou une irritabilité durant la journée.

Dans certaines situations, un événement stressant déclenche les premières difficultés.

La personne cherche ensuite à récupérer son sommeil en se couchant plus tôt, en restant longtemps au lit ou en surveillant constamment son endormissement.

Ces comportements peuvent parfois renforcer l'association entre le lit, l'éveil et l'inquiétude.

Quelle prise en charge ?

La thérapie cognitive et comportementale de l'insomnie, ou TCC-I, est recommandée comme traitement de première intention de l'insomnie chronique chez l'adulte.

Elle intervient sur les pensées, les habitudes et les comportements qui entretiennent les difficultés.

Pour approfondir : consulter notre article « Insomnie : quand le sommeil devient une source d'angoisse », consacré au cercle vicieux de l'insomnie et aux données scientifiques sur la TCC-I.

4. L'apnée du sommeil : lorsque la respiration perturbe les nuits

Certaines personnes dorment plusieurs heures, mais se réveillent épuisées.

Leur sommeil peut être fragmenté par des épisodes répétés de réduction ou d'interruption de la respiration.

Le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil peut se manifester par :

  • Des ronflements fréquents, parfois importants.

  • Des pauses respiratoires observées par l'entourage.

  • Des réveils avec sensation d'étouffement.

  • Une somnolence pendant la journée.

  • Des maux de tête au réveil.

  • Des difficultés d'attention ou de concentration.

L'apnée du sommeil peut être associée à des complications cardiovasculaires et métaboliques.

Comment la diagnostiquer ?

Le diagnostic repose sur une évaluation médicale et, lorsque cela est indiqué, sur des examens d'enregistrement du sommeil, tels qu'une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie.

Quels traitements ?

Selon la sévérité et la situation individuelle, la prise en charge peut comprendre une pression positive continue (PPC), une orthèse d'avancée mandibulaire, des interventions sur certains facteurs favorisants et d'autres traitements spécialisés.

Les TCC ne traitent pas l'obstruction respiratoire elle-même.

Elles peuvent toutefois intervenir en complément, notamment lorsqu'une insomnie ou une anxiété associée complique le sommeil ou l'adaptation à un traitement médical.

5. L'hypersomnie : quand dormir davantage ne suffit pas

Certaines personnes ressentent une envie de dormir excessive, même lorsqu'elles passent suffisamment de temps au lit.

Il convient de distinguer la fatigue, qui correspond à une sensation d'épuisement, de la somnolence, qui traduit une tendance à s'endormir.

La somnolence excessive peut notamment être liée :

  • À une dette chronique de sommeil.

  • À des médicaments ou à certaines substances.

  • À une apnée du sommeil.

  • À certaines maladies.

  • À un trouble central de l'hypersomnolence.

La narcolepsie

Cette maladie neurologique peut entraîner des endormissements irrépressibles durant la journée.

Certaines personnes présentent également des épisodes de cataplexie, c'est-à-dire une perte brutale de tonus musculaire déclenchée par une émotion, ainsi que des paralysies du sommeil ou des hallucinations à la transition entre veille et sommeil.

L'hypersomnie idiopathique

Elle se caractérise par une somnolence importante et parfois par une durée de sommeil prolongée, avec de grandes difficultés à émerger au réveil.

Ces manifestations nécessitent une évaluation spécialisée.

Les TCC peuvent aider à faire face à certaines conséquences psychologiques ou comportementales, mais elles ne remplacent pas les traitements médicaux de ces maladies neurologiques.

6. Les troubles du rythme circadien : lorsque l'horloge biologique se décale

Le sommeil dépend notamment d'une horloge biologique interne qui participe à la régulation de l'alternance veille-sommeil.

Cette horloge est influencée par différents signaux, particulièrement l'exposition à la lumière.

Chez certaines personnes, les horaires spontanés de sommeil sont décalés par rapport aux obligations scolaires, professionnelles ou familiales.

Le retard de phase du sommeil

Une personne peut ne ressentir la somnolence que très tard dans la nuit et rencontrer de grandes difficultés à se lever tôt.

Cela ne signifie pas nécessairement qu'elle manque de volonté.

Ce fonctionnement peut correspondre à un véritable décalage du rythme circadien.

Le travail de nuit et les horaires alternants

Ils peuvent également perturber la synchronisation entre les rythmes biologiques et les périodes de repos.

Comment intervenir ?

La prise en charge repose sur l'identification du rythme individuel et peut comprendre, selon le diagnostic :

  • Une réorganisation progressive des horaires.

  • Une exposition lumineuse à des moments précis.

  • Une adaptation des habitudes de sommeil.

  • Dans certaines situations, un traitement médical spécifique.

La luminothérapie ne s'utilise pas indifféremment à toutes les heures : son moment d'administration influence le sens du décalage de l'horloge biologique.

Les interventions doivent donc être adaptées au trouble identifié.

7. Les parasomnies : cauchemars, somnambulisme et terreurs nocturnes

Les parasomnies correspondent à des comportements, perceptions ou expériences inhabituels qui surviennent pendant le sommeil ou aux transitions entre veille et sommeil.

Le somnambulisme

Il survient généralement pendant le sommeil lent profond.

La personne peut se lever ou réaliser certains comportements sans être pleinement consciente de son environnement.

Les terreurs nocturnes

Elles peuvent s'accompagner de cris, d'une agitation importante et de manifestations physiologiques de peur.

Elles sont différentes des cauchemars et sont souvent suivies d'un souvenir très limité de l'épisode.

Les cauchemars récurrents

Ils correspondent à des rêves perturbants, généralement associés à des émotions négatives intenses, qui peuvent provoquer un réveil.

Lorsqu'ils deviennent fréquents, ils peuvent entraîner une appréhension du sommeil et altérer le fonctionnement quotidien.

Le trouble comportemental en sommeil paradoxal

Il peut entraîner des mouvements parfois violents pendant les rêves et nécessite une évaluation médicale spécialisée, notamment en raison des risques de blessure et de certaines associations neurologiques.

Quelle place pour les TCC ?

Dans le cas des cauchemars récurrents, des interventions psychothérapeutiques spécifiques peuvent être proposées.

L'une d'elles est la répétition d'imagerie mentale, appelée Imagery Rehearsal Therapy (IRT).

Elle consiste notamment à imaginer et répéter une nouvelle version d'un cauchemar afin de modifier progressivement son impact.

Cette méthode a fait l'objet de travaux scientifiques, notamment dans les cauchemars récurrents et ceux associés à un traumatisme.

Les autres parasomnies peuvent nécessiter des interventions différentes, centrées notamment sur la sécurité, les facteurs déclenchants ou une prise en charge médicale.

8. Le syndrome des jambes sans repos : quand le corps empêche de dormir

Le syndrome des jambes sans repos se manifeste par un besoin difficile à contrôler de bouger les jambes.

Les sensations peuvent être décrites comme des picotements, tiraillements, impatiences ou sensations désagréables.

Elles surviennent ou s'aggravent généralement au repos, surtout le soir ou la nuit, et sont temporairement soulagées par le mouvement.

Ces manifestations peuvent retarder l'endormissement et fragmenter le sommeil.

Le syndrome peut être associé à une insuffisance des réserves en fer, à certains médicaments ou à d'autres situations médicales.

Quelle prise en charge ?

Une évaluation médicale permet d'examiner les facteurs associés et de déterminer les traitements appropriés.

Les recommandations américaines de 2025 ont notamment renforcé l'attention portée au bilan martial et à certaines options médicamenteuses, tout en soulignant les problèmes d'aggravation progressive des symptômes pouvant survenir avec les traitements dopaminergiques.

Les TCC peuvent éventuellement contribuer à la gestion des conséquences anxieuses ou de l'insomnie associée, mais elles ne constituent pas le traitement spécifique de référence du syndrome des jambes sans repos.

9. Pourquoi le stress, l'anxiété et les émotions perturbent-ils le sommeil ?

Les émotions et le sommeil entretiennent des relations réciproques.

Une période de stress intense peut augmenter les ruminations au coucher, favoriser les réveils nocturnes et rendre plus difficile le retour au sommeil.

Inversement, un sommeil insuffisant peut amplifier la réactivité émotionnelle et les difficultés de concentration.

Le rôle des pensées automatiques

Certaines pensées peuvent entretenir l'activation mentale :

« Je dois absolument récupérer cette nuit. »

« Si je dors mal, je ne pourrai pas travailler demain. »

« Mon sommeil est définitivement déréglé. »

Ces pensées peuvent être compréhensibles au regard de la fatigue ressentie, mais lorsqu'elles sont interprétées comme des certitudes catastrophiques, elles risquent d'augmenter la tension.

Le rôle des comportements

La personne peut progressivement développer certains comportements :

  • Surveiller les heures de sommeil.

  • Vérifier plusieurs fois son application de sommeil.

  • Modifier constamment ses horaires.

  • Éviter certaines activités par crainte de la fatigue.

  • Passer beaucoup plus de temps au lit.

Dans certaines formes d'insomnie, ces comportements peuvent renforcer les difficultés.

En TCC, le travail consiste à comprendre les mécanismes individuels, identifier les facteurs d'entretien et mettre en place des changements adaptés.

Cependant, tous les troubles du sommeil ne sont pas causés par le stress ou par l'anxiété.

Il est important de ne pas attribuer trop rapidement à une difficulté psychologique un problème qui pourrait relever d'une maladie respiratoire, neurologique ou d'un trouble circadien.

10. Quand faut-il consulter un médecin pour ses troubles du sommeil ?

Une évaluation médicale est particulièrement importante lorsque :

  • Les troubles persistent et perturbent la vie quotidienne.

  • Des pauses respiratoires nocturnes sont observées.

  • Une somnolence importante provoque des endormissements involontaires.

  • La personne risque de s'endormir en conduisant.

  • Des comportements nocturnes présentent un risque de blessure.

  • Des douleurs ou sensations inhabituelles perturbent régulièrement le sommeil.

  • Les troubles apparaissent après l'introduction ou la modification d'un traitement.

  • Une maladie neurologique, respiratoire ou psychiatrique est suspectée.

Un agenda du sommeil peut aider à préparer cette consultation.

Selon les manifestations, le médecin peut demander un bilan complémentaire ou orienter vers un spécialiste du sommeil.

En cas de somnolence incontrôlable, il est important de ne pas conduire ou effectuer d'activité dangereuse tant que la situation n'a pas été évaluée.

11. Qu'apportent les TCC à la prise en charge des troubles du sommeil ?

Les TCC constituent une approche thérapeutique structurée qui étudie les relations entre les pensées, les émotions, les comportements et leurs conséquences.

Leur place varie selon le trouble concerné.

Une efficacité établie pour l'insomnie chronique

La TCC-I est recommandée en première intention, notamment par les recommandations européennes de 2023 et nord-américaines de 2021.

Elle agit directement sur les mécanismes qui entretiennent l'insomnie.

Un rôle spécifique dans les cauchemars

Certaines interventions comportementales et cognitives, comme la répétition d'imagerie mentale, peuvent être utiles dans les troubles de cauchemars.

Un accompagnement complémentaire pour d'autres troubles

La prise en charge TCC peut aider à travailler sur :

  • L'anxiété liée au sommeil.

  • Les pensées catastrophiques associées aux difficultés nocturnes.

  • Les comportements d'évitement.

  • L'adaptation à une maladie chronique du sommeil.

  • L'adhésion à certaines stratégies thérapeutiques.

  • La gestion du retentissement émotionnel et quotidien.

Dans les troubles respiratoires, neurologiques ou moteurs du sommeil, ces interventions restent complémentaires des soins médicaux spécifiques.

12. Que disent les études et recommandations scientifiques ?

France : Inserm et Assurance Maladie

L'Inserm rappelle que le sommeil repose sur des mécanismes biologiques complexes et que les troubles du sommeil ont des origines variées.

Son dossier sur les hypersomnies et la narcolepsie, actualisé en 2024, souligne notamment l'importance de distinguer les troubles neurologiques de l'hypersomnolence des simples conséquences d'un manque de sommeil.

L'Assurance Maladie présente également les différentes catégories de troubles, leurs manifestations et les situations nécessitant une consultation médicale.

Europe : recommandations scientifiques de 2023

Les recommandations européennes sur l'insomnie chronique, publiées par Riemann et collaborateurs en 2023 dans le Journal of Sleep Research, recommandent la TCC-I en première intention.

Elles soulignent également l'importance d'une évaluation différentielle lorsque d'autres troubles du sommeil sont suspectés.

Une polysomnographie peut notamment être indiquée lorsqu'un trouble respiratoire ou moteur du sommeil est suspecté, ou dans certaines insomnies résistantes au traitement.

Amérique du Nord : classification internationale ICSD-3-TR

La classification ICSD-3-TR de l'American Academy of Sleep Medicine (2023) distingue six grandes catégories de troubles du sommeil.

Elle constitue une référence spécialisée internationale pour leur identification et leur différenciation.

Amérique du Nord : recommandations AASM de 2025

Les recommandations de Winkelman et collaborateurs, publiées en 2025 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, concernent le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des membres.

Elles montrent l'importance d'identifier précisément la nature d'un trouble du sommeil avant de proposer un traitement, car les approches recommandées diffèrent fortement de celles de l'insomnie.

Une recherche qui encourage une prise en charge individualisée

L'ensemble de ces travaux converge vers une conclusion : les troubles du sommeil sont multiples, et leur traitement dépend de leurs mécanismes.

Il n'existe donc pas de méthode unique permettant de traiter toutes les difficultés nocturnes.

La prise en charge la plus pertinente repose sur une évaluation adaptée et sur la complémentarité éventuelle des interventions médicales, comportementales et psychothérapeutiques.

13. Peut-on travailler sur les difficultés de sommeil en téléconsultation ?

Certaines difficultés de sommeil peuvent bénéficier d'un accompagnement TCC à distance.

Cela concerne particulièrement le travail sur les mécanismes d'entretien de l'insomnie, les pensées anxieuses, les habitudes et les exercices comportementaux.

Les consultations en visio peuvent permettre l'utilisation d'un agenda du sommeil, l'identification des pensées automatiques et le suivi d'exercices entre les séances.

Toutefois, certains troubles nécessitent des examens médicaux ou une prise en charge spécialisée qui ne peuvent pas être remplacés par la téléconsultation TCC.

Le choix du format dépend donc de la situation clinique et des besoins de la personne.

14. Comment se déroule un accompagnement au Cabinet Flora Mentis ?

Au Cabinet Flora Mentis, l'accompagnement orienté TCC peut commencer par une exploration du fonctionnement du sommeil et de ses répercussions sur le quotidien.

Différents éléments peuvent être examinés :

  • Les horaires et les habitudes de sommeil.

  • L'histoire des difficultés.

  • Les pensées et les émotions associées au coucher.

  • Les comportements susceptibles d'entretenir les troubles.

  • Les événements de vie et les facteurs de stress.

  • Les éventuelles évaluations médicales déjà réalisées.

Selon la nature des difficultés, le travail peut intégrer des exercices cognitifs et comportementaux, des supports psychoéducatifs et des outils d'observation entre les séances.

Lorsqu'un trouble médical du sommeil est suspecté, une évaluation auprès d'un médecin ou d'un spécialiste du sommeil est nécessaire.

L'objectif est de proposer un accompagnement cohérent avec la nature réelle des difficultés, sans réduire l'ensemble des troubles du sommeil à un problème d'anxiété.

Cabinet Flora Mentis – Florence CHÂTENET

Psychopraticienne TCC et praticienne EMDR/IMO

Consultations en présentiel à Oyonnax, dans l'Ain – Haut-Bugey.

Consultations en visioconférence en France et pour les francophones à l'étranger, lorsque la situation clinique et la réglementation du pays de résidence permettent ce format.

Prendre rendez-vous : 07 71 75 09 04

https://www.cabinet-flora-mentis.com

Références scientifiques françaises, européennes et nord-américaines

A. Sources françaises

1. Inserm (2024) – Sommeil et santé

Dossier scientifique sur les mécanismes du sommeil, son organisation et son rôle dans la santé.

https://www.inserm.fr/dossier/sommeil/

2. Inserm (actualisation 2024) – Hypersomnies et narcolepsie

Présentation des troubles centraux de l'hypersomnolence, de leurs symptômes et de leurs mécanismes neurologiques.

https://www.inserm.fr/dossier/hypersomnies-et-narcolepsie/

3. Assurance Maladie – Insomnie de l'adulte et troubles du sommeil

Présentation des différents troubles du sommeil, facteurs favorisants et conséquences.

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/insomnie-adulte/definition-facteurs-favorisants

4. Assurance Maladie (2026) – Traitement des apnées du sommeil

Présentation des prises en charge médicales, notamment la pression positive continue et les orthèses d'avancée mandibulaire.

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/apnee-du-sommeil/traitement-apnee-sommeil

5. Assurance Maladie (2026) – Syndrome des jambes sans repos

Informations sur l'évaluation diagnostique et les traitements.

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/syndrome-jambes-sans-repos-impatiences/diagnostic-traitement

B. Recommandations et publications européennes

6. Riemann D. et collaborateurs (2023)

The European Insomnia Guideline: An update on the diagnosis and treatment of insomnia 2023.

Journal of Sleep Research, 32(6), e14035.

Recommandations européennes sur le diagnostic, la prise en charge de l'insomnie et la place de la TCC-I.

https://doi.org/10.1111/jsr.14035

7. Garcia-Borreguero D. et collaborateurs (2012)

European guidelines on management of restless legs syndrome.

European Journal of Neurology.

Anciennes recommandations européennes sur les traitements du syndrome des jambes sans repos. À interpréter à la lumière des recommandations plus récentes de 2025, certaines recommandations médicamenteuses ayant évolué.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22937989/

C. Références nord-américaines

8. American Academy of Sleep Medicine (2023)

International Classification of Sleep Disorders – Third Edition, Text Revision (ICSD-3-TR).

Classification internationale présentant les six grandes catégories de troubles du sommeil.

https://learn.aasm.org/Listing/ICSD-3-TR-eBook-4415

9. Edinger J. D. et collaborateurs (2021)

Behavioral and psychological treatments for chronic insomnia disorder in adults: an American Academy of Sleep Medicine clinical practice guideline.

Journal of Clinical Sleep Medicine, 17(2), 255–262.

Recommandations sur les traitements cognitifs et comportementaux de l'insomnie chronique.

https://doi.org/10.5664/jcsm.8986

10. Winkelman J. W. et collaborateurs (2025)

Treatment of restless legs syndrome and periodic limb movement disorder: an American Academy of Sleep Medicine clinical practice guideline.

Journal of Clinical Sleep Medicine, 21(1), 137–152.

Recommandations récentes sur les traitements du syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des membres.

https://doi.org/10.5664/jcsm.11390

 

Cet article a une vocation pédagogique. Il ne remplace pas une consultation médicale, un diagnostic ou une prise en charge spécialisée. Les troubles du sommeil peuvent avoir des origines respiratoires, neurologiques, médicales ou psychologiques et nécessitent des interventions différentes selon leur nature.

Cabinet Flora Mentis – Florence CHÂTENET · Octobre 2026.

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